Around Your World

02 janvier 2014

Lisbonne, Février 2013

/////Post en cours de relecture, photos à venir//////

 

Vendredi 15/02/2013

14h Métro ligne 3 à Anatole France, changement à Réamur Sébastopol pour la ligne 4. On sort à Denfert Rochereau pour prendre l’Orly bus. A 15h30, on arrive devant le comptoir Aigle Azur. Olya ne sait toujours pas où je l’emmène en WE ! On passe la douane, et c’est devant un thé vert – chausson aux pommes en attendant l’embarquement qu’elle apprend qu’on va week-ender à Lisbonne. Compter 2h05 de vol et 1h en moins de décalage horaire. L’aéroport de Lisbonne est presque au centre ville, ce qui est pratique car on y est en 20min. On achète directement (et je le conseille TRES vivement) une carte Viva Viagem à 50cts et un 24h pass à 6€. On prend la ligne rouge (les lignes sont des couleurs ici) puis la jaune et on sort à la station Marques de Pombal. L’hôtel Tiara Park 5* est à 3 minutes à pied (ça paraissait plus proche du métro sur google map…) J’ai choisi cet hôtel pour sa proximité au centre et les bons commentaires d’autres voyageurs. Le fait est qu’en réalité, j’aurai du prendre un hôtel plus au centre, dans le Chiado ou le Bairro Alto. La chambre est nickel, pour tout vous dire c’est la 1re fois en 5 ans que je n’ai pas besoin de demander un upgrade. C’est propre et confortable.

On sort diner, j’ai envie de voir un fado et les guides en conseillent un pas loin de l’hôtel, Tosca do Chico, rua de Diarios de Noticias. On s’y rend à pied, on trouve même un funiculaire fort heureusement inclus dans notre pass viva viagem, car sinon il aurait fallu débourser 3,60€ pour même pas 2 minutes de trajet (WTF !!!!)

Source: Externe

 

On descend donc cette rue pleine de restos mais sans s’arrêter, et finalement on va jusqu’au Noobai café chaudement recommandé à peu près partout. Je prendrai une morue (quoi ? on est au Portugal !) et Olya une salade cheese mushroom sur les conseils du serveur très gay friendly. Le Noobai c’est sympa mais sa réputation est largement exagérée. La vue est très moyenne (des toits sans charme) et la nourriture quelconque. Ce n’est certainement pas un mauvais plan, mais ça ne mérite pas un détour. On revient donc vers la rua de Diarios de Noticias qui doit être le coeur du Bairro Alto. Il y a encore très peu de monde à cette heure ci.

 

Tout à coup, en passant devant un club de Jazz, je vois un mec à l’intérieur en train de fumer un bon gros cigare! What ??! J’hallucaïne ??!! On rentre, et plein de gars sont en train de fumer des cigares ! Ni une ni deux, on s’installe et je sors un Trinidad Coloniales que j’accompagnerai d’un Daiquiri. Un régal ce cigare. Pour moi Trinidad est le top du top. Je ne savais pas que le Portugal n’avait pas suivi la mode européenne anti tabac. On va ensuite écouter un groupe live dans un bar à côté. Olya veut essayer les shoots. Le barman lui prépare un truc à base de fraise et d’absinthe, et moi je prends une kalachnikov( !) Incapable de vous dire ce qu’il y avait dedans, mais ça arrache !

 

Samedi 16/02/13

On prend le métro jusqu’à la station Chiado et on déjeune juste à la sortie dans un café local. 3 pâtisseries, un jus d’orange, un thé, 2 cafés pour 9€50.

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On marche ensuite vers la Praça do Comercio puis on suit à pied le parcours du Tram 28. On s’élève dans l’Alfama. Les points de vue s’enchainent. Les trams, les églises, les miradouros, je fais chauffer le 5DmkII pour sa première sortie. On tombe sur une brocante au Campo de Santa Clara. Il y a de tout à vendre ! On assiste au tournage d’une émission de télé culinaire (of course on a gouté !)

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On continue la découverte de l’Alfama. Du linge pend à toutes les fenêtres, c’est assez populaire. L’heure du déjeuner approchant, on se rapproche de la Praça Largo de Graça. L’église offre un très joli miradouro sur toute la ville. Notre choix pour déjeuner se porte sur le Churasco da Graça. Ca ressemble un peu à une cantine mais c’est succulent. La sole à 10€, les travers de porc juteux grillés comme il faut, c’est sans conteste un super bon plan. On redescend en suivant toujours le Tram 28. On zappera la visite du Castel Sao Jorge qui est fermé pour cause de grève. A la place on ira se poser sur une immense terrasse de la Porta del Sol pour boire un verre, puis on mangera quelques pasteis de nata dans un café un peu plus bas rua da conceiçao. Les pasteis de nata sont le dessert national, et on comprend aisément pourquoi, c’est délicieux !

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On rentre prendre un bain et se reposer un peu, puis on dinera à la Cantina dos Gaveas dans le Bairro Alto. Toute la jeunesse de la ville est là. A 34 ans, je m’y sens d’ailleurs déjà un peu trop vieux…

 

Dimanche 17/02/13

Une forte pluie s’abat sur Lisbonne en ce dimanche matin. On traine un peu et on décide d’aller petit déjeuner au même café qu’hier. Manque de bol il est fermé, et d’ailleurs presque tout semble fermé. On se repli donc vers A Brasilera, une institution ici. On grimpe dans un tram 28 en direction du Jardin Botanicos. La pluie semble indécise, alternant averses et accalmies. On fait donc le tour du jardin puis on redescend à pied vers le centre ville. On saute à nouveau dans un tram pour aller à l’opposé (Martin Moniz)

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On se promène dans Baixa, Praça do Figuera, Praça Don Pedro 4… Tous les restos sont fermés, seuls les vendeurs de shit travaillent. C’est fou, on n’arrête pas de vous proposer du shit à chaque coin de rue... « mais que fait la Police ? »

On s’arrête finalement vers la Rua Cais de Santarem près de l’estuaire dans une cantine locale. On longe ensuite le Tage, puis on se dirige vers le Bairro Alto. On goute à la liqueur de cerise, la Gingherina, qui n’est pas mauvaise, loin de là. On descend ensuite à pied la rua Alecrin pour la remonter en bus. On s’arrêtera boire un Porto et fumer un Montecristo N°2 dans un bar à vin rua Diario de Noticias.

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Quelques mètres plus loin, à Tosca de Chico, nous avons la chance de tomber sur un fado (on commençait à désespérer). On trouve une place au fond de ce petit bar et on profite du spectacle. Le chant vaut le coup, c’est vraiment un truc à faire. 2 musiciens et un chanteur qui entame une douce complainte…

 

Lundi 18/02/13

Lundi, dernier jour, on retourne petit déjeuner à notre cantine favorite à la sortie du métro Chiado, le serveur très sympa nous reconnait et s’excuse de ne pas nous avoir prévenus qu’ils sont fermés le dimanche. On fait un peu de shopping vers l Praça Luis de Camoes puis on va attraper le Tram 15 pour Belem à Cais Sodre.  On arrive pratiquement au pied du magasin de Pasteis de Belem, quel bonheur ! C’est ici que sont fabriqués les meilleurs Pasteis du monde ! Et je confirme, ils sont fantastiques ! La crème est plus crémeuse, le feuilleté plus feuilleté, bref, ce sont les meilleurs qu’on ai jamais mangé!

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Le Mosteiro dos Jeronimos est hélas fermé donc on se contente de l’admirer de l’extérieur. On traverse les jardins vers l’estuaire, un souterrain permet de traverser la voir ferrée.  A ce stage se pose une question essentielle : marcher jusqu’à la Torre de Belem, assez loin, ou rentrer et se faire un resto avant d’aller à l’aéroport.

La culture culinaire l’emportera sur la culture architecturale (…) On passe donc récupérer nos achats et on se trouve un petit resto au calme, une dernière Gingherina, puis c’est le chemin du retour.

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Vous pouvez visiter mon site consacré à la photo ici : http://www.christophefaugere.com

et mon Flickr ici http://www.flickr.com/photos/christophefaugere  (mise à jour quotidienne)

 

L'album Lisbonne se trouve là : http://www.flickr.com/photos/christophefaugere/sets/72157634303870377/

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29 août 2012

Crête, Mai 2012

Crête

Samedi 28 avril 2012, 18h50 RER B, station Saint-Denis Stade de France.

Des Petits Quevillois sortent du RER pour aller supporter leur équipe qui affronte Lyon dans un peu plus d’une heure au Stade de France. Il pleut depuis 1 mois, et il fait froid. L’hiver, qui s’en était allé en mars, est revenu en force en avril.  Nous, nous restons assis car nous avons rendez-vous plus loin, au comptoir d’Aegean, au terminal 1 de Roissy Charles de Gaulle. L’enregistrement se fait rapidement et sans soucis. Le jeune opérateur nous tend nos billets : 1A et 1B. Au moins on ne mettra pas longtemps pour sortir de l’avion! Le duty free est vraiment pourri, 8 euros les Montecristo n°4, quel intérêt? De toute façon, j’ai déjà acheté mes cigares cette aprem dans Paris, je ne voulais pas tomber sur des boutiques fermées comme ce fut le cas pour notre dernier voyage au Sri Lanka! Nous embarquons à l’heure porte 71. Le taxi way semble interminable, et la pluie continue. Dans 10 minutes nous serons au dessus des nuages.

Le vol est rapide, environ 3 heures. Aegean nous propose 3 collations en plus du diner (pates sauce tomate, peut mieux faire !) A l’arrivée, à 1h du mat, les bagages tombent rapidement, et nous sortons de l’aéroport et trouvons de suite notre agent de voyage, une quinqua l’air pas futfut mais aimable et qui répond aux questions. Elle nous dit d’aller récupérer notre voiture chez Budget et nous souhaite un agréable séjour. Ca doit être chiant son job, tous les dimanche à 1h00 du mat, attendre un troupeau de touristes et leur dire « Vous pouvez récupérer votre véhicule au comptoir de Budget, passez un agréable séjour »…

Budget en profite pour nous facturer 25 euros pour les avoir fait bosser de nuit, ya pas de petits profits... Bref, nous voila en possession de notre Hyundai Atos, seuls, fatigués, sur les routes crétoises, en pleine nuit.

 La route est bonne d’Héraklion jusqu’à Rethymnon.  Vu les virages et les lumières en hauteur, le relief est escarpé. La vue de jour doit être pas mal. On fera des photos au retour... Nous arrivons à Rethymnon à une heure avancée de la nuit. Et trouver un hôtel en pleine nuit sans avoir de GPS n’est pas évident, d’autant plus qu’ils adorent les sens uniques ici! Comment faisaient nos ancêtres sans GPS ? Les femmes savaient-elles lire des cartes à l’époque ? Mystère…

Après avoir fait le tour de la ville, un taxi en sens inverse me fait des appels de phare…  Il se pourrait que j’ai pris un sens unique à l’envers… Ouais, marre-toi lecteur ! De nuit, sans signalisation, j’aurai aimé t’y voir !

Finalement, un policier nous indiquera que nous sommes seulement à quelques centaines de mètres de notre destination, et l‘hôtel Minos se dévoile enfin. Nous trouvons une place sur son minuscule parking. Le réceptionniste très sympa nous souhaite la bienvenue, nous donne un formulaire et nos clés. Chambre 517, 3e étage, efkaristo (merci). La chambre est sympa, assez grande, SDB avec baignoire. Petit balcon avec vue sur l’océan. 2 assiettes froides nous attendent dans la chambre au cas où nous aurions faim. Charmante attention. On se couche et je m'endors de suite comme un bébé.

 

 

 

 

Dimanche 29 avril

Réveil à 9 h, youpi, c’est le premier jour de vacances ! La salle de déjeuner  est correcte, le petit dej plutôt limite quant à lui. Il y a le classique english breakfast, et quelques restes de fruits de ci de la, pas de jus frais. On est entouré de vieux et je fais remarquer à Olya qu’on se croirait dans une résidence Hespéride. On remonte se laver et s’habiller et on sort de l’hôtel direction la plage à quelques centaines de mètres à pied. Il fait grand soleil, polo, short, tongs, ça fait du bien! La plage est pas mal. Ya du sable et pas que des galets. Un peu trop proche de la route néanmoins. On la suit en direction du centre historique. Il faut compter une vingtaine de minutes pour le rejoindre en marchant tranquillement. A noter que plus on se rapproche du centre et plus la plage s’élargit, il vaut donc mieux marcher un peu pour trouver un transat loin du bruit et de la pollution des voitures plutôt que de rester à côté de l’hôtel. On se pose prendre un expresso à la terrasse de My Place, bien assis dans un canapé confortable.

On se dirige ensuite vers le petit port, tout au bout de la route, qui abrite plein de restos. Chacun a son rabatteur qui propose l’apéro et le dessert gratuit si on va chez lui. Il est encore tôt pour déjeuner, et on les esquive poliment. On s’enfonce ensuite dans la vieille ville vers l’ancienne forteresse. La vieille ville n’est pas moche, mais il ya tellement de bars, de restos et de boutiques qu’il n’y a plus grand chose d’authentique. Tous les bâtiments ont été rénovés. Et la plupart sont transformés en commerces. Nous grimpons la petite colline qui monte vers la forteresse. Ca doit taper fort ici en été! Nous ne sommes que fin Avril et le soleil se fait déjà bien sentir. L’entrée n’est pas chère et la vue depuis les remparts offre un panorama sur toute la ville. L’eau de la baie oscille entre le vert et le bleu azur, qu’elle est belle la méditerrannée ! On finit le tour du fort et on revient vers le port chercher un resto. Le Lonely Planet (LP) conseille le Knossos, soit ! Le serveur nous assoit et nous ouvre une bouteille d’eau sans qu’on ai rien demandé.... Ca me parait louche! Serait-ce un attrape couillon ? On prend 2 salades, 1 tzatziki et du vin. Le tzaziki arrive avec ses croutons de pain dorés et trempés d’huile d’olive. Un vrai régal. Suivent deux grosses salades elles aussi excellentes. Pendant ce temps, le serveur fait son show, glouglou miammiam dringdring et il sort son instrument pour jouer de la musique traditionnelle, on se marre. Les poissons nagent à nos pieds dans le port, les vacances commencent maintenant ! En allant payer, je vois en cuisine la grand mère en train d’éplucher des carottes, on est bien loin de la bouffe industrielle! L’addition ne comportera pas de mauvaise surprise, la bouteille d’eau était offerte. Et le digestif est offert également. Ce coin avec ses rabatteurs qui fait penser au gros piège à touriste est en fait charmant, du moins le Knossos qu’on recommande chaudement.  On retournera vers l’hôtel se changer pour aller se dorer la pilule sur la plage. Il y a des transats à louer pour pas trop cher, à la journée ou demi-journée. L’aprem est déjà bien avancée mais le soleil est toujours là. On fait une petite sieste en profitant de l’endroit.

