Dimanche 12 Juin 2011, Roissy CDG Terminal 3 - Je dégote une boite de 25 Upman Coronas Junior pour un peu plus de 100€. Les bagages sont enregistrés, j'ai mon sac photo sur le dos et Olga un sac à main. Nous nous dirigeons vers la porte d'embarquement N°3. On embarque dans un avion XL Airways aux 3/4 vide. Un pauvre sandwich froid nous est servi pendant le vol...

 

 

Arrivée à Larnaca 4h30 plus tard. Le bureau Héliade se situe juste à la sortie après avoir récupéré les bagages. On se dirige vers le bus qu'on vient de nous indiquer. Il y a environ 1h00 de transfert vers l'Hotel MALAMA, situé entre Protaras et Paralimni. On arrive de nuit.

 

On laisse nos bagages à l'accueil et on dîne rapidement car la cantine ferme (c'est plus une cantine qu'un resto). On découvre notre "suite", qui ressemble en fait à un appart et dois faire dans les 40m². Une chambre avec balcon, une belle SDB (mais un seul lavabo), et un salon avec cuisine ouverte bien équipée. On n'en profitera pas beaucoup pendant le séjour!

 

 

Lundi 13 Juin

Debout, direction le pti' dej. Première impression pas terrible, le jus d'orange est chimique comme pas possible. On a les classiques d'un english breakfest et des croissants plus des olives (ils ne servent les olives qu'au petit dej, bizarre...) La réunion de présentation a lieu à 10h00, j'ai HORREUR de ces trucs, mais on a pas trop le choix, et on a quelques questions...

Luc, français et correspondant d'Héliade pour notre séjour nous présente rapidement les activités. Nous pensions plutôt favoriser le farniente durant cette semaine, mais la crique (très jolie) devant l'hôtel étant assez petite, on a vite compris qu'on allait devoir se lever à 6h00 pour réserver un parasol. Aux Caraïbes, avec le décalage horaire, ça passe, mais ici, pas question (du moins pour moi car Olga met le réveil à 6H45 en vacances, oui oui!)! On a donc profité d'une offre intéressante pour louer une voiture 4 jours (200€ avec le plein) Elle doit arriver demain.

 En attendant, on cherche une plage vers la droite de l'hôtel, mais après une longue marche on ne trouve rien d'interessant et on rentre. C'est férié, et les plages (les crique plutôt) sont surpeuplées.

Pour ne pas perdre de temps, nous décidons d'aller à Protaras en bus (1€ le trajet) voir à quoi cela ressemble. Direction un rond point où il y a parait-il 2 arrêts de bus, 1 pour Paralimni, l'autre pour Protaras, suffit de pas se tromper de sens... Évidemment, on a failli monter dans le mauvais bus (on roule à gauche à Chypre) mais tout le monde parle un bon anglais donc on arrive finalement assez vite à destination, et des touristes anglais nous indiquent le bon arrêt. La chose la plus visible à Protaras est une sorte de chapelle sur une colline, et comme tout bon photographe qui se respecte, les points élevés ça me plaît! Donc direction la chapelle! Elle n'a pas l'air bien loin, mais pas pour Olga! Celle ci demande à un serveur à quelle distance elle se trouve, et le serveur lui répond en anglais un truc du style "bah 10 minutes à pied, on la voit au bout de la rue!" :) On visite donc la chapelle après avoir grimpé quelques marches et on découvre le panorama sur la ville. 

Je suis attiré par des arbres couverts de tissus gribouillés, et Olga remarque que ce sont des messages pour les morts. Ca fait bizarre, je me demande si c'est une fete ponctuelle ou si c'est tout le temps comme ça?

Retour au centre ville, bars et restos à gogo... On file vers la plage et on s'arrete boire un cocktail face à la mer. Superbe terrasse avec canapés confortables et musique ambiant lounge. Hélas, on me servit le pire Mojito de ma vie... Olga prend une sorte de Daiquiri rouge.... tout aussi dégueulasse! Ça commence mal!

