Crête

Samedi 28 avril 2012, 18h50 RER B, station Saint-Denis Stade de France.

Des Petits Quevillois sortent du RER pour aller supporter leur équipe qui affronte Lyon dans un peu plus d’une heure au Stade de France. Il pleut depuis 1 mois, et il fait froid. L’hiver, qui s’en était allé en mars, est revenu en force en avril.  Nous, nous restons assis car nous avons rendez-vous plus loin, au comptoir d’Aegean, au terminal 1 de Roissy Charles de Gaulle. L’enregistrement se fait rapidement et sans soucis. Le jeune opérateur nous tend nos billets : 1A et 1B. Au moins on ne mettra pas longtemps pour sortir de l’avion! Le duty free est vraiment pourri, 8 euros les Montecristo n°4, quel intérêt? De toute façon, j’ai déjà acheté mes cigares cette aprem dans Paris, je ne voulais pas tomber sur des boutiques fermées comme ce fut le cas pour notre dernier voyage au Sri Lanka! Nous embarquons à l’heure porte 71. Le taxi way semble interminable, et la pluie continue. Dans 10 minutes nous serons au dessus des nuages.

Le vol est rapide, environ 3 heures. Aegean nous propose 3 collations en plus du diner (pates sauce tomate, peut mieux faire !) A l’arrivée, à 1h du mat, les bagages tombent rapidement, et nous sortons de l’aéroport et trouvons de suite notre agent de voyage, une quinqua l’air pas futfut mais aimable et qui répond aux questions. Elle nous dit d’aller récupérer notre voiture chez Budget et nous souhaite un agréable séjour. Ca doit être chiant son job, tous les dimanche à 1h00 du mat, attendre un troupeau de touristes et leur dire « Vous pouvez récupérer votre véhicule au comptoir de Budget, passez un agréable séjour »…

Budget en profite pour nous facturer 25 euros pour les avoir fait bosser de nuit, ya pas de petits profits... Bref, nous voila en possession de notre Hyundai Atos, seuls, fatigués, sur les routes crétoises, en pleine nuit.

 La route est bonne d’Héraklion jusqu’à Rethymnon.  Vu les virages et les lumières en hauteur, le relief est escarpé. La vue de jour doit être pas mal. On fera des photos au retour... Nous arrivons à Rethymnon à une heure avancée de la nuit. Et trouver un hôtel en pleine nuit sans avoir de GPS n’est pas évident, d’autant plus qu’ils adorent les sens uniques ici! Comment faisaient nos ancêtres sans GPS ? Les femmes savaient-elles lire des cartes à l’époque ? Mystère…

Après avoir fait le tour de la ville, un taxi en sens inverse me fait des appels de phare…  Il se pourrait que j’ai pris un sens unique à l’envers… Ouais, marre-toi lecteur ! De nuit, sans signalisation, j’aurai aimé t’y voir !

Finalement, un policier nous indiquera que nous sommes seulement à quelques centaines de mètres de notre destination, et l‘hôtel Minos se dévoile enfin. Nous trouvons une place sur son minuscule parking. Le réceptionniste très sympa nous souhaite la bienvenue, nous donne un formulaire et nos clés. Chambre 517, 3e étage, efkaristo (merci). La chambre est sympa, assez grande, SDB avec baignoire. Petit balcon avec vue sur l’océan. 2 assiettes froides nous attendent dans la chambre au cas où nous aurions faim. Charmante attention. On se couche et je m'endors de suite comme un bébé.

 

 

 

 

Dimanche 29 avril

Réveil à 9 h, youpi, c’est le premier jour de vacances ! La salle de déjeuner  est correcte, le petit dej plutôt limite quant à lui. Il y a le classique english breakfast, et quelques restes de fruits de ci de la, pas de jus frais. On est entouré de vieux et je fais remarquer à Olya qu’on se croirait dans une résidence Hespéride. On remonte se laver et s’habiller et on sort de l’hôtel direction la plage à quelques centaines de mètres à pied. Il fait grand soleil, polo, short, tongs, ça fait du bien! La plage est pas mal. Ya du sable et pas que des galets. Un peu trop proche de la route néanmoins. On la suit en direction du centre historique. Il faut compter une vingtaine de minutes pour le rejoindre en marchant tranquillement. A noter que plus on se rapproche du centre et plus la plage s’élargit, il vaut donc mieux marcher un peu pour trouver un transat loin du bruit et de la pollution des voitures plutôt que de rester à côté de l’hôtel. On se pose prendre un expresso à la terrasse de My Place, bien assis dans un canapé confortable.