Le soir, on dîne à l’hôtel Minos vu que l’on est en demi-pension. Vraiment pas terrible... Finalement, on sort boire un verre en ville. On pensait que les nuits seraient fraiches mais il fait relativement bon.  Les bars du front de mer sont nickels: fauteuils confortables, musique lounge, wifi gratuit... Le top. Et cerise sur le gâteau, les mojitos sont bons! Hallelujah ! Par contre, j ai pris pour tester un cigare du Nicaragua, ce pays produisant de plus en plus de cigares bien notés par les spécialistes, et je dois dire que bien qu’ayant mis le prix (Nicarao Anno 6), je suis très déçu de la qualité. Du foin du début à la fin, trop facile à tirer, Olya fait une remarque judicieuse : on dirait un cigare de fille.  On rentre à l’hôtel se coucher.

 

 

 

 



Lundi 30 avril

On n’entend pas sonner le réveil, du coup on arrive au petit dej parmi les derniers. Pas de bonne surprise, les jus de fruits sont chimiques, imbuvable... Bref, à oublier.

Aujourd’hui, on a décidé d’aller visiter le coin. On prend donc la Hyundai et on file vers le sud en direction d’Amari. Le LP propose un circuit en boucle, on va essayer de le suivre. Petit bémol, les crétois ne sont pas les champions des panneaux de signalisation, et comme à Chypre, on peut voir des indications kilométriques farfelues, du genre « Rethymnon 60 km » et 300m après « Rethymnon 52 km »… Une constante méditerranéenne? Toujours est-il qu’on passe par un col d’où la vue est magnifique, et on se retrouve à Patsos. Problème, Patsos n’est pas sur le bon chemin.... Pour tout vous dire, on va passer la journée à zigzaguer entre le chemin préconisé par le LP et notre route. Mais que c’est bien de se perdre sans GPS! Fait marquant : la plupart des panneaux sont criblés de balles, du très gros calibre en général, de celui qui arrache la moitié du panneau. Il parait que ca veut dire qu’on entre sur un territoire ...  (Bon, si on écrase une chèvre on se casse en vitesse !)

Le terme « village de montagne » prend ici tout son sens, on passe par des petites bourgades avec 15 ou 20 maisons, aucun commerce ou restaurant. Si vous cherchez un resto le midi, arrêtez vous au premier que vous trouverez car il peut ne plus y en avoir pendant un bon bout de temps. Nous déjeunerons à Apodoulou après être passés par Thronos, Amari et Fourfouras.


En passant devant une belle terrasse, je fais signe à un pépé s’ils font à manger et il me fait signe que oui. On s’arrête donc, “kalimera” (bonjour) do you speak english? Réponse négative. Bon, on nous propose greek salad, pork. Ok pour greek salad, avec aspro krassi svp (vin blanc). On attend notre plat une dizaine de minutes, ce qui nous permet d’apprécier le calme de l’endroit. Pas de bruit, c’est très paisible! Aucune voiture qui passe, le temps s’est arrêté.  Nos salades arrivent, baignant chacune dans un litre d’huile d’olive. Délicieux! Tomate, concombre, oignon, et feta, le bonheur. Vous savez que les crétois consomment une bouteille d’huile d’olive par personne tous les 15 jours?!! Est-ce là le secret de leur longévité? On déguste donc nos salades et on descend notre carafe de vin, le pied total! L’addition sera ridicule, 11,50 euros! Et quand je sors 10 euros on me dit que c est assez! J’ai quand même insisté pour payer la totalité de l’addition!

On poursuit notre route et on décide de pousser jusqu’à la cote sud, à Agia Galini. C’est un village accroché à flanc de colline, avec un petit port. On y prend un café sur une terrasse surplombant le port et on se ballade un peu vers l’est du village. On fait aussi la promenade sur la jetée jusqu’au phare pour faire quelques photos. Le coin est charmant et très photogénique !  On essaye d’aller visiter les plages plus à l’ouest avant de rentrer sur Rethymnon mais je rate la bonne route car rien n’est indiqué, et vu qu’on a grimpé une montagne, j’ai la flemme de retourner... On s’arrête toutes les 5 minutes faire des photos tellement les paysages sont chouettes! Nous arrivons sur la voie rapide vers Rethymnon. On fait un arrêt à Spili, mais c’est tellement touristique qu’on se casse rapidos. Circulez ya rien à voir !

 Retour à la case départ, douche et on va faire un tour en ville. On s’arrête à une terrasse du bord de mer. La serveuse arrive avec une bouteille d’eau et nous sert de suite. Ici, tout le monde vous apporte une bouteille d’eau dès que vous vous asseyez! Quelle délicate attention! Ils sont hospitaliers ces crétois, les cafés parisiens pourraient en prendre de la graine! On commande 2 sangrias, qui arrivent dans d’énormes ballons. J’allume un Partagas série D n°5, un short robusto, une valeur sûre. Il est assez court mais très large (oui, un short robusto !). Il se fume facilement. C’est un très bon cigare qui tient ses promesses. Une 2e sangria permettra d‘en venir à bout.

Nous irons ensuite diner à En Plo, au pied de la forteresse. Pas facile à trouver car le nom n’est écrit qu’en grec, ça donne à peu près « en w triangle w ». Je prends en entrée goats sausage, avec des favas et un œuf, plutôt moyen. Olya prend des artichauts. En plat, je prends des sardines grillées et Olya un énorme calamar frit (vendu au poids) le tout arrosé d’aspro krassi. 40 euros, avec un mini pichet de raki offert et un mini dessert pour digérer. Retour a l’hôtel et dodo!

Je tiens à souligner ici la gentillesse des crétois. Ils sont vraiment attentionnés, parlent quasiment tous anglais. Le wifi est gratuit, les bouteilles d’eau offertes, les digestifs également et souvent les desserts. Une belle mentalité. Les mecs ici ont l’air assez macho. La plupart barbus, ils roulent à moto sans casque, sans rétros et sans silencieux. Idem en voiture, peu de tuning excessif, mais échappements libres et anti brouillards allumés de rigueur. Ils roulent assez vite et n’attendent pas 2h pour doubler, mais ne klaxonnent presque jamais. C’est agréable en ville de ne pas entendre des coups de klaxons en permanence. Sur autoroute, la plupart des gens roulent sur la bande d’arrêt d’urgence, ce qui fait que celui qui roule vite peut doubler. Les nombreux radars ont tous l’air de ne pas avoir résisté au soleil, je ne suis pas sur que beaucoup fonctionnent.  La vie ici doit être assez cool, faudrait voir combien coute une ferme près de la côte, mais le trajet n’est pas plus long que pour aller en Bretagne ou dans le sud ouest de la France depuis Paris!

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 1er mai

Kalimera! (bonjour) Une nouvelle journée ensoleillée démarre à Rethymnon. Réveil matinal. Petit dej dégueu habituel à la cantine de l’hôtel. Aujourd’hui, c’est journée plage. Je dépose donc Olya sur un transat et file prendre un vrai petit déjeuner en ville. Jus d orange pressé, expresso serré. Viennoiserie et bouteille d’eau offerte. Un vrai petit dej quoi! Il faut ça pour commencer la journée d’un bon pied non ? Après cela, je peux la rejoindre pour une séance bronzette! Bien qu’on ne soit que le 1er mai, le soleil tape déjà fort. C’est à l’ombre du parasol que je bouquine le 2e opus de la série des Bangkok de John Burdet. Quoi, vous connaissez pas Sonchai Jitpleecheep ?!

 Vers 13 h nous allons récupérer notre lunch box que nous avons troqué contre notre repas du soir. L’hôtel est bien à 20 minutes de marche et ce n’est pas hyper pratique. La lunch box ne sert qu’à récupérer une bouteille d’eau, et nous partons en quête d’un restau dans la vieille ville. Nous nous arrêtons à une terrasse au détour d’une ruelle (pas retenu le nom). Bien que le vin blanc ne soit pas le meilleur du séjour, les portions de moussaka, tzaziki et tarama sont généreuses. Nous regagnons ensuite notre transat pour continuer notre journée glandouille. L’eau n’est pas des plus chaude en ce début mai, mais j’arriverai quand même à faire quelques brasses. Nous y resterons jusqu’à 18h passé. Nous rentrons ensuite nous doucher et ressortons diner.

Nous faisons un premier stop ice cream. Je prends une glace citron caramel. Les 2 parfums ne se marient pas vraiment et je déconseille cet assemblage, mais séparément, ils sont à tomber! Nous continuons  sur le port au bout de la jetée faire quelques photos à la tombée de la nuit, puis nous allons diner au Thalassa, le dernier resto après le port, recommandé par le LP. Le choix n’est pas immense. Je prends un risotto schrimps, un régal. Leur aspro krassi n’est pas mauvais non plus. Ce restau est bien fichu car il y a plein de terrasses sur plusieurs niveaux, du coup, c’est assez intime. Je finis la soirée seul au Store311 qui passait du Parov Stellar (vous ne connaissez pas encore???) un Montecristo Open Junior Tube accompagne un excellent mojito. Il est fort dès le début, à ne pas fumer à jeun, mais là il fait l’affaire! De toute façon, Montecristo et Trinidad sont les meilleurs cigares au monde. (Cohiba c’est pour les m’as-tu vu, et ça rend patraque !)

 

 

 

 


Mercredi 2 mai

Nous nous réveillons assez tôt et filons petit déjeuner, comme d’hab, ça n’est pas fameux.... Ce matin on plie bagages. On quitte Rethymnon pour aller vers l’est. Direction Agios Nikolaos.  Nous roulons en suivant la côte sur l’autoroute principale. La radio joue quasi exclusivement de la musique grecque. On a du capter deux ou trois morceaux étrangers de tout le séjour. Ils aiment aussi faire des reprises, on a eu droit à un umbrella ( ella ella) revisité.  On repasse par Heraklion et on arrive quelques 70km plus loin à l’Iberostar Hermes d’Agios Nikolaos.

On nous donne la chambre 916, vue sur cour, qui n’est pas encore préparée... Le supplément pour vue mer est de 20 euros par jour, mais pas dispo hélas.  On sort « sentir » la ville le temps qu’ils finissent la chambre. Premier gros point noir, ya pas de plage! La côte est rocailleuse partout, pas un pet de sable, il y a bien une petite crique à galets sous l’hôtel mais qui irait se poser là à part des allemands où des hollandais? On fait le tour du petit lac et on grignote un bout. Pas de bouteille d’eau offerte ici. On reprend la voiture pour aller chercher une plage, la plus belle du coin selon le LP, la plage d’Almiros. Elle se trouve à quelques kilomètres à la sortie sud de la ville. Un employé municipal est en train de l’aménager. Les parasols arrivent demain, la saison ne fait que commencer. Du coup, ça chauffe pas mal, et je me réfugie à l’ombre des arbres au fond de la plage! Il faut néanmoins reconnaitre que l’endroit est agréable et paisible. D’ailleurs où sont tous les touristes qu’on trouve à Agios Nikolaos? Probablement sans voiture, ils ne viennent pas jusqu’ici, tant mieux ! Nous profitons de la plage déserte!

Autant on a eu l’impression que la majorité des gens à Rethymnon sont des locaux, autant ici ça sent bon la ville à touristes. Beaucoup d’hôtels, et des grands, je vous rappelle que notre chambre est au 9e étage. Bref, nous rentrons nous préparer à diner et alors que je cherche un resto, Olya me rappelle que nous sommes en demi-pension et que si l’hôtel Minos n’était pas génial, l’Iberostar a l’air mieux. On tente donc le restau de l’hôtel situé au 5e étage. On est accueilli par un flash dans la gueule! Une photographe fait des portraits de tous ceux qui passent. Elle shoote sans réflecteur sur son cobra et son objo ressemble furieusement au 17-55 de base, bref...

Le diner proposé est presque un choc! C’est bon! Très bon même! Pas besoin d’aller en ville manger un tzaziki alors qu’il y en a là tout prêt, des saladiers à volonté! Nous dinons donc sur place entourés de papis et mamies sur leur 31 (pantalon, chemise, certains en cravate) L'hotel demande un dress code correct, et c'est bien agréable.

Nous  sortons ensuite faire une ballade. La ville est assez étendue. On réalise qu’aller à la plage à pied est possible car il y a un chemin mais c’est super long! On s’arrête sur le port prendre un jus d’orange frais pour Olya et un Mojito pour moi. Le jus d’orange est bon, mais le Mojito, on repassera... Manque de rhum, trop de citron, trop de glace comme toujours...  Pour l’accompagner, j’ai choisi un Bolivar. C’est la première fois que je tente cette marque et la surprise est agréable. Tirage facile, bon gout des le début. Il est léger au commencement et devient carrément très fort sur le final. Il dure longtemps en plus. Une bonne expérience à renouveler. Nous allons nous coucher et trouvons difficilement le sommeil car la rue est bruyante. Des moteurs de scooter ronflent toutes les 3 minutes, et la chambre est très très chaude. Encore un plus pour la vue mer.