 

Au lieu de revenir vers le centre pour chopper un bus, Olga préfère marcher sur la promenade du bord de mer. Bon, je la suis... Mauvaise idée, cette promenade est plus longue que prévu, et après une bonne marche, on arrive enfin à un arrêt de bus, mais jour férié oblige, des bus, y en a pas! On choppe donc un taxi à 3 portières pour rentrer à l'hotel. Je fais quelques photos dans le taxi car c'est la première fois que je vois des taxis Mercedes à 3 portes.

 

Il nous dépose à l'hôtel, et immédiatement, je me rends compte que mon iPhone a disparu! Olga court derrière le taxi mais celui ci est déjà parti. Et par miracle, Luc arrive à ce moment, et c'est avec sa voiture perso récemment défoncée par un grec qui avait un coup dans le pif qu'il m'emmene à la station de taxi et deuxième miracle, le taxi est là, et mon iPhone sur le siège arrière!!! Ouf!!! Je ne perds pour ainsi dire jamais mes affaires, alors mon iPhone, ça m'aurait vraiment embêté! Ne serait-ce que le carnet d'adresses! Merci Luc!

 

 

Mardi 14 Juin

9H00, RDV avec le loueur de voiture. Finalement ce sont 2 jeunes femmes qui arrivent. Luc nous aide pour les démarches. On nous apprend qu'au lieu de la catégorie B demandée, on sera surclassé, et on se retrouve donc avec une Mitsubishi Lancer blanche. On nous donne un numéro de téléphone en cas de pépin. Juste une chose : interdiction d'aller au Nord (territoire occupé par l'armée Turque depuis 1974)

Petit souci, nous voulons précisément aller au nord, à Famagouste! Luc nous a décrit l'atmosphère lugubre de la ville fantôme (zones d'hotels abandonnés) et je ne veux pas rater ça! On prend donc le risque d'y aller quand même!

C'est la 1re fois que je conduis à gauche, et je dois dire que c'est plus facile que ce à quoi je m'attendais. Le gabarit de la voiture me gène un peu et le rétro opposé passe parfois pas loin des voitures garées mais ça va quand même!

Direction Paralimni, puis on suit les panneaux Famagouste, et.... on arrive à un poste de l'ONU, mais aucun passage possible ici. Il s'agit bien d'une belle et large route, mais elle est complètement bloquée, interdiction absolue de passer, apparemment depuis plus de 30 ans! Après 30 minutes de recherches infructueuses et 4 ou 5 demi tours, un chauffeur livreur nous dit que le passage se fait à une vingtaine de kilomètres. Il faut suivre Frenanos, puis Vrysoules. OK, on va bien y arriver! On arrive finalement au poste frontière. Je m'avance, mais Olga me fait remarquer qu'il faut se garer et aller faire les papiers... Il faut prendre une assurance pour la voiture (minimum 3 jours, 20€) puis faire tamponner une feuille volante (Visa) qu'on met dans son passeport. Attention de ne pas perdre ce bout de papier sous peine de grosses emmerdes! La zone turque de Chypre n'est reconnue par aucun autre pays mis à part la Turquie. C'est une zone de non droit, ou les bandits peuvent tranquillement se réfugier, vu qu'il n'y a aucun accord d'extradition avec aucun pays.

L'entrée dans la partie turque est assez impressionnante. On change de pays, radicalement. On quitte de belles routes pour se retrouver à Beyrouth. La route principale qui relie la frontière à Famagouste est défoncée, c'est plus sale, bref, on se sent un peu mal à l'aise, mais j'aime bien ce sentiment d'insécurité un peu naïve. On suit la route principale (on essaye, car elle est coupée par endroits) et on arrive dans la vieille Famagouste. On se gare en bas des remparts pour y monter et admirer la vue. Une cathédrale proche se détache au dessus des toits, éclairée par une éclaircie. Il parait que l'entrée par laquelle nous sommes passés était autrefois protégée par une roue avec des lames acérées, et qu'un cavalier musulman s'est jeté avec son cheval sur la roue pour la casser. Il périt, mais son sacrifice a permis aux autres de passer par là et ainsi de prendre la ville. 

Nous reprenons la voiture afin de nous garer au centre de la vieille ville, en faisant attention de nous mettre sur une vraie place de parking (il ne manquerait plus que de se faire embarquer la voiture) On passe environ 2h à visiter la vieille ville, déambuler dans ses rues, déjeuner d'un Kebab (délicieux), regarder les groupes de touristes en visite organisée. On  se sent bien. Il fait chaud, mais c'est supportable. La vieille ville est vraiment très agréable, et les gens plutôt sympathiques.