On se dirige ensuite vers le petit port, tout au bout de la route, qui abrite plein de restos. Chacun a son rabatteur qui propose l’apéro et le dessert gratuit si on va chez lui. Il est encore tôt pour déjeuner, et on les esquive poliment. On s’enfonce ensuite dans la vieille ville vers l’ancienne forteresse. La vieille ville n’est pas moche, mais il ya tellement de bars, de restos et de boutiques qu’il n’y a plus grand chose d’authentique. Tous les bâtiments ont été rénovés. Et la plupart sont transformés en commerces. Nous grimpons la petite colline qui monte vers la forteresse. Ca doit taper fort ici en été! Nous ne sommes que fin Avril et le soleil se fait déjà bien sentir. L’entrée n’est pas chère et la vue depuis les remparts offre un panorama sur toute la ville. L’eau de la baie oscille entre le vert et le bleu azur, qu’elle est belle la méditerrannée ! On finit le tour du fort et on revient vers le port chercher un resto. Le Lonely Planet (LP) conseille le Knossos, soit ! Le serveur nous assoit et nous ouvre une bouteille d’eau sans qu’on ai rien demandé.... Ca me parait louche! Serait-ce un attrape couillon ? On prend 2 salades, 1 tzatziki et du vin. Le tzaziki arrive avec ses croutons de pain dorés et trempés d’huile d’olive. Un vrai régal. Suivent deux grosses salades elles aussi excellentes. Pendant ce temps, le serveur fait son show, glouglou miammiam dringdring et il sort son instrument pour jouer de la musique traditionnelle, on se marre. Les poissons nagent à nos pieds dans le port, les vacances commencent maintenant ! En allant payer, je vois en cuisine la grand mère en train d’éplucher des carottes, on est bien loin de la bouffe industrielle! L’addition ne comportera pas de mauvaise surprise, la bouteille d’eau était offerte. Et le digestif est offert également. Ce coin avec ses rabatteurs qui fait penser au gros piège à touriste est en fait charmant, du moins le Knossos qu’on recommande chaudement.  On retournera vers l’hôtel se changer pour aller se dorer la pilule sur la plage. Il y a des transats à louer pour pas trop cher, à la journée ou demi-journée. L’aprem est déjà bien avancée mais le soleil est toujours là. On fait une petite sieste en profitant de l’endroit.

Le soir, on dîne à l’hôtel Minos vu que l’on est en demi-pension. Vraiment pas terrible... Finalement, on sort boire un verre en ville. On pensait que les nuits seraient fraiches mais il fait relativement bon.  Les bars du front de mer sont nickels: fauteuils confortables, musique lounge, wifi gratuit... Le top. Et cerise sur le gâteau, les mojitos sont bons! Hallelujah ! Par contre, j ai pris pour tester un cigare du Nicaragua, ce pays produisant de plus en plus de cigares bien notés par les spécialistes, et je dois dire que bien qu’ayant mis le prix (Nicarao Anno 6), je suis très déçu de la qualité. Du foin du début à la fin, trop facile à tirer, Olya fait une remarque judicieuse : on dirait un cigare de fille.  On rentre à l’hôtel se coucher.

 

 

 

 



Lundi 30 avril

On n’entend pas sonner le réveil, du coup on arrive au petit dej parmi les derniers. Pas de bonne surprise, les jus de fruits sont chimiques, imbuvable... Bref, à oublier.