 

 

 

 


Jeudi 3 mai

Nous déjeunons à l’hôtel. Seul bémol, pas de jus d’orange frais proposé, sinon c’est très bien, ça change de l’hôtel Minos. Qu’est ce que ça tape ! On est au soleil derrière la fenêtre et c’est intenable. On hésite entre la plage et un circuit dans le Lassithi. N’ayant pas trop envie de faire les sardines toute la journée, on opte pour le circuit! On prend donc la route d’Héraklion. Arrêt essence, et ca fait mal! 1,90€ le super, plus cher qu’en France. Vers Neapoli, nous sortons en direction du plateau du Lassithi. C’est très montagneux, la route grimpe fort. On dirait qu’ici, au lieu de faire passer les routes entre les montagnes, ils ont choisi de les faire passer par les sommets! A éviter pour ceux qui sont malades en voiture.  Il n y a qu’une route, donc il serait dur de se tromper, par contre, il ne faut pas se fier au kilométrage! 10 km peuvent prendre une heure! Ce qui sur la carte vous fait penser à un circuit de deux heures et 60km peut en réalité vous prendre la journée. Une fois en haut de la 3e ou 4e montagne, un nouveau paysage s’offre à vous. Une vaste plaine entourée de montagnes et remplie de champs verts et jaunes, le plateau du Lassithi. La vue est superbe. Il y a quelques routes. Celle qui nous intéresse fait le tour de la vallée. Nous partons donc vers Tzermiadon  et faisons un premier stop aux grottes avant le village. Rien à voir sans lampe torche puissante, chaussures de spéléo et grosses cojones. C’est un trou dans le rocher dans lequel on pourrait rentrer en se baissant, mais nous on est en tongs, alors on va éviter :) (ça nous fait un bon alibi pour pas rentrer dans ce trou noir, certainement peuplé d’araignées, de chauves souris et autres bestioles suceuses de sang…)

A Tzermiadon, nous prenons l’apéro au café du centre. Le patron parle français et sert saucisson, tomates et courgettes pour accompagner notre aspro krassi et jus d’orange. Ce dernier par ailleurs coupé avec de l’eau, pas cool. Le village vaut bien un petit arrêt. Il est assez photogénique, avec ces vieilles rues. On en fait vite le tour. Nous continuons la route ceinturant le plateau. Les petits villages défilent. Ca sent bon la campagne. On fait un 2e arrêt aux grottes de Dikti (où serait né Zeus)On grimpe la petite colline vers l’entrée de la grotte, se faisant parfois doubler par des russes à dos d’âne… Le panorama vaut le coup d’œil . Par contre, on ne visitera pas les grottes, ce n’est pas trop notre truc… Pour la pause dej, le choix est limité. Finalement, nous repérons un resto à Agios Konstantinos, et alors qu’on y arrive, je vois sortir un couple aperçu le matin même à l’hôtel Iberostar. J’ai reconnu le mec à ses lunettes et à sa tête de Paul Mc Cartney. Ils sont anglais, adorent la France, et, point important, ils nous recommandent ce resto! Nous montons donc sur la petite terrasse et le patron apporte les menus. Ce sera greek salad, tzaziki, poulet et dakos (pain gorgé d’huile avec de la tomate par dessus) et bien évidemment 1 pichet d’aspro krassi. En parlant de vin, je ne vois pas ce que le LP reproche au blanc servi en carafe en Crête. Il est très correct, au moins autant qu’en France en tout cas. Nous nous régalons de ce repas, moins de 25 euros à 2 avec dessert offert.

Pour rentrer, nous suivons Agios Nikolaos et non Neapoli et c’est un peu plus court qu’à l’aller. Nous ne nous arrêtons pas directement à l’hôtel mais continuons jusqu’au bout de la jetée à 300 ou 400m en direction opposée au centre ville. Il y a une petite plage qui nous accueille jusqu’aux derniers rayons de soleil. Nous rentrons nous doucher et allons diner a l’hôtel. Puis nous allons faire une ballade en ville. Nous finirons la soirée avec une Smirnoff ice sur le balcon, et un petit Partagas. La nuit sera très longue, entre les chiens, les chats, les connes qui mettent 1h à donner des coups de kick sur leur scooter, les scooters qui passent sans silencieux. Ici, la moindre mobylette fait plus de bruit qu’une Harley! Même mon GSR à double sortie Yoshimura serait ridicule !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 4 Mai

On alterne les activités, donc aujourd’hui c’est plage! Almiros Beach a des transats, hourra! Nous déjeunons au centre d’Agios Nikolaos (Au pied du Sgouros hotel, le resto le plus excentré, me souviens plus du nom). Salade grecque, dakos et sardines grillées + aspro krassi, efkaristo parakalo. La vue est belle, la bouffe est convenable. A noter qu’ils économisent l’huile dans la salade, ou qu’ils la servent sans trop d’huile pour les touristes. C’est oublier qu’on a pris la mode grecque nous! Le saladier doit être rempli d’huile à moitié! Retour à la plage pour y passer l’après midi, le soleil tape fort!

En rentrant à l’hôtel, on découvre que notre vol est retardé. Initialement prévu en fin de matinée, il se fera en début de nuit. Nous gagnons donc une journée, youpi ! Pour le diner, nous aurons droit à du saumon grillé. Iberostar, c’est cool !

Nous sortons faire le tour du lac et nous nous retrouvons au dessus de celui ci, chez Georges (qui avait une grand-mère moitié française moitié italienne). Il vaut mieux éviter le mojito qui n’est pas sa spécialité (ni les cocktails en général je pense), mais en revanche il a une terrasse avec  vue imprenable sur le lac. Et en plus on était les seuls à en profiter. Un Montecristo n°4, une autre valeur sure, accompagnera cette dernière nuit Agios Nikolaonïenne. Une Ducati Monstro est garée nonchalamment derrière nous, le casque posé sur le guidon. C’est très courant ici de voir les casques simplement posés sur les motos. Je suppose que les voleurs sont rares. Doit pas y avoir de roumains sur cette ile… (quoi, tu es choqué ?!)

 

 


Samedi 5 Mai

La crête abrite une créature inconnue : le moustique silencieux et invisible. Vous vous couchez peinard, et le lendemain vous vous réveillez avec des petits boutons qui grattent fort. Vous n’avez rien vu rien entendu. A moins qu’il n’y ait des puces dans le lit...?

Petit dej royal, haricots, lard, omelette, tomate, puis pancakes au chocolat et chocolatines... Nous négocions de pouvoir libérer la chambre à 14h. Comme ça, ça nous laisse le temps de faire un tour à la plage.

Nous prenons ensuite la route d’Héraklion. On fait un stop à Hersonissos. Ville balnéaire qui est très très touristique. Le bord de mer n’est qu’une succession de restaurants sur plusieurs kilomètres, sans aucun charme. Quelle horreur, dire qu’il y a des gens qui ne voient que ça de la Crète ! Le petit port est mignon, mais c’est bien tout.

Etant encore en avance, on en profite pour faire un tour à Héraklion. On s’arrête sur le port. Il n’y fait pas chaud et le vent souffle super fort. On ne va donc pas au bout de la jetée mais on va faire un tour au centre ville et manger un bout. La ville a l’air sympa, le coin piétonnier est agréable. C’est jeune, vivant.

Enfin, on arrive à l’aéroport, on n’oublie pas d’acheter de l’huile de Sitia (la meilleure huile d’olive que je connaisse) et on dit au revoir à la Crête. Mention spéciale à Air Méditerranée qui est la compagnie la plus pourrie du coin (même pas une boisson proposée sur le vol retour)

 

Vous pouvez visiter mon site consacré à la photo ici : http://www.christophefaugere.com (updaté en Septembre 2012)

et mon Flickr ici http://www.flickr.com/photos/christophefaugere  (mise à jour quotidienne)

 

L'album Crête se trouve là :http://www.flickr.com/photos/christophefaugere/sets/72157630352845552/with/7922573762/ 

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Sri Lanka, Janvier 2012

Sri Lanka

Les moustiques ont tourné toute la nuit autour de la moustiquaire. Drôle de sensation de n'être qu'une proie. Dehors, des cris inconnus n’ont pas cessé de retentir, impossible de les identifier...

Nous sommes arrivés hier midi au Sri Lanka, à Negombo, près de la capitale, Colombo.

9h de vol, 2h30 de retard, des bébés qui chialent mais pas de perturbations en vol. Sunny, notre chauffeur, nous  attendait à l'arrivée. Lui et son fils, Nibath, vont nous conduire pendant 15 jours. Première bonne nouvelle, sa voiture est neuve, confortable et climatisée. Sans tarder, nous prenons la route de Sigiriya où nous passerons 2 nuits. Let’s go !

 

Dimanche 1er Janvier 2012

Premier contact avec le pays. Circulation chaotique, propreté défaillante, véhicules typés indiens (camions décorés, tuk tuk...) Ca grouille de partout. On ne traverse pas des villages, non, on dirait que tout le bord de la route est construit, sans fin. On passe par quelques villes pour aller de Negombo à Sigiriya. C'est dimanche, donc jour de marché, et il y a des étals partout. Mais vraiment partout. On fait un stop sur le bord de la route pour boire le jus d'une noix de coco jaune. Ca n'est pas mauvais! Olya mange même la peau à l'intérieur, moi je n'oserai pas... Nous arrivons de nuit au Grand Regent Holiday Resort au chant des grenouilles. L'hôtel est composé d'environ 6 ou 7 bungalows  chacun divisés en 2 soit une petite quinzaine de chambres au total. C'est assez intime car entouré de végétation. Chaque chambre a une petite terrasse avec fauteuils. La première qu’on nous propose présente un léger manque de fraicheur (pas propre, bel étron dans les WC…) La 2e est en meilleur état ! On a la clim, une moustiquaire… Nous dinerons sur place car l’endroit est un peu paumé. Ce sera rice and curry européanisé car pas pimenté, enfin, pas assez pour moi, mais ca ne l’est jamais assez pour moi ! Compter 800 roupies pour le diner.  A savoir qu'un euro égale entre 140 et 150 roupies. Je vous laisse calculer. Ca sera un peu cher par rapport à la moyenne du séjour, mais la qualité était là, alors on ne va pas se plaindre.

Pour ceux qui ne suivent pas, les 2 lignes d’introduction se placent ici!

 

 

 

 

 

 

Lundi 02 Janvier 2012

Après un bon petit déj composé d'une omelette, d’un jus frais pressé, de tartines de confiture et de crêpes au miel, nous prenons la route vers Polonnaruwa. J'avais à l'origine demandé à notre guide de dormir à Anuradhapura mais il a booké l'hôtel à Sigiriya et nous a plutôt conseillé Polonnaruwa. Il faut quand même savoir que la route Sigiriya Polonnaruwa est assez longue, donc on perd un peu de temps en transport…

Une fois sur place, notre chauffeur nous arrête dans une boutique de vente de sculptures en bois qui fait accessoirement location de vélos. Pour 400 Rs, soit moins de 2,5€, nous partons sur des vélos qui doivent bien avoir 2 fois notre âge. Nous commencerons par la visite du musée près du lac. L’entrée est chère, comme partout au Sri Lanka. Ils se tirent une balle dans le pied à faire payer les entrées des sites aussi cher.  Le musée n’est pas une visite indispensable, j’essaye de speeder Olya pour en ressortir rapidement. Moi je cherche à voir les gens, les regarder vivre, je ne suis pas là pour les musées.

 En sortant de là, nous reprenons les vélos pour longer le lac (Bund Road) jusqu'à une statue de Bouddha et une sorte de ruine qui fut jadis une bibliothèque... Bon, c'est très vieux et complètement détruit,  donc l'intérêt résulte plus dans la ballade à vélo que dans la visite de ce site.

Nous retournons vers le centre ville. A un croisement, Sunny nous montre un varan qui traverse la route. La première fois qu’on voit un lézard comme ça, ça fait un choc ! Le bestiau doit bien faire un bon mètre de long, ce n’est pas une rapiette ! Nouvel arrêt jus de coco sur le bord de la route. L’étal est entouré de singes qui recherchent à manger. La nature est très présente au Sri Lanka. Pour le premier jour, on voit en totale liberté des singes, des varans, des  hérons garde boeufs par dizaines,  des chauves souris pendues au fils électriques... Dépaysement garanti!

 Nous visitons ensuite le site le plus important de Polonnaruwa, et c'est très agréable à faire à vélo car le site est coupé à la circulation.  La plupart des ruines sont en assez mauvais état, mais ce qui impressionne, c'est l'étendue des constructions. Cette ancienne capitale était vraiment très très grande! On croisera quelques grands singes gris (langur gris), typiques de ce coin de l'ile, à qui on jettera une banane (même si c'est interdit, j’avais envie de filer une banane à un singe !) Bon, par contre, on fait gaffe quand même, et on ne s’approche pas trop près d’eux, on ne connait pas leur réaction…

On verra ensuite le 4e plus grand stupa de l'ile, assez joli je dois dire. C'est un bâtiment en forme de cloche, qui ne possède pas d'entrée! Notre chauffeur nous dit qu'il contient des trésors déposés lors de sa construction, qui depuis sont enfermés dedans! Intriguant! Que peut-il bien y avoir comme trésors à l'intérieur??? Des écritures, de l'or? Apparemment personne ne sait, ni ne cherche à savoir...

On poursuit notre ballade à vélo, et on croise des singes qui mangent un truc sur le bord de la route. Ni une ni deux, Olya pose son vélo et va voir le choubidoubidou kro mignon petit singe qui tout d’un coup lui saute dessus les dents bien en évidence !!!  Chez nous on ne dérange pas un chien qui ronge son os, et bien au Sri Lanka on ne dérange pas un singe qui mange!  Vous noterez le professionnalisme de votre hôte qui a réussi à saisir la séquence avec son reflex (voir photo ci-dessous) ! Plus de peur que de mal, l’intrépide primate a juste voulu effrayer l’impétueuse homo sapiens !

En poursuivant la promenade en dehors de l’enceinte du site historique, on croisera plein d'écoliers qui rentrent de l’école, tous en uniformes, et avec une cravate pour les garçons svp! Mignon.  Nous rendons nos vélos pour reprendre la route.

Nous allons à Habarana pour faire un safari en jeep. Minneriya étant inondé (le plus célèbre parc), nous allons à l'écopark. La jeep est privative, on pourrait y tenir à 6 adultes à l'aise, on apprécie l’espace! Dès le début du safari, on aperçoit 3 éléphants dans la forêt.  La jeep quitte le chemin pour s'enfoncer dans la jungle! Notre chauffeur veut que nous en ayons pour notre argent! On s'approche au plus près, on monte même debout sur le toit de la jeep pour faire des photos. Cool, on se croirait en safari au Kenya ! Je mitraille les pachydermes au 70-200 F4 IS. On repart sillonner les environs un bon moment sans rien apercevoir, mais la patience paye et nous tombons cette fois ci sur une famille (papa, 2 mamans et bébé) en train de prendre un bain de boue. C'est mieux qu'au zoo ! Je tiens à préciser que ce parc n'a de parc que le nom. Il n'est pas clôturé. C'est une réserve protégée, mais sans frontière physique. Les éléphants sont en totale liberté. La route de Trincomalee coupe le parc en 2 et il faut bien faire attention quand on conduit aux éléphants qui peuvent traverser la route. Notre guide nous informe d'ailleurs que le train en tue beaucoup. Ca doit faire un sacré choc!

On finira par la visite d’un belvédère à partir duquel on a une vue à 360°. Le retour se fait par la route, cheveux au vent !

On quitte la jeep pour la berline de Sunny, et on fait un petit arrêt avant de rentrer à l'hôtel pour acheter des t-shirts. 250 roupies soit moins de 2 euros le t-shirt.