Après avoir fait le tour, on se dirige vers la mer, et la zone fantôme. On trouve un petit parking proche d'un casino avec un panneau "Beach", et on se retrouve sur la plage, juste devant les buildings éventrés. Nickel! Celui à notre droite n'a plus de cage d'ascenseur, seuls des câbles pendent dans le vide. On prend 2 transats et un parasol pour un prix dérisoire, et on attend que le soleil sorte, car le temps est un peu couvert. Une ballade sur la plage nous montre l'étendue de la zone fantôme, c'est une grande baie entièrement à l'abandon. D'ailleurs, je ne sors pas le reflex car des gardes surveillent et les photos sont interdites. J'ai pas envie de me faire sucrer ma carte mémoire, ici ou lors du passage de la frontière au retour. Je fais semblant de téléphoner avec l'iPhone, et la fonction photo "de face" me permet quand même d'emporter un souvenir!

Retour sans soucis. Le garde frontière Chypriote nous demande ce qu'on a fait, ce qu'on a acheté, il regarde tous les visas des passeports et nous laisse passer (heureusement)

Au diner, on fait la connaissance de Vidas, un cuistot roumain gay super sympa qui va nous faire de bons petits plats tout au long du séjour. Ensuite, on se dirige vers le bar de la piscine. L'alcool est un peu dégueulasse, c'est le même jus de fruit que le matin, et l'animation bien naze, on va se coucher.

 

Mercredi 15 Juin

En allant sur le parking chercher la voiture, nous croisons Luc qui nous demande ce que nous allons faire, nous lui disons "Le Troodos" (partie centrale de l'ile) Il nous dit que c'est une super bonne idée, et qu'il faut passer par Nicosie, car la route est plus belle. Zut, moi j'avais prévu de passer par la côte! Qu'a cela ne tienne, on fera Nicosie rapidement le matin et le Troodos ensuite! Direction Larnaka et bifurcation vers Nicosie (Lefkosia en grec) Je roule à 140km/h environ (limitation à 100km/h), et malgré les panneaux d'avertissement de radar, on n'en verra pas un. Le trajet est rapide, on se gare près de la vieille ville, et on entre par l'ouest à côté de la frontière avec la zone turque. Car il faut savoir que Nicosie est la seule capitale européenne (mondiale?) à être coupée en 2. L'avenue centrale permet de passer côté Turc, ce dont nous ne nous priverons pas. Le côté grec est très sympa, on s'enfonce dans les ruelles, on voit des artisans partout. Ils travaillent le bois, le métal, tout! Les barbiers sont assez atypiques aussi! Le soleil commence à taper, et le jus d'orange proposé par un commerçant qui voulait nous vendre un verre (un peu trop cher) nous fait du bien.

 

On arrive progressivement au poste frontière. Olga, un peu parano (sûrement sa jeunesse dans une dictature, hein ma puce :) ) me dit de cacher le Visa que nous avions fait la veille, ce que bien évidemment je m'empresse de ne pas faire vu que je n'en vois pas l'utilité! La frontière se passe sans problème. Le côté turc est plus commerçant, on voit des faux Vuitton partout! Une rue en pente vers un grand monument nous attire.

Là encore, comme à Famagouste, on voit une belle cathédrale... transformée en mosquée, ça fait bizarre.... M'enfin, il doit bien y avoir des mosquées transformées en cathédrales non? à voir...

On profite d'un banc à l'ombre pour se poser un peu. Des chatons s'amusent à côté de nous (il y a plein de chats à Chypre). On essaye de s'enfoncer un peu côté turc mais ca a l'air moins interessant que le côté grec donc on rentre doucement vu que la journée est un peu chargée.

Une glace nous fera tenir jusqu'au déjeuner, car nous préférons quitter Nicosie et déjeuner dans un petit village. Je ne comptais pas faire la visite de Nicosie, mais finalement je suis très content d'y être allé car ça vaut le détour.