Aujourd’hui, on a décidé d’aller visiter le coin. On prend donc la Hyundai et on file vers le sud en direction d’Amari. Le LP propose un circuit en boucle, on va essayer de le suivre. Petit bémol, les crétois ne sont pas les champions des panneaux de signalisation, et comme à Chypre, on peut voir des indications kilométriques farfelues, du genre « Rethymnon 60 km » et 300m après « Rethymnon 52 km »… Une constante méditerranéenne? Toujours est-il qu’on passe par un col d’où la vue est magnifique, et on se retrouve à Patsos. Problème, Patsos n’est pas sur le bon chemin.... Pour tout vous dire, on va passer la journée à zigzaguer entre le chemin préconisé par le LP et notre route. Mais que c’est bien de se perdre sans GPS! Fait marquant : la plupart des panneaux sont criblés de balles, du très gros calibre en général, de celui qui arrache la moitié du panneau. Il parait que ca veut dire qu’on entre sur un territoire ...  (Bon, si on écrase une chèvre on se casse en vitesse !)

Le terme « village de montagne » prend ici tout son sens, on passe par des petites bourgades avec 15 ou 20 maisons, aucun commerce ou restaurant. Si vous cherchez un resto le midi, arrêtez vous au premier que vous trouverez car il peut ne plus y en avoir pendant un bon bout de temps. Nous déjeunerons à Apodoulou après être passés par Thronos, Amari et Fourfouras.


En passant devant une belle terrasse, je fais signe à un pépé s’ils font à manger et il me fait signe que oui. On s’arrête donc, “kalimera” (bonjour) do you speak english? Réponse négative. Bon, on nous propose greek salad, pork. Ok pour greek salad, avec aspro krassi svp (vin blanc). On attend notre plat une dizaine de minutes, ce qui nous permet d’apprécier le calme de l’endroit. Pas de bruit, c’est très paisible! Aucune voiture qui passe, le temps s’est arrêté.  Nos salades arrivent, baignant chacune dans un litre d’huile d’olive. Délicieux! Tomate, concombre, oignon, et feta, le bonheur. Vous savez que les crétois consomment une bouteille d’huile d’olive par personne tous les 15 jours?!! Est-ce là le secret de leur longévité? On déguste donc nos salades et on descend notre carafe de vin, le pied total! L’addition sera ridicule, 11,50 euros! Et quand je sors 10 euros on me dit que c est assez! J’ai quand même insisté pour payer la totalité de l’addition!

On poursuit notre route et on décide de pousser jusqu’à la cote sud, à Agia Galini. C’est un village accroché à flanc de colline, avec un petit port. On y prend un café sur une terrasse surplombant le port et on se ballade un peu vers l’est du village. On fait aussi la promenade sur la jetée jusqu’au phare pour faire quelques photos. Le coin est charmant et très photogénique !  On essaye d’aller visiter les plages plus à l’ouest avant de rentrer sur Rethymnon mais je rate la bonne route car rien n’est indiqué, et vu qu’on a grimpé une montagne, j’ai la flemme de retourner... On s’arrête toutes les 5 minutes faire des photos tellement les paysages sont chouettes! Nous arrivons sur la voie rapide vers Rethymnon. On fait un arrêt à Spili, mais c’est tellement touristique qu’on se casse rapidos. Circulez ya rien à voir !

 Retour à la case départ, douche et on va faire un tour en ville. On s’arrête à une terrasse du bord de mer. La serveuse arrive avec une bouteille d’eau et nous sert de suite. Ici, tout le monde vous apporte une bouteille d’eau dès que vous vous asseyez! Quelle délicate attention! Ils sont hospitaliers ces crétois, les cafés parisiens pourraient en prendre de la graine! On commande 2 sangrias, qui arrivent dans d’énormes ballons. J’allume un Partagas série D n°5, un short robusto, une valeur sûre. Il est assez court mais très large (oui, un short robusto !). Il se fume facilement. C’est un très bon cigare qui tient ses promesses. Une 2e sangria permettra d‘en venir à bout.