De retour à l'hôtel, Olya va se faire faire un massage, sans moi, car ma réservation a sauté... J'en profite donc pour mettre à jour ce journal, accompagné d'un Montecristo Petit Tubos et d'une bière Anchor, seul alcool disponible à l'hôtel, what the f*ck ??!! Ce Montecristo touche à la perfection. Pas trop fort, facile à tirer, un très très bon cigare. Le Petit Tubos est dans mon top 3.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 03/01/2012

Nous quittons notre hôtel en direction du Lion's Rock. Le rocher de Siguiriya (ne pas oublier de rouler le R), classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Pour faire court, un Prince taré nommé Kassapa tue son père et expulse son frère du pays, lequel promet de revenir venger son père. Craintif, Kassapa construit une forteresse en haut d’un sommet de 370m afin de se protéger du retour de son frère. Petit bémol, il avait pensé à tout sauf à la nourriture, et au bout de 18 ans de vie de pacha (il y aurait eu mille courtisanes !) le frère revient se venger et fait le siège du rocher. Sans rien à manger, Kassapa se rend au bout d’une semaine et est tué par son frère. Moralité, si vous tuez votre père, tuez aussi votre frère, ou prévoyez un potager…

 L'arrivée sur le site est impressionnante car le rocher est massif. Le relief est plat, et seul ce gros caillou dépasse. La température aussi est élevée, et avant d'avoir commencé l'ascension on transpire déjà à grosses gouttes. Nous ne sommes décidemment pas les seuls à avoir eu l'idée d'escalader Siguiriya ce matin, et c'est entouré de touristes du monde entier que nous commençons à grimper le rocher. Nous multiplions les pauses pour boire, et lors d'une d'entre elles, un singe sorti d'on ne sait où vient nous réclamer à manger, de façon quelque peu vigoureuse. Comme d'hab, c'est Olya qui en fait les frais. A croire qu'elle les attire... Elle a beau adorer les animaux, tous ne le lui rende pas comme elle le mérite. Donc on se tourne vers Krystof et on lui demande de gérer la situation! (suffit de ranger l'eau et fermer le sac pour que la bestiole comprenne qu'il n'y a plus rien à quémander ici…)

On continue la grimpette. On arrive par un petit escalier à une salle avec des nanas aux gros nichons peintes sur les murs. Les historiens ne savent pas s'il s'agit de putes ou de déesses... sûrement les deux à mon avis. On longe ensuite le "mur miroir" (mur poli) pour arriver sur une plateforme. Deux énormes pattes de Lion encadrent l'escalier final. A l'origine, le lion était entier. Cela devait être ENORME, vu que je ne mesure même pas la taille d'une griffe. Vous imaginez un peu le truc ? Pour rentrer chez vous, dans le meilleur des cas on passe un portail en fer forgé, et bien là, Kassapa avait une gueule de lion en guise de portail !!! Ca devait être quelque chose de phénoménal, on parle d’une construction du 5e siècle !

Un escalier nous conduit au sommet. C’est vraiment vaste, et la vue splendide. On voit l’horizon sur 360°, occupé par la jungle à perte de vue. On croise même des clébards en haut. Ils ont gravi tous les escaliers. De toute façon il y en a partout des clebs dans ce pays, la plupart sauvages, ou semi sauvages.  Il parait qu'à l'époque, le sommet de Siguiriya était entièrement construit. Hélas il n'en reste plus grand chose, à part de grands réservoirs d'eau. Prévoir quand même une petite heure en haut, le temps de faire le tour, admirer la vue, faire quelques photos, et se reposer. Nous redescendons tranquillement et prenons la route pour Kandy.

Nous faisons un arrêt dans un jardin d'épices. Les explications sont sympas, je ne connaissais pas le poivrier par exemple, mais bon, la visite n'a rien de transcendant non plus. A Matale,  nous faisons un stop pour visiter le temple Hindou. Olya foire lamentablement une photo du gardien qui avait bien voulu poser avec moi après d’âpres négociations (non pécuniaires) erf... shame on you!!! :p

Nous arrivons au Lake View Hotel de Kandy vers 14h. Sunny nous laisse pour aller s'occuper d'affaires familiales, et c'est donc avec Nibath, son fils, que nous allons finir le séjour.

Nibath nous dépose en ville. Nous sommes ravis de pouvoir enfin nous fondre dans ce pays, seuls. (Enfin, surtout moi, Olya n'a pas trop aimé Kandy (pollution, bruit...)) Le centre de Kandy n'est pas très grand et on en fait vite le tour, même si c’est une capitale économique importante. Nous achetons quelques fringues, Polo Ralph Lauren à 10€, T shirts sans marques à 3€... Les prix sont imbattables, et la qualité plus que correcte d'après Olya (spécialiste és textiles) Donc si vous avez envie de fringues, achetez les ici, l’occasion ne se représentera pas forcément. Nous dinons dans l'avenue du centre, au dessus du Devon, dans un resto nommé Captain quelquechose, qui doit appartenir au Devon je pense. La salle est grande, climatisée. Les serveurs ont le noeud pap' et les cuistots sont visibles derrière une grande baie vitrée. Je prends en entrée des rouleaux de printemps et en plat un poulet au citron. C'est une tuerie! Le poulet est pané, le gout fantastique! Nous payons moins de 20€ à 2!

Nous tentons notre chance pour aller boire un verre en face, au pub situé au dessus du resto Baker truc, mais c'est blindé. Nous décidons d'aller juste à côté, au roof top de l’hôtel Kasamara. Un groom dans l'ascenseur nous amène au dernier étage où se trouve le Steager Bar. Nous sommes en fait les seuls clients, et le barman nous installe sur une terrasse privative d'où nous dominons la ville, j'adore! Les alcools sont nombreux, les cocktails plus limités. La folie du Mojito n'est pas arrivée au Sri Lanka. Je prends un Daiquiri, mais c'est loin de valoir celui que j'ai pu boire au Floridita à La Havane. (My mojito a la bodeguita del medio y mi daiquiri al Floridita, Hemingway) J'allume un Hoyo de Monterey Epicure Especial. C'est un gros module, avec doubles bagues s'il vous plait! Le tirage est facile, mais qu'est ce qu'il arrache!!! J'ai fumé un paquet de cigares cubains dans ma vie, mais alors celui là, wow, du costaud de chez costaud. Il entre facilement dans le TOP 3 des cigares les plus forts que j'ai pu fumer. A déconseiller aux amateurs occasionnels.

Retour au Lake View Hotel en tuk tuk pour 200 roupies. Il n'y a pas de clim dans la chambre alors que c'était prévu et négocié avec Sunny. Pas de moustiquaire non plus, mais je bricole le ventilo pour y attacher celle que nous avons dans le sac ! En outre, on nous déconseille de laisser la fenêtre ouverte à cause des singes!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 04/01/2012

Nous prenons le petit déj sur la terrasse du Lake View Hotel qui offre une jolie vue sur une partie de Kandy. La ville se réveille, la brume se dissipe, et les singes sautent de toits en toits en contrebas. C’est un spectacle original, on démarre bien la journée, au calme, surplombant le lac. Le petit dej est composé d’une omelette, d’un café (eau chaude plutôt), de  confiture,  et de jus d'ananas (pas 100% naturel)

Ce matin, on file vers Peradeniya Botanic Garden. 1000Rs l'entrée. On part un peu au hasard en prenant un chemin vers la gauche pour faire le tour dans le sens des aiguilles d’une montre. Le parc est assez étendu. Peu à peu, un bruit indéfinissable se fait entendre. Plus on avance et plus s'est fort. Bientôt, ça en devient assourdissant. Et dur de savoir ce que c'est... Il faut en fait lever la tête. C'est une colonie de chauve souris! Partout! Ca vole, ça dort la tête en bas, et surtout ça crie! Bref, ça fout un peu les pétoches, d'autant plus qu'une famille de macaques probablement assoiffés s'acharne sur la porte des toilettes, fermée. (Tu te retiens hein chérie). On arrive bientôt à un pont suspendu qu'on ne peut emprunter qu'à moitié (car on est toujours dans l'enceinte du parc) On y aperçoit 2 petits varans (petits = 1,50m quand même) Un des défauts majeurs de ce parc est le nombre de bancs. Il doit y avoir 10 bancs, et 50 couples d'amoureux, du coup, tu peux toujours chercher une place pour t'assoir quelque part... J'avais lu de tels éloges de ce parc que j'avoue que je m'attendais à mieux. Il y a énormément d'arbres, de toutes essences, mais bon... c'est un parc quoi... Un peu comme le jardin de Pamplemousses à l’ile Maurice.

Retour au centre de Kandy, le Pub qui était full hier soir est maintenant désert. Je commande une Lion Lager et Olya un double fresh pineapple juice. On accompagne ça avec des noix de cajous grillées à l'instant, avec quelques feuilles de basilic, un pur délice. Petit shopping et retour à l'hôtel.

Après une bonne douche, on retrouve Nibath qui nous conduit au Tooth Temple. Le Temple de la dent, surnommé ainsi car il contient une dent de Bouddha. Il va prier et nous laisse visiter tranquilles.  On parcourt donc le temple, le musée, le petit temple dédié à l'éléphant... ça doit être plus sympa aux heures de cérémonies, j'avoue que je m'y suis un peu ennuyé.

En sortant, on se croirait dans un film d’Hitchcock. Le jour se couche, et les corbeaux aussi. Et des corbeaux, il y en a BEAUCOUP à Kandy. Les arbres entourant le lac servent de dortoirs à des milliers de piafs qui font un vacarme monstrueux. On fait le tour du pâté de maison pour chercher l'Old Empire Hotel. En fait il se situe.... juste à la sortie du Temple! Le plan du LP n'est pas hyper précis....Old Empire, ce sont des mots qui mettent l'eau à la bouche, on s'attend à voir un truc majestueux. Ben finalement, leur rice and curry n’est pas cher mais vraiment pas terrible. Sans compter la ginger beer que je n’aime pas du tout… Du coup, on décide de retourner au même resto qu'hier, au premier étage du Devon pour reprendre du jus d'ananas et du lemon chicken ! Le serveur nous reconnait et s'occupe très bien de nous.  En sortant du restau, on passe un bon bout de temps à chercher un distributeur d'euros, mais sans succès. Donc on laisse tomber. On décide finalement d'acheter une bière et de rentrer la boire sur la terrasse de l'hôtel. Le supermarché central vend de l'alcool mais... au sous sol. Il faut ressortir du bâtiment, le contourner vers l'endroit où ils reçoivent les livraisons, et on y trouve un comptoir ressemblant à un guichet de banque, avec tous les poivrots du coin qui viennent s'approvisionner.  On rentre en tuk tuk et on finit la soirée sur la terrasse à discuter de tout et de rien avec Nibath. Un divin Montecristo Petit Tubos accompagne ces instants.

La nuit sera difficile à cause d'un clébard qui n’arrêtera pas de japper.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 05/01/2012

Même petit déj, même jus de fruit malgré le fait qu'on ait demandé sans eau ajoutée. Ce matin, nous avons décidé de faire un peu de marche. On demande donc à Nibath de nous déposer au temple de Gadaladeniya, proche de Kandy. Il est perché sur un caillou, c'est original, en dehors des sentiers touristiques. Un chemin est censé rejoindre un autre temple d'après le LP. Le problème est qu'il n'y a pas de chemin… On cherche, on demande, on fait choux blanc. Ayant presque renoncé, on nous parle finalement d'une « jungle road ». Et le terme est plutôt bien choisi, car cette piste s'enfonce dans la jungle, sans signalisation aucune. On s’y aventure quand même, on est venu pour ça ! Le début est un peu déstabilisant car on est perdu au milieu de nulle part, livrés à nous même, on croise un bœuf qui nous regarde bizarrement, on se prend une averse (merci les ponchos Decath') et... on débouche sur une jolie rizière. Conseil : si vous ne connaissez pas les rizières, évitez de mettre votre pied ailleurs que sur les sentiers surélevés, sinon votre chaussure risque de rester engluée à jamais dans la boue.

Heureusement on croise beaucoup de monde et on peut demander notre route vers  Lankatilake Temple.  Il n'y a aucun panneau, donc faites confiance aux locaux (même si tous ne savent pas où c'est). On aura perdu le chemin à un moment donné, on ne sait pas où, mais on ne s'est jamais vraiment éloigné de la bonne direction. On a du faire quelques détours par rapport à l'itinéraire normal, ce qui nous a permis de voir des rizières, des temples, des villages, des écoles...

Après plusieurs fausses alertes (ah on arrive.... ah non, c'est pas ce temple!) on voit finalement un temple en haut d'un rocher (de la taille d’une colline, mais incomparable à Siguiriya quand même). Un couple de néerlandais (les seuls occidentaux croisés de la journée) nous diront y venir pour la 16e fois en 16 ans.  Le monsieur est pote avec le moine en chef. Ils nous mettent en garde contre les serpents. La femme du chief monk serait morte il y a peu d'une piqure de serpent dans son jardin! Gloups! On finira la rando en regardant où on pose les pieds. On gravit les marches qui montent au temple avec la satisfaction d'avoir atteint notre objectif. Il est 12h30 quand nous retrouvons Nibath qui nous attend patiemment.

Nous prenons la route sans attendre pour Dalhousie (se prononce Del House) au pied de l'Adam's Peak. C’est long, très long!  Les rizières cèdent la place aux plantations de thé au fur et à mesure que l’on s'élève. On sent que le coin est très pauvre. On s'arrête acheter de l'eau et des bananes sur le bord de la route dans une échoppe pour 3 fois rien. Enfin, on arrive au Punisi Rest qui surplombe la place du marché de Dalhousie. La chambre est étroite mais sympathique, je m'attendais à pire. J'avais notamment lu sur le blog d'un couple de touristes qu'ils avaient logé dans une guesthouse ou en pleine nuit ils avaient entendu un truc marcher sur le toit et se mettre à hurler comme un cochon qu'on égorge, bref… le Punisi Rest fera l’affaire ! :)

Nous faisons rapidement le tour du village et allons boire un verre et diner au Slightly Chilled qui offre une belle vue sur l'Adam's Peak.  Détail sympa, on y sert la bière dans une théière car la vente d'alcool est interdite. Le repas est un buffet, du curry de poulet, dans les 750 roupies, un peu cher pour ce que c'est. Pour la petite histoire, l'Adam's Peak, également appelé Sri Prada, est un lieu sacré pour les 4 religions majeures (Bouddhistes, Hindous, Musulmans et Chrétiens) qui culmine à 2243m. Le sommet conserve l’empreinte de Bouddha, Shiva ou Adam (au choix). Des milliers de pèlerins en font l'ascension chaque année (et pas mal de touristes aussi) La nuit tombe, et des lumières s'allument  peu à peu tout au long du sentier qui monte au sommet. C’est impressionnant de voir ce qui nous attend se révéler au fur et à mesure que le ciel s’obscurcit. 