Nous partons vers le Troodos. Arrivés à Astromeritis, nous obliquons au sud et nous arrêtons à Kakopétria ou nous déjeunons. La tenancière est d'origine asiatique, et cela me fait penser qu'a plusieurs reprises nous allons croiser des asiatiques, parfois même avec un "chapeau chinois" et j'avoue me demander le pourquoi du comment...

 

Le repas fut constitué uniquement de différentes entrées, tarama, houmos, tzatziki, pain pita, un délice. Olga qui voulait aussi prendre un plat avoue qu'elle aussi est rassasiée. Une averse et un ciel menacant ne sont pas de bonne augure pour la suite, mais finalement ça passe. Petite marche pour digérer, mais nous ne trouvons pas vraiment de rue particulièrement charmante, donc nous repartons en direction du Mont Olympe. Grosse déception au sommet, car la route est barrée, il s'agit d'une zone militaire! Et bien sur, ce n'était indiqué nulle part!

 

Petite anecdote, si vous suivez les panneaux (tout est bien indiqué en général) ne tenez pas trop compte des indications kilométriques. Il est fréquent de voir un panneau "truc" à 25km, puis après avoir roulé 10km, on voit "truc" 35km... On a remarqué ça plusieurs fois...

Notre guide Evasion (que nous ne recommandons pas en fin de compte) nous conseille le village d'Omodos, donc nous nous y rendons, escortés par un camion de pompier sirènes hurlantes qui part éteindre un début d'incendie à l'entrée du village. La route est sinueuse mais en très bon état et les paysages sympas. Ce village me fait penser à Saint Cirq La Popie, près de Cahors. Tout le village a été transformé en boutiques, mais les cars de touristes arrivent tôt le matin, alors que nous y sommes en fin de journée. Du coup, il n'y a que des locaux, et malgré l'orientation très mercantile de ce village, ces ruelles pavées valent le détour. Et puis on n'est pas en Tunisie... personne ne viendra vous accrocher le bras pour vous faire entrer dans sa boutique! Il fait bon, on achète du vin, de l'huile et du miel, et on se pose à une terrasse sur la place principale. Là encore on croise une petite chinoise qui bosse pour une mamie dans une boutique et on se demande un peu comment elle est arrivée ici, et pourquoi?

 

Le soir tombant, nous rentrons par l'autoroute via Limassol et Larnaka. Étant un peu fatigués, on ne sort pas, et on va participer à la soirée "Quizz"... On arrive à 9/10 pour la culture générale, mais seulement 3/10 pour la culture musicale... A notre décharge, il n'y avait que des questions sur de la disco, et les années 70 / 80, c'est pas trop notre truc! Heureusement qu'on a pas gagné, car le vainqueur a du aller sur scène se foutre à poil, vraiment le truc débile d'animations à la con, on va au lit, des images de touriste gras du bide se tortillant dans la tête...

 

 

Jeudi 16 Juin

Les visites, c'est bien, mais la plage aussi! Aujourd'hui c'est décidé, c'est Agia Napa, décrit comme un enfer à touriste dans notre guide. Alors, oui Agia Napa c'est 100% touristes, mais ça fait du bien de quitter notre hôtel un peu trop orienté famille à notre goût, et nous apprécions de croiser des jeunes! La plage est assez grande, et très belle. On loue un parasol (6€ pour 2 matelas + parasol) à la journée. Et je commence la lecture de "La carte et le territoire", le dernier Houellebecq (déception ce bouquin, rien à voir avec un Plateforme)

 

Pour déjeuner, je souhaite rester sur place et manger en bord de mer. Les prix sont un peu plus élevés qu'ailleurs, mais le cadre est sympa. Olga refuse de payer 50% en plus car elle ne comprend pas que le cadre ça se paye! Après discussion, je cède et nous rentrons déjeuner à l'hôtel, car je sais ce que sous entend "on fait comme tu veux" sortant de la bouche d'une femme après une dispute! Aller-retour rapide (10km) à l'hotel, on en profite pour picoler car le vin blanc est pas dégueu et on est en all inclusive...