Nous irons ensuite diner à En Plo, au pied de la forteresse. Pas facile à trouver car le nom n’est écrit qu’en grec, ça donne à peu près « en w triangle w ». Je prends en entrée goats sausage, avec des favas et un œuf, plutôt moyen. Olya prend des artichauts. En plat, je prends des sardines grillées et Olya un énorme calamar frit (vendu au poids) le tout arrosé d’aspro krassi. 40 euros, avec un mini pichet de raki offert et un mini dessert pour digérer. Retour a l’hôtel et dodo!

Je tiens à souligner ici la gentillesse des crétois. Ils sont vraiment attentionnés, parlent quasiment tous anglais. Le wifi est gratuit, les bouteilles d’eau offertes, les digestifs également et souvent les desserts. Une belle mentalité. Les mecs ici ont l’air assez macho. La plupart barbus, ils roulent à moto sans casque, sans rétros et sans silencieux. Idem en voiture, peu de tuning excessif, mais échappements libres et anti brouillards allumés de rigueur. Ils roulent assez vite et n’attendent pas 2h pour doubler, mais ne klaxonnent presque jamais. C’est agréable en ville de ne pas entendre des coups de klaxons en permanence. Sur autoroute, la plupart des gens roulent sur la bande d’arrêt d’urgence, ce qui fait que celui qui roule vite peut doubler. Les nombreux radars ont tous l’air de ne pas avoir résisté au soleil, je ne suis pas sur que beaucoup fonctionnent.  La vie ici doit être assez cool, faudrait voir combien coute une ferme près de la côte, mais le trajet n’est pas plus long que pour aller en Bretagne ou dans le sud ouest de la France depuis Paris!

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 1er mai

Kalimera! (bonjour) Une nouvelle journée ensoleillée démarre à Rethymnon. Réveil matinal. Petit dej dégueu habituel à la cantine de l’hôtel. Aujourd’hui, c’est journée plage. Je dépose donc Olya sur un transat et file prendre un vrai petit déjeuner en ville. Jus d orange pressé, expresso serré. Viennoiserie et bouteille d’eau offerte. Un vrai petit dej quoi! Il faut ça pour commencer la journée d’un bon pied non ? Après cela, je peux la rejoindre pour une séance bronzette! Bien qu’on ne soit que le 1er mai, le soleil tape déjà fort. C’est à l’ombre du parasol que je bouquine le 2e opus de la série des Bangkok de John Burdet. Quoi, vous connaissez pas Sonchai Jitpleecheep ?!

 Vers 13 h nous allons récupérer notre lunch box que nous avons troqué contre notre repas du soir. L’hôtel est bien à 20 minutes de marche et ce n’est pas hyper pratique. La lunch box ne sert qu’à récupérer une bouteille d’eau, et nous partons en quête d’un restau dans la vieille ville. Nous nous arrêtons à une terrasse au détour d’une ruelle (pas retenu le nom). Bien que le vin blanc ne soit pas le meilleur du séjour, les portions de moussaka, tzaziki et tarama sont généreuses. Nous regagnons ensuite notre transat pour continuer notre journée glandouille. L’eau n’est pas des plus chaude en ce début mai, mais j’arriverai quand même à faire quelques brasses. Nous y resterons jusqu’à 18h passé. Nous rentrons ensuite nous doucher et ressortons diner.

Nous faisons un premier stop ice cream. Je prends une glace citron caramel. Les 2 parfums ne se marient pas vraiment et je déconseille cet assemblage, mais séparément, ils sont à tomber! Nous continuons  sur le port au bout de la jetée faire quelques photos à la tombée de la nuit, puis nous allons diner au Thalassa, le dernier resto après le port, recommandé par le LP. Le choix n’est pas immense. Je prends un risotto schrimps, un régal. Leur aspro krassi n’est pas mauvais non plus. Ce restau est bien fichu car il y a plein de terrasses sur plusieurs niveaux, du coup, c’est assez intime. Je finis la soirée seul au Store311 qui passait du Parov Stellar (vous ne connaissez pas encore???) un Montecristo Open Junior Tube accompagne un excellent mojito. Il est fort dès le début, à ne pas fumer à jeun, mais là il fait l’affaire! De toute façon, Montecristo et Trinidad sont les meilleurs cigares au monde. (Cohiba c’est pour les m’as-tu vu, et ça rend patraque !)