De retour à l'hôtel, nous trouvons dans la chambre un premier gecko qui met Olya dans tous ses états et lui donne envie d'aller dormir dans la voiture. Un 2e gecko a élu domicile dans la salle de bain. On se couche vers 20h, bien protégés par la grande moustiquaire. 20h00 ??? Et oui, car le réveil sonnera vers 02H10! Cette nuit, nous faisons l'ascension de l'Adam's Peak! 5237 marches, oui Madame, cinq mille deux cent trente sept marches, rien que ça! Pour info, la Tour Eiffel en compte 1665 !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 06/01/2012

L'ascension de l'Adam's Peak porte son lot de légendes : sangsues, froid glacial, effort inhumain... Déjà, se lever à 2H10 est inhumain pour certains :)  Prenez Olya. Elle frise l'hystérie le soir en entrant dans la chambre quand elle voit un gecko, mais quand à 2h du mat' la poche (et pas le sac, je suis du sud ouest, on dit « poche » et pas « sac ») qui contient les bananes bouge toute seule, limite elle s'en fout! (bon elle ne va pas jusqu'à faire sortir le gecko quand même!)

Etant prévoyants de nature, on met 3 couches pour le haut du corps : t-shirt technique à manches longues, polaire et coupe vent. Pour le bas, un pantalon et 2 paires de chaussettes. Alors un bon conseil : ne faites pas cette connerie!!! Le froid n'arrive réellement qu'au sommet, vous pouvez tout à fait partir en t-shirt sans manche et en short! Et tout le chemin est bétonné, alors les sangsues... rien à craindre, vous ne marcherez pas dans l'herbe!

Le début est facile, on marche gentiment, il y a tout plein de boutiques pour acheter biscuits, eau, voir bonnets! (les locaux sont plutôt frileux) Pas la peine de se charger au départ avec 3 bouteilles d’eau et le plein de nourriture. Vous pourrez tout acheter en route à bon prix. Les lampes frontales ne sont pas non plus utiles. Le chemin est éclairé tout du long.  Concernant la difficulté, il faut quand même avouer que cette montagne n'est pas évidente. L'effort est très progressif, mais néanmoins continu. Plus on avance et plus c'est pentu. Plus on fatigue, plus c'est dur.  Il faut donc manger et boire régulièrement car les escaliers sont de plus en plus raides. La pente douce du début devient un véritable mur de pierre sur la fin. Chaque fois qu'on lève la tête pour essayer de voir la fin, on ne voit qu'une infinité de marches qui anéantissent tout optimisme.  Toutefois, il faut noter que vous verrez de tout monter là haut : des gamins en claquette, des couples avec bébé sur le dos, des grand-mères… En sachant adopter un bon rythme, tout le monde y arrive. Il n'y a que la durée de l'ascension qui varie. A ce sujet, il faut absolument partir à 2H45 au plus tard. Je conseille de partir à 02H15 par sécurité. Les premières lueurs du jour apparaissent peu après 5h00, donc  ça serait dommage de rater le lever du soleil en retardant trop votre départ (style je suis sportif, si le guide dit de partir à 2H30 je peux partir à 3h00) Le sommet supporte un temple, mais les locaux montent plutôt la journée, donc le lever du soleil se fait en compagnie de beaucoup de touristes (à vue de nez, 50%)

J'allais oublier. Le sommet, et uniquement le sommet, est très venteux et très froid. Il faut bien se couvrir car après avoir transpiré pendant 2h30 ou plus de montée, on peut facilement chopper la crève, prévoyez pour les deniers mètres et le sommet polaire et coupe vent.

On assiste donc au lever du soleil, frigorifiés et exténués, mais heureux de l’effort accompli. On découvre la mer de nuages, bref, le spectacle est grandiose. Les micros crachent des prières, on essaye de ne pas déranger ceux qui prient mais la foule est compacte et il est difficile de se déplacer.

Pour la descente, 2 techniques : marcher ou...courir ! On choisira la 2e option. Descendre en courant dans les escaliers fait moins souffrir et c'est beaucoup plus rapide! Attention quand même de ne pas aller trop vite, une gamelle est vite arrivée! (vécu en live devant nous) Il ne faut pas croire que la descente soit une partie de plaisir. La partie plane est interminable et on se traine lamentablement car les jambes font quand même souffrir. On achètera à une boutique un bracelet aux couleurs du bouddhisme pour symboliser notre victoire personnelle.

Alors finalement, est-ce que ça vaut le coup de se lever si tôt et d'en chier autant? Définitivement oui! Au delà du paysage (personnellement je préfère les couchers aux levers de soleil), c'est la satisfaction de s'être dépassé, le sentiment d'avoir vécu un truc "unique". Dans  10 ans, dans 20 ans, vous pourrez dire "j'ai fait le Sri Prada, j'ai fait l'Adam's Peak, j’ai gravi 5247 marches en pleine nuit au Sri Lanka". Pour Olya, c'est plus au niveau spirituel qu'elle l'a ressenti. Elle non plus ne regrette pas de l'avoir fait. C'est incontestablement un moment fort du voyage.

Retour à l'hôtel pour douche et petit dej vers 9h00! Les serviettes de toilette ressemblent plus à de vieux tapis crados qu'à des serviettes, et le petit dej est un peu minable : omelette extra fine, café qui ressemble à de l'eau grisâtre (pas touché)

Nous quittons Dalhousie vers 10H00 pour Nuwara Eliya (pronocer Nurélia). La route est chaotique, et longue, plus de 3h. On n’aurait pas dit sur google map que ça serait si long! Par contre, les paysages sont magnifiques. On traverse des champs de thé à perte de vue, on voit des cascades… En plus, en s'éloignant de l'Adam's Peak, on prend réellement conscience de sa taille monumentale.

A Nuwara Eliya, nous logeons au Glenn Fall. Hôtel sans charme et excentré. La chambre est spacieuse, mais la propreté n'est pas top, c'est pas super bien fichu. On en parle à Nibath qui appelle son père et nous dit que pour 25-30e la nuit, on ne peut avoir mieux. J'ai envie de le croire car à chaque fois qu'il le peut il nous rend service. Nous commencerons l'après midi par un massage ayurvédique suivi d'un bain de vapeur. 700Rs à 2 pour une heure. Tout le corps est massé. C'est sympa sans être transcendant, les masseurs parlaient un peu trop entre eux, et surtout pourquoi est-ce qu'ils vous mettent un doigt dans le nombril???!!!

Nous allons ensuite visiter le centre à pied. La ville à l'air petite et je n'y trouve pas le charme britannique dont on parle partout. Little England n'est pas à la hauteur de ses promesses et c'est à mon avis une étape inutile. En plus la météo est à chier. 19°C en plein après midi, puis de la pluie... ça, la météo, elle l'est, britannique...  Le seul intérêt que nous avons trouvé est le marché, mais on en fait le tour en 5 minutes, il n'y a qu'une allée centrale. Nous achetons quelques gousses de vanille, des épices, et nous rentrons nous doucher (on est plein d'huile suite au massage). Nous sortons ensuite prendre un verre au Grand Hotel. C'est cher, mais on apprécie le luxe des lieux (850Rs le cherry Daiquiri) Une fois de plus, je constate que les Sri Lankais sont fâchés avec les cocktails. Nous dinons en face au Grand India. On doit attendre un peu car il y a du monde. La nourriture indienne n’est pas mauvaise. Faut dire qu'habitant pas loin du meilleur indien de France (et de Navarre) je suis assez difficile côté bouffe indienne. Passez faire un tour au New Mathura à Levallois si vous ne me croyez pas :)

Retour donc à pied à l'hôtel. Il n'y a pas de lumière et c'est péniblement que nous retrouvons notre chemin.  Une fois dans la chambre on découvre des poils et des cheveux dans le lit, et il n'y a pas de draps. Celui qu'on nous ramène est taché, il y a même des merdes de piafs dessus. Olya s'enroule dans son sac à viande et ne laisse dépasser que le bout de son nez (rouge depuis Polonnaruwa) Les nuits ici sont très fraîches et je me réveillerai frigorifié.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 07/01/2012

Au petit dej, on nous amène des tartines, du beurre, de la confiture et une  omelette. Olya prend du thé, et je commande un pineapple juice, que je ne boirai pas car trop chimique. Je n'ai pas envie de tomber malade. 

Ce matin, nous partons visiter la Pedro Tea Estate située à quelques kilomètres de Nuwara Eliya. En quittant l'hôtel, nous tombons sur une bande de "free dogs" qui courent après un chaton! Nibath fonce sur les chiens et les mets en fuite. Je n'ai pas revu le bébé chat et ne sait pas s'il s'en est sorti, mais je suis bien content de ne pas avoir croisé ces clébards la veille en rentrant du resto, car il parait qu'ils peuvent s'attaquer à l'homme!

Le trajet jusqu’à la Tea Factory est assez court. Hélas, notre guide nous apprend que les photos sont interdites! Et c'est vraiment dommage, car même moi qui ne boit pas de thé, j'ai adoré la visite! On voit toutes les machines, probablement centenaires, en fonctionnement. De l'arrivée des feuilles jusqu’à leur emballage, on voit tout! C’est très instructif. La visite se finit par une dégustation. A savoir que les Sri Lankais boivent leur thé très très sucré.

Vu qu'aujourd'hui il fait beau, on en profite pour refaire un tour dans Nuwara Eliya. C'est plus agréable sous le soleil, indéniablement. Même si les courbatures de l'Adam's Peak font souffrir, on découvre la gare routière (j'adore les photos de bus en mouvement), on achète des sweats au marché pour 15€ et on trouve même un marché pour locaux où Olya déniche de la King Coconut Oil à un prix imbattable. On achètera aussi le thé vendu à la Tea factory au prix local. Dommage, on n’aura pas le temps de faire un 18 trous dans le golf qui est situé pratiquement au centre ville.

Nous retrouvons Nibath à la Poste, grand bâtiment de briques, et prenons la route de Nanu Oya, la gare de Nuwara Eliya. Nous achetons 2 tickets de seconde classe pour aller à Ella. En effet, prendre le train dans cette région est une expérience recommandée car les paysages sont époustouflants. La première impression est néanmoins négative car la gare est remplie de touristes... Quand un seul guide (le LP) est lu par des dizaines de milliers de personnes, on se retrouve tous forcément au même endroit…  Nous prenons place dans le wagon cantine côté droit car pendant les 3 heures de trajet il faut regarder à droite, en tout cas au début. Dès le départ, les paysages sont grandioses. Seuls quelques reflex numériques dépassent des fenêtres dans les courbes et gâchent la photo "authentique".

Au bout d'environ une heure, Olya disparait, et je l'aperçois à travers la vitre qui sépare les voyageurs de la cuisine. Je ne sais pas comment elle a fait, mais le chef de la sécurité lui a permis de renter en cuisine pour voir le paysage par la porte, grande ouverte. Oui, ici les trains roulent portes ouvertes! Et tout le monde en profite pour voyager cheveux au vent. Je la rejoins en compagnie d’un cuistot, de 2 agents de sécurité (le chef est un peu bourré) et d’un couple d'anglais, dont le mec a partagé le repas avec le chef de la sécu (un curry mangé avec les doigts svp!) Ca rigole dur et on ne voit pas le temps passer. Ils ont même fait un siège à Olya avec un casier à cannettes renversé et un carton par dessus. On partage le temps entre déconnade et photos de paysages, accrochés à la porte du train. On fait quelques arrêts dans de petites gares. Pendant l'un d'entre eux ou j'étais descendu sur les voies faire des photos, le train repart sans moi. Heureusement ce n'est pas le TGV et j'ai pu remonter à bord! J'aurai pas eu l'air c*n à rester  tout seul sur les voies! Soudainement lors d'un arrêt, un gars s'écrie "Ella, it's Ella" On se salue chaudement avant de sauter hors du train! Encore un souvenir qu’on n’oubliera pas de si tôt !

Nibath, qui a fait le même trajet par la route nous retrouve à la gare d'Ella et nous emmène au Golden Rock, une guesthouse pas tout à fait achevée et assez loin du village mais au pied du Little Adam's Peak. Nous prenons un verre et dinons au Dream Café. Le rice and curry est très bon. Après diner, nous montons et descendons l'unique rue d'Ella et force est de constater qu'il n'y a absolument rien à faire et rien à voir ici. D'après les infos que j'avais glanées, je pensais qu'Ella était un charmant petit village de montagne, mais ce n'est en fait qu'une rue bordée de restos. Nous rentrons en tuk tuk pour 100 Rs car j'ai peur des chiens errants. La guesthouse étant dans la jungle, on s'endort au chant des grenouilles et autres bestioles qui ne sont séparées de nous que par la grande baie vitrée. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 08/01/2012

Nous partons au lever du jour faire le Little Adam's Peak. Bien qu'étant encore très courbaturé suite à l'ascension du vrai Adam's Peak, nous décidons quand même d'aller voir à quoi ressemble le petit. Nous ratons le début qui n'est pas indiqué mais des gens nous renseignent. On grimpe un petit chemin au milieu des plantations de thé. Il n'y a personne, pas de bruit. La montée est facile, c'est très paisible. Les nuages jouent avec le soleil, et au fur et à mesure qu'on s'élève le paysage devient de plus en plus époustouflant. On monte facilement jusqu'au sommet et une fois en haut la vue est splendide. Le soleil levant projette l'ombre de la montagne, entourée d'un arc en ciel tout rond, et on peut voir notre propre ombre au milieu de l'arc en ciel projetée sur les nuages, c'est superbe, j'avais jamais vu ça auparavant! Seul bémol, le dimanche les cueilleuses de thé ne travaillent pas et on n’en verra aucune.

Retour à la guesthouse. Le petit dej servi est typiquement Sri Lankais. Il y a des nouilles de riz, du poisson mariné et un légume piquant. Je dois dire qu'à part le café, c'est bien bon.

Nous quittons Ella vers 9H00 pour rejoindre Tissamahamara, surnommée juste Tissa. La route est superbe. Dès la sortie d'Ella on s'arrête photographier une grande cascade. Ensuite, on fait un stop à Budurawagala voir des buddhas taillés dans la roche. La petite route, ou plutôt le chemin, qui y mène est très paisible. Il serpente à travers des lacs et des marécages. On y croise un gros iguane. Le climat change, on quitte l’air tempéré, voire frisquet de la région montagneuse pour la chaleur du sud. Arrivés à Tissa, on contourne le lac pour aller loger au Peacock Hotel. Très jolie chambre, propre, et belle SDB. On sirote un fresh pineapple juice en attendant notre jeep pour aller faire un safari au Yala Park, la température est caniculaire. La jeep arrive et nous embarque pour 6000 Rs par tête. Le trajet pour rejoindre l'entrée du parc est long et chaotique.