 

Après midi idem matinée, lecture et glande sur la plage. A noter, le resto sur la plage (il n'y en a qu'un) fait d'excellents mojitos. Le barman, très sympa, a son petit jardin derrière ou il cultive la menthe. On marche sur la plage, je matte les nanas, Olga matte les mecs, c'est cool... :)

Retour à l'hotel Malama pour diner, et fin de soirée habituelle... On va boire un verre au bar et je demande un rhum orange à une nouvelle serveuse. Celle ci me répond "bear?". Bear? what bear? Rhum! Elle arrive à comprendre en roulant le R de rrrrrrhum... pas douée... Idem pour la camomille. Un barman nous dit la veille que ça se prononce "Camil". Quand on demande une "camil" il ne comprend rien....

 

 

Vendredi 17 Juin

Ce matin la voiture indique une autonomie plutôt limitée, et on a pas envie de remettre de l'essence, donc je décide de rouler pépère en direction de Larnaca pour voir l'influence que ça a sur la conso. (en général, on ne peux pas trop qualifier ma conduite de pépère) Et bien au bout de 40km, l'autonomie de la voiture avait augmenté par rapport à notre départ! Plus on roulait, plus on avait d'autonomie! Je suis descendu à 5.1l au 100, à 80km/h sur autoroute. Bon, à part ça, une Mitsubishi Lancer c'est un veau. Étant habitué à plus puissant, je l'ai vraiment trouvée lente, trop grosse, et surtout, mon dos me fait encore souffrir, j'ai passé 3 nuits sans dormir tellement j'avais mal au dos. La forme du siège casse les reins, c'est horrible. Je ne comprends pas qu'on puisse créer des sièges aussi inconfortables...

On commence par chercher le village de Kiti pour son église, la Panayia Angeloktitos, mais on ne la trouve pas. Déjà qu'il n'est pas facile de savoir dans quel village on est car il n'y a pas / peu de panneaux et que j'ai un mal de chien au dos, on décide de zapper Kiti et on va vers le lac salé visiter la mosquée Tekke Hala Sultan. C'est joli de l'extérieur, mais franchement, ca ne casse pas 3 pattes à un canard à l'intérieur... donc on ne perd pas notre temps et on va à Larnaca.

 

 

Larnaca est composée d'un quartier turc au sud du fort, et grec au nord du fort. Fort qui d'ailleurs ne vaut pas le détour... On se gare sans difficulté au centre ville. D'abord le côté Turc (pas sous occupation turque hein, faut suivre là, il y a les chypriotes grecs, les chypriotes turcs, et les colons turcs, les colons turcs restent dans la partie nord du pays) 

On visite Saint Lazare, une église orthodoxe si ma mémoire est bonne, on se balade dans les ruelles, mais c'est moins interessant qu'ailleurs. Le quartier turc est moins typique qu'à Famagouste ou Nicosie (en territoire Turc) et le côté nord n'est pas très interessant. Il n'y a que des boutiques modernes. On visite le marché bof bof... Je trouve une boutique avec une armoire à cigare et trouve des Cohiba à 6€. C'est un bon prix et j'en prend un. Je réaliserai plus tard que c'est un faux en comparant la bague avec ceux que j'ai à la maison. Le vendeur était sympa, mais il m'a eu! Je serai sur mes gardes la prochaine fois! Poursuite de la visite, le front de mer est sympa mais n'a rien de spécial. A noter, la plage est moche, avec un sable marron caca...

Nous déjeunons au Monte Carlo, qui possède une salle directement posée sur la mer (côté turc) Là encore, rien que les appetizers nous suffiront. C'est délicieux, et copieux. Dessert offert par la maison en plus!

 

C'est le ventre plein que nous partons pour Agia Napa passer la même après midi que la veille. Le barman d'hier me reconnait, et me propose un cocktail spécial pour mon amie. Quand je le vois couper une dizaine de fraises avant de les mettre au mixeur, et rajouter 3 alcools différents, je sais qu'elle ne sera pas déçue (5€ les cocktails) Pour moi ça sera Mojito of course, quoi d'autre pour accompagner un Upman?

Soirée, ben vous savez quoi...

 

Samedi 18 Juin

Pas de voiture aujourd'hui car nous avons déposé les clés de la voiture hier soir à l'acceuil de l'hotel (en fait elle est restée sur le parking jusqu'a notre départ, le loueur n'est jamais revenu, si j'avais bousillé la bagnole il ne l'aurait même pas vu!)