 

 

 

 


Mercredi 2 mai

Nous nous réveillons assez tôt et filons petit déjeuner, comme d’hab, ça n’est pas fameux.... Ce matin on plie bagages. On quitte Rethymnon pour aller vers l’est. Direction Agios Nikolaos.  Nous roulons en suivant la côte sur l’autoroute principale. La radio joue quasi exclusivement de la musique grecque. On a du capter deux ou trois morceaux étrangers de tout le séjour. Ils aiment aussi faire des reprises, on a eu droit à un umbrella ( ella ella) revisité.  On repasse par Heraklion et on arrive quelques 70km plus loin à l’Iberostar Hermes d’Agios Nikolaos.

On nous donne la chambre 916, vue sur cour, qui n’est pas encore préparée... Le supplément pour vue mer est de 20 euros par jour, mais pas dispo hélas.  On sort « sentir » la ville le temps qu’ils finissent la chambre. Premier gros point noir, ya pas de plage! La côte est rocailleuse partout, pas un pet de sable, il y a bien une petite crique à galets sous l’hôtel mais qui irait se poser là à part des allemands où des hollandais? On fait le tour du petit lac et on grignote un bout. Pas de bouteille d’eau offerte ici. On reprend la voiture pour aller chercher une plage, la plus belle du coin selon le LP, la plage d’Almiros. Elle se trouve à quelques kilomètres à la sortie sud de la ville. Un employé municipal est en train de l’aménager. Les parasols arrivent demain, la saison ne fait que commencer. Du coup, ça chauffe pas mal, et je me réfugie à l’ombre des arbres au fond de la plage! Il faut néanmoins reconnaitre que l’endroit est agréable et paisible. D’ailleurs où sont tous les touristes qu’on trouve à Agios Nikolaos? Probablement sans voiture, ils ne viennent pas jusqu’ici, tant mieux ! Nous profitons de la plage déserte!

Autant on a eu l’impression que la majorité des gens à Rethymnon sont des locaux, autant ici ça sent bon la ville à touristes. Beaucoup d’hôtels, et des grands, je vous rappelle que notre chambre est au 9e étage. Bref, nous rentrons nous préparer à diner et alors que je cherche un resto, Olya me rappelle que nous sommes en demi-pension et que si l’hôtel Minos n’était pas génial, l’Iberostar a l’air mieux. On tente donc le restau de l’hôtel situé au 5e étage. On est accueilli par un flash dans la gueule! Une photographe fait des portraits de tous ceux qui passent. Elle shoote sans réflecteur sur son cobra et son objo ressemble furieusement au 17-55 de base, bref...

Le diner proposé est presque un choc! C’est bon! Très bon même! Pas besoin d’aller en ville manger un tzaziki alors qu’il y en a là tout prêt, des saladiers à volonté! Nous dinons donc sur place entourés de papis et mamies sur leur 31 (pantalon, chemise, certains en cravate) L'hotel demande un dress code correct, et c'est bien agréable.

Nous  sortons ensuite faire une ballade. La ville est assez étendue. On réalise qu’aller à la plage à pied est possible car il y a un chemin mais c’est super long! On s’arrête sur le port prendre un jus d’orange frais pour Olya et un Mojito pour moi. Le jus d’orange est bon, mais le Mojito, on repassera... Manque de rhum, trop de citron, trop de glace comme toujours...  Pour l’accompagner, j’ai choisi un Bolivar. C’est la première fois que je tente cette marque et la surprise est agréable. Tirage facile, bon gout des le début. Il est léger au commencement et devient carrément très fort sur le final. Il dure longtemps en plus. Une bonne expérience à renouveler. Nous allons nous coucher et trouvons difficilement le sommeil car la rue est bruyante. Des moteurs de scooter ronflent toutes les 3 minutes, et la chambre est très très chaude. Encore un plus pour la vue mer.