Pendant que notre chauffeur va acheter nos billets, un iguane passe nonchalamment au milieu des jeeps prêtes au départ pour donner un avant goût de ce que nous allons voir! L'entrée du parc est gardée par des hommes armés de kalachnikov, plus une barrière électrifiée de 18h00 à 9H00. Protection anti éléphant. Un éléphant, ça a l'air sympa de loin, mais mieux vaut ne pas s'en approcher car je pense que c'est loin d'être amical. Vous n’avez jamais remarqué leur regard perfide ?

Dès le début du safari, nous apercevons notre premier prédateur. Un énorme sac à main, pardon, un gros crocodile se dore la pilule au soleil, la gueule grande ouverte.  Le parc est une sorte de grande savane percée de multiples points d'eau. On y aperçoit des buffles, des cochons sauvages, des daims. Il y a aussi de nombreux paons (peacocks en anglais) dont un nous fera l'honneur d'une roue.  Le chauffeur a eu la bonne idée d’amener son fils avec lui, et le petit a l’œil affuté, il n’arrête pas de crier le nom de toutes les bestioles qu’il aperçoit souvent en premier.

Soudain, on croise une voiture qui nous fait des appels de phare. Les chauffeurs se parlent et ni une ni deux, on file à vive allure sur les chemins défoncés. On se dit que vu la précipitation, ça doit être un truc important! Effectivement, on tombe sur la star du parc, celui pour qui de nombreux touristes font le déplacement : le léopard! Il est confortablement installé sur une branche d'arbre. Le zoom de mon appareil photo, idéal pour un safari (canon 70-200 F4 IS) me permet de sortir une image potable. On a de la chance car tout le monde ne tombe pas sur un léopard.

Un peu plus loin, on tombe nez à nez avec une famille d'éléphants. On y voit un éléphanteau chasser un piaf d'un coup de trompe! Le Yala parc tient ses promesses et ceux qui aiment voir des animaux en pleine nature seront servis! Nous rentrons au Peacock Hotel à la tombée de la nuit. Nous décidons d'y rester diner et nous avons eu raison car la bouffe y est bien bonne. Leur devilled chicken est excellent. Et le service très sympa. C'est une bonne adresse. La nuit sera hélas abrégée par un moustique invisible...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 09/01/2012

Voila une semaine que nous sommes arrivés au Sri Lanka. Le 1er bilan est très positif. Ce pays est fantastique et je me sens chanceux de pouvoir en profiter avant qu'il ne soit ravagé par le tourisme. La vermine est déjà là, les russes qui se bourrent la gueule, les japonais avec leurs masques sur la tronche, les allemands qui parlent fort, les français qui tirent la gueule et critiquent tout.... tous sont là, il n'en manque aucun à l'appel. Dans 10 ans, les Sri Lankais continueront-ils à regarder les étrangers avec un air étonné? Continueront-ils de dire "Hello, good morning" à toutes les peaux blanches qui passent? Ou est ce que tous les gamins demanderont à tous les touristes "money for photo" et les parents ne verront plus que des dollars sur pattes comme c'est déjà le cas dans bien trop d'endroits sur la planète?

Petit dej ce matin, 2 œufs au plat, jus de papaye, tartines et confitures (et thé pour Olya) Nous allons voir le Dagoba de Tissa. Une rivière coule à côté et des gosses y font leur toilette. Nibath nous dépose au centre ville. J'en profite pour faire des pannning des véhicules qui passent (photos de mouvement). On fait un tour dans le petit marché quand Olya remarque une nana bizarre qui nous suit, elle commence à flipper! En fait, un marchand nous dit qu’elle voudrait juste être prise en photo! Soit, si on peut lui faire plaisir… On achète 2 tickets de loterie à un vendeur ambulant qui lui aussi demande à se faire tirer le portrait (non, on n’a pas gagné!) Plus tard, ce seront des ouvriers qui prendront la pause. Tissa, que je m'imaginais suite aux avis glanés sur le net comme une cité dortoir servant de base aux safaris du Yala parc est en fait une bonne surprise. C'est un gros village très sympathique. Nous partons en fin de matinée vers la côte. Il fait dans les 35°C et on est bien contents de mettre la clim. On croise quelques temples sur la route qui gardent des éléphants enchainés, triste spectacle et drôle de façon de vénérer ses pauvres bestioles que de les torturer de la sorte…

Nous arrivons à Mirissa en début d'après midi à l'hôtel Paradise Beach Club. On nous donne une chambre avec balcon qui donne juste sur l'océan, c'est magique! Pour 137€, nous avons prévu d'y passer 2 nuits en demi-pension. Nous déjeunons sur la terrasse du resto qui est juste sur la plage. Soleil, chaleur, légère brise.... le rythme va ralentir. Les photos aussi, j'en suis déjà à 1500 après une semaine!  Nous nous étalons comme des crêpes sur les transats équipés de serviettes et de gros coussins super confortables. Quelques nuages arrivent, et nous allons nous doucher pour le diner.  La terrasse n'est pas trop  grande (uniquement 2 tables en largeur) et on sent ainsi une certaine intimité.  Ce n'est pas l'usine à touristes. Un orage éclate pendant le diner. J'ai rarement connu une aussi forte averse. C'est ce qu'on appelle un orage tropical! Soudainement, un éclair nous aveugle, immédiatement suivi d'une déflagration tonitruante, de celles qui vous prennent aux tripes. Ca vient de péter à quelques mètres! Finalement, l'orage s'enfuit pour nous laisser passer une excellente nuit sous la moustiquaire, bercés par le bruit des vagues à une vingtaine de mètres de la chambre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 10/01/2012

Réveil matinal, comme d'hab. On hésite entre footing ou ballade photo sur la plage. La 2e option est la gagnante. Un chien décide de nous accompagner. Il a un beau poil et un collier donc il ne doit pas être malade mais on évitera quand même de le toucher, on ne sait jamais… On le laisse se promener avec nous. Nous allons tous les 3 aussi loin que possible vers l'Est jusqu'à ce qu'une barrière rocheuse nous empêche de continuer. Ca fait une bonne petite marche, on croise des pécheurs, des vacanciers, des locaux... Au retour, on s'installe sous les palmiers pour faire bronzette et lire un peu. Le soleil tape déjà fort. Vers 12h00 je me douche et rejoins Nibath pour aller tirer du cash à un ATM. J'en profite pour chercher à réserver une chambre dans un grand hôtel à Negombo pour notre dernière nuit au Sri Lanka. Le LP conseille un super hôtel à 80$ la nuit mais le numéro ne répond pas. Nibath trouve le nouveau numéro, mais les chambres sont passées à 385$!! ouch!! Le LP actuel est vraiment à la rue niveau prix. On l'a constaté un peu partout. Les prix cités sont à multiplier par 2 ou 3 bien souvent. Je laisse tomber le super hôtel à Negombo…

L'après midi sera consacrée à la baignade, la lecture, et la bronzette. Je n'ai pas retenu le nom du resto de midi qui sert pourtant un très bon Devilled prawns (au milieu de la plage donc vers l'est par rapport à l'hôtel, surélevé, comptoir à gauche, il n'y en a pas des dizaines)

Je prendrai l'apéro avec un Montecristo Petit Tubos, vous l'avez compris, c'est devenu mon cigare favori. Le mojito est tout pourri, mais la pression correcte. Pour le diner, ce sera encore devilled prowns, mais à l'hôtel, sous forme de buffet.

 

 

 

 

 

 

Mercredi 11/01/2012

Je me lève à sept heures pour aller photographier les surfeurs. Les deux bras cassés à l’eau n’arrive pas à chopper la moindre vague et je rentre bredouille. Douche et petit dej avant de passer au check out. Ils sont en panne de machine à CB et on doit patienter plus de 30 minutes avant qu'on s'occupe de nous. Tout ça pour nous présenter la facture d'une autre chambre... bref, un peu le bordel, d'autant plus que la chaleur est étouffante. On décolle enfin, on passe la plage de Welligama, magnifique, et on fait un premier stop pour photographier 2 stick fisher, les pêcheurs sur bâton. Petit billet réclamé, Nibath affirme qu'ils gagnent leur vie en péchant, mais ils doivent se faire bien plus en se faisant photographier. Un peu comme certains cubains à la Havane qui font semblant de fumer d'énormes cigares pour faire payer la photo au touriste. Bref, comment résister à faire la photo de couverture du Lonely Planet...?

2e arrêt à Galle (se prononce Gaulle) ville occidentale apparemment. On fait un rapide tour des remparts mais on n'aura pas le temps de réellement sentir la ville. On verra juste un chien embêter un varan (ou l'inverse). On arrive enfin à Hikkaduwa, où nous devons passer 2 jours.  Ayant demandé des hôtels de meilleure qualité à Nibath et son père, nous n'allons pas voir la GH initialement prévue mais allons directement dans un grand hôtel. Nibath nous a assuré que la plage "same same Mirissa" avec plein d'activités, des restos... Pendant qu'on attend la clé de la chambre, Olya va voir la plage. En la voyant revenir, je comprends que ça cloche, elle a la mine déconfite! Je vais voir à mon tour. Au bout du jardin de l'hôtel, il y a un muret assez haut et en dessous, des cailloux partout, avec juste 30 cm d'eau. Il y a un trou dans les cailloux de 2 ou 3 m de diamètre rempli d'allemands qui pataugent dedans!!! Argh!!! Quelle merde!!! Pour nous la plage c'est sable fin, transats, et possibilité de nager, et je rajouterai pour moi à l'ombre d'un palmier! Je vais donc dire à Nibath que c'est une shitty beach et qu'il est "impossible to swim". Il me désigne le trou infesté d'allemands... différence culturelle… Dire que j'avais prévu 4 jours à Mirissa et que c'est le père de Nibath qui nous a fait changer d'avis pour venir ici! On check out 5 minutes après le check in pour aller voir la GH qu'ils avaient prévu. Les murs sont décrépis, mais c'est la plage que nous voulons voir. Un bon point, il y a du sable. Mais à part ça... la baie est remplie de bateaux, et je me vois mal nager en zigzagant entre eux. Et il n'y a bien sur pas de transats. Et encore une mauvaise surprise, la GH n'est libre que pour une nuit. La 2e sera prévue à Bentota. Nous signalons à Nibath que nous souhaitons nous poser au même endroit pour les 2 jours. La GH propose une première nuit dans une chambre avec A/C et la 2e dans une autre sans A/C. Ca ne nous plait pas! Nous demandons à Nibath de rappeler l'hôtel de  Mirissa. Il est "fully booked for 4 days". Nous lui faisons appeler une dizaine d'hôtels, la plupart sont fulls, d'autres, annoncés à 100$ la chambre sur le LP sont à 400$... On trouve finalement de la place au Peacock entre Mirissa et Galle.

Sur la route, Olya émet l'idée que des réservations ont pu être annulées entre temps à Mirissa et je les rappelle au cas où... Et Bingo! Ils ont une chambre à 125$ la nuit! On va retrouver notre paradis! Comme le dit le LP, il faut être fou pour quitter Mirissa. Nous rentrons donc vers 14h au Paradise Beach Club de Mirissa et sommes aux anges. On est peut être passé pour des chieurs, mais on a ce qu'on veut!

On déjeune au même endroit qu'hier, un devilled crabs pour moi, excellent, et une fish soup pour Olya. Baignade et transats aux coussins si confortables pour l'après midi. On verra par hasard un écureuil apprendre à son petit à sauter d'un arbre sur une cabane, étrange spectacle! Le grand n'arrêtait pas de sauter pour montrer au petit comment faire, et celui ci n'osait pas! Finalement ils repartiront, le petit enroulé autour du coup du grand!

Soirée tranquille à l’hôtel.

A ce stade, je dois vous avouer qu'on s'est posé pas mal de questions sur le fait d'être "accompagnés". L'hôtel qui était occupé 4 jours est libre quand on appelle nous même à peine une heure après. Hikkaduwa qui nous a tant été vanté ne vaut pas mieux que les commentaires du LP... Qu'en est-il des backshischs reversés par les hôtels aux chauffeurs? Nous n'aurons jamais la réponse. Nibath a plusieurs fois prouvé qu'il faisait tout pour nous aider, pour qu'on soit satisfaits. Son père est très sensible aux commentaires qu'on laissera sur les forums du routard et du LP. Leurs choix sont-ils orientés? Nous avions prévus 2 jours à Ella et sur les conseils de Nibath nous n'y sommes restés qu'un jour. Au détour d'une conversation il avouera que la chambre des chauffeurs n'est pas terrible avec la douche dehors... Je conseillerai donc de savoir à l'avance ce qu'on veut et de ne pas suivre les conseils aveuglément.

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 12/01/2012

Notre nouvelle chambre, la 512 est au RDC. La précédente, la 407 était au premier. Au niveau des moustiques, ça change tout!! La nouvelle est carrément envahie. Heureusement que les chambres sont équipées de moustiquaires. Rien de particulier à signaler pour ce jeudi. Nous passons la journée entre le transat et l'océan. Nous allons vers la pointe Est de la plage d'où l'on peut assister à un joli coucher de soleil.

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 13/01/2012

Bonne nouvelle, on peut faire le check out à 12h00! On ne se prive donc pas, et à 7h00 on est sur la plage! On ne la quittera qu'à 11h00 après avoir siroté 2 fresh pineapple juice. On prend donc la route pour Negombo, notre dernière étape. On s'arrête faire quelques photos à Welligama. On fait également un autre stop pour voir un Bouddha de 16m de haut, apparemment le plus grand de l'ile... Puis Nibath nous ramène chez lui, à Kaludura pour boire le thé. On y retrouve Sunny, le père, mais aussi la mère et la soeur. Sunny, toujours prévenant, s'assure que nous avons été satisfaits et que nous allons laisser de bons commentaires sur les forums. Au moment de payer le solde, il nous propose de ne pas payer les 2 nuits à Hikkaduwa vu que nous n'y sommes pas restés mais il nous facture 30€ le fait que nous soyons retournés à Mirissa. A la question "is it OK for you?", la réponse a été claire : "No, not OK!" Et pour plusieurs raisons : 30€ pour moins de 150km aller retour à moins d'1€ le litre c'est du foutage de gueule. Et nous payons déjà 40€ par jour. Le premier et le dernier jour sont des demi journées payées quand même 40€ et les journées passées à Mirissa au bord de la plage ne leur ont rien couté! Nous avions de toute façon prévu une excursion à Galle si nous étions restés à Mirissa! Enfin, il rembourse les nuits à Hikaduwa sur la base de 25€ alors qu'elles ont été facturées 30€!