Première idée : louer un Buggy et aller à Agia Napa (on a bien accroché à cette plage :) ) Hélas, un buggy coute plus de 60€ à la journée, soit 40% de plus qu'une voiture... Nous avions dégoté une petite crique le premier jour en longeant les falaises vers la gauche, et nous décidons de nous y rendre à pied en suivant la côte. C'est pas très grand, et déjà blindé, mais on arrive à chopper les derniers transats dispos et on s'installe pour la journée. On rentre quand même manger à l'hôtel, on n'est qu'à un petit quart d'heure de marche. Olga passe par la côte, moi je passe par la ville car je veux faire des filés de taxis et scooter (photos de mouvement)

 

On y passe également l'après midi, et on s'en va pas trop tard, épuisé d'entendre une anglaise beugler comme une truie ...

Olga propose un tour de canoë car ce n'est pas encore fermé. J'avais adoré en faire à l'ile Maurice (c'est super pour les épaules) donc on fonce. On prend un 2 places et zou, direction la haute mer! Au bout de 4 ou 5 minutes on se retourne et je m'aperçois qu'on est déjà hyper mais hyper loin de la côte! On avait le vent dans le dos + certainement un fort courant! On tourne donc pour rentrer mais je ne veux pas ramer face au vent, donc je dis à Olga de se diriger vers le soleil couchant en direction de Famagouste, ce qui nous donne une trajectoire parallele à la côte et nous permettra de faire un virage à 150° pour se rapprocher de la côte sur le chemin du retour. (avancer en zigzag quoi) J'ai pas du être persuasif car Olga commence à paniquer sévère! Elle veut à tout prix ramer face au vent pour rentrer directement! J'arrive à lui faire entendre raison, et elle se rassure sur mes capacités de marin (d'eau douce!) On rentre donc peinard quand elle a la bonne idée de vouloir faire un 2e tour... (mais pourquoi, pourquoi, quand quelquechose se passe bien faut-il tenter le diable...) bref, on repart pour un tour, sauf que là pour longer la côte, il ne faut pas viser le soleil mais un peu plus à droite, vers le large. Au bout d'un certain temps on refait notre grand virage vers l'hôtel (on le voit plus l'hôtel, on ne voit que la crique au loin) et là, galère! Le vent souffle vraiment fort et il a changé de sens, et on est obligé de ramer contre lui sinon on ne se rapproche pas du rivage. Longer la côte c'est bien, zigzaguer, c'est cool, mais à un moment, il faut quand même rentrer! Olga est toute joyeuse à l'avant du canoë, et moi je rame comme un forcené à l'arrière et j'en mène pas large. Le temps semble bien long, et la côte ne se rapproche pas. Je mettrai un bon bout de temps avant de constater qu'on arrive quand même à se rapprocher de la côte, et jamais je ne ferai de pause pour ne pas laisser le vent nous refaire perdre du terrain.

Dernier diner, je tente un nouveau cocktail, dégouté des rhums oranges, et le rhum limonade + tranche de citron est pas mauvais en fait! Ca se rapproche assez du Mojito.

 

Dimanche 19 Juin

Départ de l'hôtel vers 9H00, Luc nous accompagne, enregistrement OK, on a le temps de faire la zone de shopping dans tous les sens, leur cave à cigare est juste immense! On prend un café glacé et on matte un gamin attablé devant son  ipad qui compte et recompte ses liasses de billets verts... Bon à savoir, il n'y a pas d'appel à l'embarquement. On se rend donc à la porte 15 min avant l'heure et on s'aperçoit que tout le monde à déjà embarqué, tout le monde sauf les 3 attablés au même resto que nous qui venaient juste de commencer leur repas! L'heure affiché sur le ticket est l'heure de décollage en fait! Je vais les prévenir qu'ils sont les derniers et que tout le monde est rentré dans l'avion...

Finalement, des grèves en Grèce retardent notre décollage d'une heure. On arrive à Paris à 17h00 et il fait 17°c! On attend le bus pour Opéra et on arrive à la maison vers 19H00!

 

Finis les mezzes, prochain voyage.... la Toscane cet été!

En attendant, vous pouvez visiter mon site consacré à la photo ici : http://www.christophefaugere.com

et mon flickr ici http://www.flickr.com/photos/christophefaugere