 

 

 

 


Jeudi 3 mai

Nous déjeunons à l’hôtel. Seul bémol, pas de jus d’orange frais proposé, sinon c’est très bien, ça change de l’hôtel Minos. Qu’est ce que ça tape ! On est au soleil derrière la fenêtre et c’est intenable. On hésite entre la plage et un circuit dans le Lassithi. N’ayant pas trop envie de faire les sardines toute la journée, on opte pour le circuit! On prend donc la route d’Héraklion. Arrêt essence, et ca fait mal! 1,90€ le super, plus cher qu’en France. Vers Neapoli, nous sortons en direction du plateau du Lassithi. C’est très montagneux, la route grimpe fort. On dirait qu’ici, au lieu de faire passer les routes entre les montagnes, ils ont choisi de les faire passer par les sommets! A éviter pour ceux qui sont malades en voiture.  Il n y a qu’une route, donc il serait dur de se tromper, par contre, il ne faut pas se fier au kilométrage! 10 km peuvent prendre une heure! Ce qui sur la carte vous fait penser à un circuit de deux heures et 60km peut en réalité vous prendre la journée. Une fois en haut de la 3e ou 4e montagne, un nouveau paysage s’offre à vous. Une vaste plaine entourée de montagnes et remplie de champs verts et jaunes, le plateau du Lassithi. La vue est superbe. Il y a quelques routes. Celle qui nous intéresse fait le tour de la vallée. Nous partons donc vers Tzermiadon  et faisons un premier stop aux grottes avant le village. Rien à voir sans lampe torche puissante, chaussures de spéléo et grosses cojones. C’est un trou dans le rocher dans lequel on pourrait rentrer en se baissant, mais nous on est en tongs, alors on va éviter :) (ça nous fait un bon alibi pour pas rentrer dans ce trou noir, certainement peuplé d’araignées, de chauves souris et autres bestioles suceuses de sang…)

A Tzermiadon, nous prenons l’apéro au café du centre. Le patron parle français et sert saucisson, tomates et courgettes pour accompagner notre aspro krassi et jus d’orange. Ce dernier par ailleurs coupé avec de l’eau, pas cool. Le village vaut bien un petit arrêt. Il est assez photogénique, avec ces vieilles rues. On en fait vite le tour. Nous continuons la route ceinturant le plateau. Les petits villages défilent. Ca sent bon la campagne. On fait un 2e arrêt aux grottes de Dikti (où serait né Zeus)On grimpe la petite colline vers l’entrée de la grotte, se faisant parfois doubler par des russes à dos d’âne… Le panorama vaut le coup d’œil . Par contre, on ne visitera pas les grottes, ce n’est pas trop notre truc… Pour la pause dej, le choix est limité. Finalement, nous repérons un resto à Agios Konstantinos, et alors qu’on y arrive, je vois sortir un couple aperçu le matin même à l’hôtel Iberostar. J’ai reconnu le mec à ses lunettes et à sa tête de Paul Mc Cartney. Ils sont anglais, adorent la France, et, point important, ils nous recommandent ce resto! Nous montons donc sur la petite terrasse et le patron apporte les menus. Ce sera greek salad, tzaziki, poulet et dakos (pain gorgé d’huile avec de la tomate par dessus) et bien évidemment 1 pichet d’aspro krassi. En parlant de vin, je ne vois pas ce que le LP reproche au blanc servi en carafe en Crête. Il est très correct, au moins autant qu’en France en tout cas. Nous nous régalons de ce repas, moins de 25 euros à 2 avec dessert offert.