Je tiens à être transparent en donnant ces précisions. Le chauffeur idéal n'existe pas, et Sunny fait parti de ceux qui ont les meilleurs commentaires. Simplement, les choses d'argent doivent être claires. Je recommanderai Sunny ou Nibath pour un tour du Sri Lanka. Ils sont d'une grande aide. Mais il faut dire ce qu'on veut, et ce qu'on ne veut pas, et il est mieux de choisir son hébergement à l'avance sur les conseils d'occidentaux habitués au même confort que vous.

Cet aparté terminé, nous reprenons la route de Negombo. Le trajet est sans fin, la circulation très dense. Nous pensions arriver avant le coucher du soleil, mais la nuit est tombée depuis belle lurette quand nous arrivons à la White House.  Nous posons nos affaires en essayant de ne pas nous faire bouffer par leur clebs... La chambre est plutôt miteuse, heureusement qu'on n'y reste qu'une nuit. Nous ressortons chercher un resto. On nous conseille le Lords, mais finalement nous irons au Tuksar. Le patron, un belge installé depuis 23 ans, nous fait la causette. Il bosse dans une usine et a ouvert ce resto il y a 9 mois. Il ne comprend pas plus que nous l'envolée des prix des hôtels et avoue que le pays se tire une balle dans le pied. Il nous cite l'exemple d'un hôtel ou la chambre valait 65$ l'an dernier et est passé à 350$ cette année après un coup de peinture. Même personnel, même service très moyen, mais prix multiplié par six! Les GH suivent l'inflation des hôtels, et voila comment on se retrouve à 30€ la nuit dans un bouiboui. Nous rentrons par la route des hôtels, sans charme, où les touristes passent une nuit à leur arrivée ou juste avant leur départ.

En rentrant dans la chambre, j'écrase un cafard dans la salle de bain sans le dire à Olya sinon elle serait partie dormir ailleurs!

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 14/01/2012

Réveil vers 7h après une  nuit très difficile dans ce trou qu'est la White House. On se demande combien la chambre a pu être facturée à Sunny... Le petit dej restera sur la table, le pain doit dater de l'avant veille...On charge les bagages et on file au fish market. Celui ci bat son plein de 4h à 6h du mat, mais il est encore actif à notre arrivée vers 8h. La plage est une sorte de cour des miracles avec le poisson qui sèche au soleil, des gens de partout, des stands où ça vends, où ça découpe, des poissons à même le sol, des corbeaux noirs qui font ripaille.... Il n’y a aucun touriste en vue, et plein de bonnes photos à faire ! Nous y resterons environ 30 minutes avant d'aller à Negombo centre. On se promène dans le coin de la tour de l'horloge. Les commerces ouvrent à peine. La ville ne nous charme pas particulièrement. Nous dépenserons nos dernières roupies au duty free de l’aéroport. Une famille de russe dévalise le magasin (mugs, bibelots de pacotille au prix fort)… on n’a pas du faire le même voyage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bilan :

Ce fut un voyage extra dont nous nous souviendrons longtemps. Rien ne nous a déplu hormis la qualité parfois limite des hébergements. Nous avons le sentiment d'avoir fait énormément de choses : l'ascension de l'Adam's Peak à 2h30 du mat, le train en cuisine entre Nuwura Eliya et Ella, le rocher de Sigiriya, Yala Park, 4 jours à Mirissa resteront parmi nos meilleurs souvenirs. Deux semaines est le minimum pour cette boucle. Si je devais y revenir, je ne prendrai pas forcement un chauffeur, on peut tout faire en train et en tuk tuk, tout le monde comprend et parle l'anglais, il n'y a pas d'insécurité... juste il faut avoir le temps si on se débrouille par soi même. Un chauffeur facilite la vie, un peu trop parfois, au point qu'on se sent traverser le pays dans une bulle sans avoir autant de contacts avec les locaux qu'on le souhaiterai.

 

Vous pouvez visiter mon site consacré à la photo ici : http://www.christophefaugere.com

et mon Flickr ici http://www.flickr.com/photos/christophefaugere  (mise à jour quotidienne)

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21 juin 2011

Chypre, Juin 2011

Dimanche 12 Juin 2011, Roissy CDG Terminal 3 - Je dégote une boite de 25 Upman Coronas Junior pour un peu plus de 100€. Les bagages sont enregistrés, j'ai mon sac photo sur le dos et Olga un sac à main. Nous nous dirigeons vers la porte d'embarquement N°3. On embarque dans un avion XL Airways aux 3/4 vide. Un pauvre sandwich froid nous est servi pendant le vol...

 

 

Arrivée à Larnaca 4h30 plus tard. Le bureau Héliade se situe juste à la sortie après avoir récupéré les bagages. On se dirige vers le bus qu'on vient de nous indiquer. Il y a environ 1h00 de transfert vers l'Hotel MALAMA, situé entre Protaras et Paralimni. On arrive de nuit.

 

On laisse nos bagages à l'accueil et on dîne rapidement car la cantine ferme (c'est plus une cantine qu'un resto). On découvre notre "suite", qui ressemble en fait à un appart et dois faire dans les 40m². Une chambre avec balcon, une belle SDB (mais un seul lavabo), et un salon avec cuisine ouverte bien équipée. On n'en profitera pas beaucoup pendant le séjour!

 

 

Lundi 13 Juin

Debout, direction le pti' dej. Première impression pas terrible, le jus d'orange est chimique comme pas possible. On a les classiques d'un english breakfest et des croissants plus des olives (ils ne servent les olives qu'au petit dej, bizarre...) La réunion de présentation a lieu à 10h00, j'ai HORREUR de ces trucs, mais on a pas trop le choix, et on a quelques questions...

Luc, français et correspondant d'Héliade pour notre séjour nous présente rapidement les activités. Nous pensions plutôt favoriser le farniente durant cette semaine, mais la crique (très jolie) devant l'hôtel étant assez petite, on a vite compris qu'on allait devoir se lever à 6h00 pour réserver un parasol. Aux Caraïbes, avec le décalage horaire, ça passe, mais ici, pas question (du moins pour moi car Olga met le réveil à 6H45 en vacances, oui oui!)! On a donc profité d'une offre intéressante pour louer une voiture 4 jours (200€ avec le plein) Elle doit arriver demain.

 En attendant, on cherche une plage vers la droite de l'hôtel, mais après une longue marche on ne trouve rien d'interessant et on rentre. C'est férié, et les plages (les crique plutôt) sont surpeuplées.

Pour ne pas perdre de temps, nous décidons d'aller à Protaras en bus (1€ le trajet) voir à quoi cela ressemble. Direction un rond point où il y a parait-il 2 arrêts de bus, 1 pour Paralimni, l'autre pour Protaras, suffit de pas se tromper de sens... Évidemment, on a failli monter dans le mauvais bus (on roule à gauche à Chypre) mais tout le monde parle un bon anglais donc on arrive finalement assez vite à destination, et des touristes anglais nous indiquent le bon arrêt. La chose la plus visible à Protaras est une sorte de chapelle sur une colline, et comme tout bon photographe qui se respecte, les points élevés ça me plaît! Donc direction la chapelle! Elle n'a pas l'air bien loin, mais pas pour Olga! Celle ci demande à un serveur à quelle distance elle se trouve, et le serveur lui répond en anglais un truc du style "bah 10 minutes à pied, on la voit au bout de la rue!" :) On visite donc la chapelle après avoir grimpé quelques marches et on découvre le panorama sur la ville. 

Je suis attiré par des arbres couverts de tissus gribouillés, et Olga remarque que ce sont des messages pour les morts. Ca fait bizarre, je me demande si c'est une fete ponctuelle ou si c'est tout le temps comme ça?

Retour au centre ville, bars et restos à gogo... On file vers la plage et on s'arrete boire un cocktail face à la mer. Superbe terrasse avec canapés confortables et musique ambiant lounge. Hélas, on me servit le pire Mojito de ma vie... Olga prend une sorte de Daiquiri rouge.... tout aussi dégueulasse! Ça commence mal!

 

Au lieu de revenir vers le centre pour chopper un bus, Olga préfère marcher sur la promenade du bord de mer. Bon, je la suis... Mauvaise idée, cette promenade est plus longue que prévu, et après une bonne marche, on arrive enfin à un arrêt de bus, mais jour férié oblige, des bus, y en a pas! On choppe donc un taxi à 3 portières pour rentrer à l'hotel. Je fais quelques photos dans le taxi car c'est la première fois que je vois des taxis Mercedes à 3 portes.

 

Il nous dépose à l'hôtel, et immédiatement, je me rends compte que mon iPhone a disparu! Olga court derrière le taxi mais celui ci est déjà parti. Et par miracle, Luc arrive à ce moment, et c'est avec sa voiture perso récemment défoncée par un grec qui avait un coup dans le pif qu'il m'emmene à la station de taxi et deuxième miracle, le taxi est là, et mon iPhone sur le siège arrière!!! Ouf!!! Je ne perds pour ainsi dire jamais mes affaires, alors mon iPhone, ça m'aurait vraiment embêté! Ne serait-ce que le carnet d'adresses! Merci Luc!

 

 

Mardi 14 Juin

9H00, RDV avec le loueur de voiture. Finalement ce sont 2 jeunes femmes qui arrivent. Luc nous aide pour les démarches. On nous apprend qu'au lieu de la catégorie B demandée, on sera surclassé, et on se retrouve donc avec une Mitsubishi Lancer blanche. On nous donne un numéro de téléphone en cas de pépin. Juste une chose : interdiction d'aller au Nord (territoire occupé par l'armée Turque depuis 1974)

Petit souci, nous voulons précisément aller au nord, à Famagouste! Luc nous a décrit l'atmosphère lugubre de la ville fantôme (zones d'hotels abandonnés) et je ne veux pas rater ça! On prend donc le risque d'y aller quand même!

C'est la 1re fois que je conduis à gauche, et je dois dire que c'est plus facile que ce à quoi je m'attendais. Le gabarit de la voiture me gène un peu et le rétro opposé passe parfois pas loin des voitures garées mais ça va quand même!

Direction Paralimni, puis on suit les panneaux Famagouste, et.... on arrive à un poste de l'ONU, mais aucun passage possible ici. Il s'agit bien d'une belle et large route, mais elle est complètement bloquée, interdiction absolue de passer, apparemment depuis plus de 30 ans! Après 30 minutes de recherches infructueuses et 4 ou 5 demi tours, un chauffeur livreur nous dit que le passage se fait à une vingtaine de kilomètres. Il faut suivre Frenanos, puis Vrysoules. OK, on va bien y arriver! On arrive finalement au poste frontière. Je m'avance, mais Olga me fait remarquer qu'il faut se garer et aller faire les papiers... Il faut prendre une assurance pour la voiture (minimum 3 jours, 20€) puis faire tamponner une feuille volante (Visa) qu'on met dans son passeport. Attention de ne pas perdre ce bout de papier sous peine de grosses emmerdes! La zone turque de Chypre n'est reconnue par aucun autre pays mis à part la Turquie. C'est une zone de non droit, ou les bandits peuvent tranquillement se réfugier, vu qu'il n'y a aucun accord d'extradition avec aucun pays.

L'entrée dans la partie turque est assez impressionnante. On change de pays, radicalement. On quitte de belles routes pour se retrouver à Beyrouth. La route principale qui relie la frontière à Famagouste est défoncée, c'est plus sale, bref, on se sent un peu mal à l'aise, mais j'aime bien ce sentiment d'insécurité un peu naïve. On suit la route principale (on essaye, car elle est coupée par endroits) et on arrive dans la vieille Famagouste. On se gare en bas des remparts pour y monter et admirer la vue. Une cathédrale proche se détache au dessus des toits, éclairée par une éclaircie. Il parait que l'entrée par laquelle nous sommes passés était autrefois protégée par une roue avec des lames acérées, et qu'un cavalier musulman s'est jeté avec son cheval sur la roue pour la casser. Il périt, mais son sacrifice a permis aux autres de passer par là et ainsi de prendre la ville. 

Nous reprenons la voiture afin de nous garer au centre de la vieille ville, en faisant attention de nous mettre sur une vraie place de parking (il ne manquerait plus que de se faire embarquer la voiture) On passe environ 2h à visiter la vieille ville, déambuler dans ses rues, déjeuner d'un Kebab (délicieux), regarder les groupes de touristes en visite organisée. On  se sent bien. Il fait chaud, mais c'est supportable. La vieille ville est vraiment très agréable, et les gens plutôt sympathiques.

Après avoir fait le tour, on se dirige vers la mer, et la zone fantôme. On trouve un petit parking proche d'un casino avec un panneau "Beach", et on se retrouve sur la plage, juste devant les buildings éventrés. Nickel! Celui à notre droite n'a plus de cage d'ascenseur, seuls des câbles pendent dans le vide. On prend 2 transats et un parasol pour un prix dérisoire, et on attend que le soleil sorte, car le temps est un peu couvert. Une ballade sur la plage nous montre l'étendue de la zone fantôme, c'est une grande baie entièrement à l'abandon. D'ailleurs, je ne sors pas le reflex car des gardes surveillent et les photos sont interdites. J'ai pas envie de me faire sucrer ma carte mémoire, ici ou lors du passage de la frontière au retour. Je fais semblant de téléphoner avec l'iPhone, et la fonction photo "de face" me permet quand même d'emporter un souvenir!

Retour sans soucis. Le garde frontière Chypriote nous demande ce qu'on a fait, ce qu'on a acheté, il regarde tous les visas des passeports et nous laisse passer (heureusement)

Au diner, on fait la connaissance de Vidas, un cuistot roumain gay super sympa qui va nous faire de bons petits plats tout au long du séjour. Ensuite, on se dirige vers le bar de la piscine. L'alcool est un peu dégueulasse, c'est le même jus de fruit que le matin, et l'animation bien naze, on va se coucher.