Pour rentrer, nous suivons Agios Nikolaos et non Neapoli et c’est un peu plus court qu’à l’aller. Nous ne nous arrêtons pas directement à l’hôtel mais continuons jusqu’au bout de la jetée à 300 ou 400m en direction opposée au centre ville. Il y a une petite plage qui nous accueille jusqu’aux derniers rayons de soleil. Nous rentrons nous doucher et allons diner a l’hôtel. Puis nous allons faire une ballade en ville. Nous finirons la soirée avec une Smirnoff ice sur le balcon, et un petit Partagas. La nuit sera très longue, entre les chiens, les chats, les connes qui mettent 1h à donner des coups de kick sur leur scooter, les scooters qui passent sans silencieux. Ici, la moindre mobylette fait plus de bruit qu’une Harley! Même mon GSR à double sortie Yoshimura serait ridicule !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 4 Mai

On alterne les activités, donc aujourd’hui c’est plage! Almiros Beach a des transats, hourra! Nous déjeunons au centre d’Agios Nikolaos (Au pied du Sgouros hotel, le resto le plus excentré, me souviens plus du nom). Salade grecque, dakos et sardines grillées + aspro krassi, efkaristo parakalo. La vue est belle, la bouffe est convenable. A noter qu’ils économisent l’huile dans la salade, ou qu’ils la servent sans trop d’huile pour les touristes. C’est oublier qu’on a pris la mode grecque nous! Le saladier doit être rempli d’huile à moitié! Retour à la plage pour y passer l’après midi, le soleil tape fort!

En rentrant à l’hôtel, on découvre que notre vol est retardé. Initialement prévu en fin de matinée, il se fera en début de nuit. Nous gagnons donc une journée, youpi ! Pour le diner, nous aurons droit à du saumon grillé. Iberostar, c’est cool !

Nous sortons faire le tour du lac et nous nous retrouvons au dessus de celui ci, chez Georges (qui avait une grand-mère moitié française moitié italienne). Il vaut mieux éviter le mojito qui n’est pas sa spécialité (ni les cocktails en général je pense), mais en revanche il a une terrasse avec  vue imprenable sur le lac. Et en plus on était les seuls à en profiter. Un Montecristo n°4, une autre valeur sure, accompagnera cette dernière nuit Agios Nikolaonïenne. Une Ducati Monstro est garée nonchalamment derrière nous, le casque posé sur le guidon. C’est très courant ici de voir les casques simplement posés sur les motos. Je suppose que les voleurs sont rares. Doit pas y avoir de roumains sur cette ile… (quoi, tu es choqué ?!)

 

 


Samedi 5 Mai

La crête abrite une créature inconnue : le moustique silencieux et invisible. Vous vous couchez peinard, et le lendemain vous vous réveillez avec des petits boutons qui grattent fort. Vous n’avez rien vu rien entendu. A moins qu’il n’y ait des puces dans le lit...?

Petit dej royal, haricots, lard, omelette, tomate, puis pancakes au chocolat et chocolatines... Nous négocions de pouvoir libérer la chambre à 14h. Comme ça, ça nous laisse le temps de faire un tour à la plage.

Nous prenons ensuite la route d’Héraklion. On fait un stop à Hersonissos. Ville balnéaire qui est très très touristique. Le bord de mer n’est qu’une succession de restaurants sur plusieurs kilomètres, sans aucun charme. Quelle horreur, dire qu’il y a des gens qui ne voient que ça de la Crète ! Le petit port est mignon, mais c’est bien tout.

Etant encore en avance, on en profite pour faire un tour à Héraklion. On s’arrête sur le port. Il n’y fait pas chaud et le vent souffle super fort. On ne va donc pas au bout de la jetée mais on va faire un tour au centre ville et manger un bout. La ville a l’air sympa, le coin piétonnier est agréable. C’est jeune, vivant.

Enfin, on arrive à l’aéroport, on n’oublie pas d’acheter de l’huile de Sitia (la meilleure huile d’olive que je connaisse) et on dit au revoir à la Crête. Mention spéciale à Air Méditerranée qui est la compagnie la plus pourrie du coin (même pas une boisson proposée sur le vol retour)

 

Vous pouvez visiter mon site consacré à la photo ici : http://www.christophefaugere.com (updaté en Septembre 2012)

et mon Flickr ici http://www.flickr.com/photos/christophefaugere  (mise à jour quotidienne)

 

L'album Crête se trouve là :http://www.flickr.com/photos/christophefaugere/sets/72157630352845552/with/7922573762/