 

Mercredi 15 Juin

En allant sur le parking chercher la voiture, nous croisons Luc qui nous demande ce que nous allons faire, nous lui disons "Le Troodos" (partie centrale de l'ile) Il nous dit que c'est une super bonne idée, et qu'il faut passer par Nicosie, car la route est plus belle. Zut, moi j'avais prévu de passer par la côte! Qu'a cela ne tienne, on fera Nicosie rapidement le matin et le Troodos ensuite! Direction Larnaka et bifurcation vers Nicosie (Lefkosia en grec) Je roule à 140km/h environ (limitation à 100km/h), et malgré les panneaux d'avertissement de radar, on n'en verra pas un. Le trajet est rapide, on se gare près de la vieille ville, et on entre par l'ouest à côté de la frontière avec la zone turque. Car il faut savoir que Nicosie est la seule capitale européenne (mondiale?) à être coupée en 2. L'avenue centrale permet de passer côté Turc, ce dont nous ne nous priverons pas. Le côté grec est très sympa, on s'enfonce dans les ruelles, on voit des artisans partout. Ils travaillent le bois, le métal, tout! Les barbiers sont assez atypiques aussi! Le soleil commence à taper, et le jus d'orange proposé par un commerçant qui voulait nous vendre un verre (un peu trop cher) nous fait du bien.

 

On arrive progressivement au poste frontière. Olga, un peu parano (sûrement sa jeunesse dans une dictature, hein ma puce :) ) me dit de cacher le Visa que nous avions fait la veille, ce que bien évidemment je m'empresse de ne pas faire vu que je n'en vois pas l'utilité! La frontière se passe sans problème. Le côté turc est plus commerçant, on voit des faux Vuitton partout! Une rue en pente vers un grand monument nous attire.

Là encore, comme à Famagouste, on voit une belle cathédrale... transformée en mosquée, ça fait bizarre.... M'enfin, il doit bien y avoir des mosquées transformées en cathédrales non? à voir...

On profite d'un banc à l'ombre pour se poser un peu. Des chatons s'amusent à côté de nous (il y a plein de chats à Chypre). On essaye de s'enfoncer un peu côté turc mais ca a l'air moins interessant que le côté grec donc on rentre doucement vu que la journée est un peu chargée.

Une glace nous fera tenir jusqu'au déjeuner, car nous préférons quitter Nicosie et déjeuner dans un petit village. Je ne comptais pas faire la visite de Nicosie, mais finalement je suis très content d'y être allé car ça vaut le détour.

Nous partons vers le Troodos. Arrivés à Astromeritis, nous obliquons au sud et nous arrêtons à Kakopétria ou nous déjeunons. La tenancière est d'origine asiatique, et cela me fait penser qu'a plusieurs reprises nous allons croiser des asiatiques, parfois même avec un "chapeau chinois" et j'avoue me demander le pourquoi du comment...

 

Le repas fut constitué uniquement de différentes entrées, tarama, houmos, tzatziki, pain pita, un délice. Olga qui voulait aussi prendre un plat avoue qu'elle aussi est rassasiée. Une averse et un ciel menacant ne sont pas de bonne augure pour la suite, mais finalement ça passe. Petite marche pour digérer, mais nous ne trouvons pas vraiment de rue particulièrement charmante, donc nous repartons en direction du Mont Olympe. Grosse déception au sommet, car la route est barrée, il s'agit d'une zone militaire! Et bien sur, ce n'était indiqué nulle part!

 

Petite anecdote, si vous suivez les panneaux (tout est bien indiqué en général) ne tenez pas trop compte des indications kilométriques. Il est fréquent de voir un panneau "truc" à 25km, puis après avoir roulé 10km, on voit "truc" 35km... On a remarqué ça plusieurs fois...

Notre guide Evasion (que nous ne recommandons pas en fin de compte) nous conseille le village d'Omodos, donc nous nous y rendons, escortés par un camion de pompier sirènes hurlantes qui part éteindre un début d'incendie à l'entrée du village. La route est sinueuse mais en très bon état et les paysages sympas. Ce village me fait penser à Saint Cirq La Popie, près de Cahors. Tout le village a été transformé en boutiques, mais les cars de touristes arrivent tôt le matin, alors que nous y sommes en fin de journée. Du coup, il n'y a que des locaux, et malgré l'orientation très mercantile de ce village, ces ruelles pavées valent le détour. Et puis on n'est pas en Tunisie... personne ne viendra vous accrocher le bras pour vous faire entrer dans sa boutique! Il fait bon, on achète du vin, de l'huile et du miel, et on se pose à une terrasse sur la place principale. Là encore on croise une petite chinoise qui bosse pour une mamie dans une boutique et on se demande un peu comment elle est arrivée ici, et pourquoi?

 

Le soir tombant, nous rentrons par l'autoroute via Limassol et Larnaka. Étant un peu fatigués, on ne sort pas, et on va participer à la soirée "Quizz"... On arrive à 9/10 pour la culture générale, mais seulement 3/10 pour la culture musicale... A notre décharge, il n'y avait que des questions sur de la disco, et les années 70 / 80, c'est pas trop notre truc! Heureusement qu'on a pas gagné, car le vainqueur a du aller sur scène se foutre à poil, vraiment le truc débile d'animations à la con, on va au lit, des images de touriste gras du bide se tortillant dans la tête...

 

 

Jeudi 16 Juin

Les visites, c'est bien, mais la plage aussi! Aujourd'hui c'est décidé, c'est Agia Napa, décrit comme un enfer à touriste dans notre guide. Alors, oui Agia Napa c'est 100% touristes, mais ça fait du bien de quitter notre hôtel un peu trop orienté famille à notre goût, et nous apprécions de croiser des jeunes! La plage est assez grande, et très belle. On loue un parasol (6€ pour 2 matelas + parasol) à la journée. Et je commence la lecture de "La carte et le territoire", le dernier Houellebecq (déception ce bouquin, rien à voir avec un Plateforme)

 

Pour déjeuner, je souhaite rester sur place et manger en bord de mer. Les prix sont un peu plus élevés qu'ailleurs, mais le cadre est sympa. Olga refuse de payer 50% en plus car elle ne comprend pas que le cadre ça se paye! Après discussion, je cède et nous rentrons déjeuner à l'hôtel, car je sais ce que sous entend "on fait comme tu veux" sortant de la bouche d'une femme après une dispute! Aller-retour rapide (10km) à l'hotel, on en profite pour picoler car le vin blanc est pas dégueu et on est en all inclusive...

 

Après midi idem matinée, lecture et glande sur la plage. A noter, le resto sur la plage (il n'y en a qu'un) fait d'excellents mojitos. Le barman, très sympa, a son petit jardin derrière ou il cultive la menthe. On marche sur la plage, je matte les nanas, Olga matte les mecs, c'est cool... :)

Retour à l'hotel Malama pour diner, et fin de soirée habituelle... On va boire un verre au bar et je demande un rhum orange à une nouvelle serveuse. Celle ci me répond "bear?". Bear? what bear? Rhum! Elle arrive à comprendre en roulant le R de rrrrrrhum... pas douée... Idem pour la camomille. Un barman nous dit la veille que ça se prononce "Camil". Quand on demande une "camil" il ne comprend rien....

 

 

Vendredi 17 Juin

Ce matin la voiture indique une autonomie plutôt limitée, et on a pas envie de remettre de l'essence, donc je décide de rouler pépère en direction de Larnaca pour voir l'influence que ça a sur la conso. (en général, on ne peux pas trop qualifier ma conduite de pépère) Et bien au bout de 40km, l'autonomie de la voiture avait augmenté par rapport à notre départ! Plus on roulait, plus on avait d'autonomie! Je suis descendu à 5.1l au 100, à 80km/h sur autoroute. Bon, à part ça, une Mitsubishi Lancer c'est un veau. Étant habitué à plus puissant, je l'ai vraiment trouvée lente, trop grosse, et surtout, mon dos me fait encore souffrir, j'ai passé 3 nuits sans dormir tellement j'avais mal au dos. La forme du siège casse les reins, c'est horrible. Je ne comprends pas qu'on puisse créer des sièges aussi inconfortables...

On commence par chercher le village de Kiti pour son église, la Panayia Angeloktitos, mais on ne la trouve pas. Déjà qu'il n'est pas facile de savoir dans quel village on est car il n'y a pas / peu de panneaux et que j'ai un mal de chien au dos, on décide de zapper Kiti et on va vers le lac salé visiter la mosquée Tekke Hala Sultan. C'est joli de l'extérieur, mais franchement, ca ne casse pas 3 pattes à un canard à l'intérieur... donc on ne perd pas notre temps et on va à Larnaca.

 

 

Larnaca est composée d'un quartier turc au sud du fort, et grec au nord du fort. Fort qui d'ailleurs ne vaut pas le détour... On se gare sans difficulté au centre ville. D'abord le côté Turc (pas sous occupation turque hein, faut suivre là, il y a les chypriotes grecs, les chypriotes turcs, et les colons turcs, les colons turcs restent dans la partie nord du pays) 

On visite Saint Lazare, une église orthodoxe si ma mémoire est bonne, on se balade dans les ruelles, mais c'est moins interessant qu'ailleurs. Le quartier turc est moins typique qu'à Famagouste ou Nicosie (en territoire Turc) et le côté nord n'est pas très interessant. Il n'y a que des boutiques modernes. On visite le marché bof bof... Je trouve une boutique avec une armoire à cigare et trouve des Cohiba à 6€. C'est un bon prix et j'en prend un. Je réaliserai plus tard que c'est un faux en comparant la bague avec ceux que j'ai à la maison. Le vendeur était sympa, mais il m'a eu! Je serai sur mes gardes la prochaine fois! Poursuite de la visite, le front de mer est sympa mais n'a rien de spécial. A noter, la plage est moche, avec un sable marron caca...

Nous déjeunons au Monte Carlo, qui possède une salle directement posée sur la mer (côté turc) Là encore, rien que les appetizers nous suffiront. C'est délicieux, et copieux. Dessert offert par la maison en plus!

 

C'est le ventre plein que nous partons pour Agia Napa passer la même après midi que la veille. Le barman d'hier me reconnait, et me propose un cocktail spécial pour mon amie. Quand je le vois couper une dizaine de fraises avant de les mettre au mixeur, et rajouter 3 alcools différents, je sais qu'elle ne sera pas déçue (5€ les cocktails) Pour moi ça sera Mojito of course, quoi d'autre pour accompagner un Upman?

Soirée, ben vous savez quoi...

 

Samedi 18 Juin

Pas de voiture aujourd'hui car nous avons déposé les clés de la voiture hier soir à l'acceuil de l'hotel (en fait elle est restée sur le parking jusqu'a notre départ, le loueur n'est jamais revenu, si j'avais bousillé la bagnole il ne l'aurait même pas vu!)

Première idée : louer un Buggy et aller à Agia Napa (on a bien accroché à cette plage :) ) Hélas, un buggy coute plus de 60€ à la journée, soit 40% de plus qu'une voiture... Nous avions dégoté une petite crique le premier jour en longeant les falaises vers la gauche, et nous décidons de nous y rendre à pied en suivant la côte. C'est pas très grand, et déjà blindé, mais on arrive à chopper les derniers transats dispos et on s'installe pour la journée. On rentre quand même manger à l'hôtel, on n'est qu'à un petit quart d'heure de marche. Olga passe par la côte, moi je passe par la ville car je veux faire des filés de taxis et scooter (photos de mouvement)

 

On y passe également l'après midi, et on s'en va pas trop tard, épuisé d'entendre une anglaise beugler comme une truie ...

Olga propose un tour de canoë car ce n'est pas encore fermé. J'avais adoré en faire à l'ile Maurice (c'est super pour les épaules) donc on fonce. On prend un 2 places et zou, direction la haute mer! Au bout de 4 ou 5 minutes on se retourne et je m'aperçois qu'on est déjà hyper mais hyper loin de la côte! On avait le vent dans le dos + certainement un fort courant! On tourne donc pour rentrer mais je ne veux pas ramer face au vent, donc je dis à Olga de se diriger vers le soleil couchant en direction de Famagouste, ce qui nous donne une trajectoire parallele à la côte et nous permettra de faire un virage à 150° pour se rapprocher de la côte sur le chemin du retour. (avancer en zigzag quoi) J'ai pas du être persuasif car Olga commence à paniquer sévère! Elle veut à tout prix ramer face au vent pour rentrer directement! J'arrive à lui faire entendre raison, et elle se rassure sur mes capacités de marin (d'eau douce!) On rentre donc peinard quand elle a la bonne idée de vouloir faire un 2e tour... (mais pourquoi, pourquoi, quand quelquechose se passe bien faut-il tenter le diable...) bref, on repart pour un tour, sauf que là pour longer la côte, il ne faut pas viser le soleil mais un peu plus à droite, vers le large. Au bout d'un certain temps on refait notre grand virage vers l'hôtel (on le voit plus l'hôtel, on ne voit que la crique au loin) et là, galère! Le vent souffle vraiment fort et il a changé de sens, et on est obligé de ramer contre lui sinon on ne se rapproche pas du rivage. Longer la côte c'est bien, zigzaguer, c'est cool, mais à un moment, il faut quand même rentrer! Olga est toute joyeuse à l'avant du canoë, et moi je rame comme un forcené à l'arrière et j'en mène pas large. Le temps semble bien long, et la côte ne se rapproche pas. Je mettrai un bon bout de temps avant de constater qu'on arrive quand même à se rapprocher de la côte, et jamais je ne ferai de pause pour ne pas laisser le vent nous refaire perdre du terrain.

Dernier diner, je tente un nouveau cocktail, dégouté des rhums oranges, et le rhum limonade + tranche de citron est pas mauvais en fait! Ca se rapproche assez du Mojito.

 

Dimanche 19 Juin

Départ de l'hôtel vers 9H00, Luc nous accompagne, enregistrement OK, on a le temps de faire la zone de shopping dans tous les sens, leur cave à cigare est juste immense! On prend un café glacé et on matte un gamin attablé devant son  ipad qui compte et recompte ses liasses de billets verts... Bon à savoir, il n'y a pas d'appel à l'embarquement. On se rend donc à la porte 15 min avant l'heure et on s'aperçoit que tout le monde à déjà embarqué, tout le monde sauf les 3 attablés au même resto que nous qui venaient juste de commencer leur repas! L'heure affiché sur le ticket est l'heure de décollage en fait! Je vais les prévenir qu'ils sont les derniers et que tout le monde est rentré dans l'avion...

Finalement, des grèves en Grèce retardent notre décollage d'une heure. On arrive à Paris à 17h00 et il fait 17°c! On attend le bus pour Opéra et on arrive à la maison vers 19H00!

 

Finis les mezzes, prochain voyage.... la Toscane cet été!

En attendant, vous pouvez visiter mon site consacré à la photo ici : http://www.christophefaugere.com

et mon flickr ici http://www.flickr.com/photos/christophefaugere

 

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