Sri Lanka

Les moustiques ont tourné toute la nuit autour de la moustiquaire. Drôle de sensation de n'être qu'une proie. Dehors, des cris inconnus n’ont pas cessé de retentir, impossible de les identifier...

Nous sommes arrivés hier midi au Sri Lanka, à Negombo, près de la capitale, Colombo.

9h de vol, 2h30 de retard, des bébés qui chialent mais pas de perturbations en vol. Sunny, notre chauffeur, nous  attendait à l'arrivée. Lui et son fils, Nibath, vont nous conduire pendant 15 jours. Première bonne nouvelle, sa voiture est neuve, confortable et climatisée. Sans tarder, nous prenons la route de Sigiriya où nous passerons 2 nuits. Let’s go !

 

Dimanche 1er Janvier 2012

Premier contact avec le pays. Circulation chaotique, propreté défaillante, véhicules typés indiens (camions décorés, tuk tuk...) Ca grouille de partout. On ne traverse pas des villages, non, on dirait que tout le bord de la route est construit, sans fin. On passe par quelques villes pour aller de Negombo à Sigiriya. C'est dimanche, donc jour de marché, et il y a des étals partout. Mais vraiment partout. On fait un stop sur le bord de la route pour boire le jus d'une noix de coco jaune. Ca n'est pas mauvais! Olya mange même la peau à l'intérieur, moi je n'oserai pas... Nous arrivons de nuit au Grand Regent Holiday Resort au chant des grenouilles. L'hôtel est composé d'environ 6 ou 7 bungalows  chacun divisés en 2 soit une petite quinzaine de chambres au total. C'est assez intime car entouré de végétation. Chaque chambre a une petite terrasse avec fauteuils. La première qu’on nous propose présente un léger manque de fraicheur (pas propre, bel étron dans les WC…) La 2e est en meilleur état ! On a la clim, une moustiquaire… Nous dinerons sur place car l’endroit est un peu paumé. Ce sera rice and curry européanisé car pas pimenté, enfin, pas assez pour moi, mais ca ne l’est jamais assez pour moi ! Compter 800 roupies pour le diner.  A savoir qu'un euro égale entre 140 et 150 roupies. Je vous laisse calculer. Ca sera un peu cher par rapport à la moyenne du séjour, mais la qualité était là, alors on ne va pas se plaindre.

Pour ceux qui ne suivent pas, les 2 lignes d’introduction se placent ici!

 

 

 

 

 

 

Lundi 02 Janvier 2012

Après un bon petit déj composé d'une omelette, d’un jus frais pressé, de tartines de confiture et de crêpes au miel, nous prenons la route vers Polonnaruwa. J'avais à l'origine demandé à notre guide de dormir à Anuradhapura mais il a booké l'hôtel à Sigiriya et nous a plutôt conseillé Polonnaruwa. Il faut quand même savoir que la route Sigiriya Polonnaruwa est assez longue, donc on perd un peu de temps en transport…

Une fois sur place, notre chauffeur nous arrête dans une boutique de vente de sculptures en bois qui fait accessoirement location de vélos. Pour 400 Rs, soit moins de 2,5€, nous partons sur des vélos qui doivent bien avoir 2 fois notre âge. Nous commencerons par la visite du musée près du lac. L’entrée est chère, comme partout au Sri Lanka. Ils se tirent une balle dans le pied à faire payer les entrées des sites aussi cher.  Le musée n’est pas une visite indispensable, j’essaye de speeder Olya pour en ressortir rapidement. Moi je cherche à voir les gens, les regarder vivre, je ne suis pas là pour les musées.

 En sortant de là, nous reprenons les vélos pour longer le lac (Bund Road) jusqu'à une statue de Bouddha et une sorte de ruine qui fut jadis une bibliothèque... Bon, c'est très vieux et complètement détruit,  donc l'intérêt résulte plus dans la ballade à vélo que dans la visite de ce site.

Nous retournons vers le centre ville. A un croisement, Sunny nous montre un varan qui traverse la route. La première fois qu’on voit un lézard comme ça, ça fait un choc ! Le bestiau doit bien faire un bon mètre de long, ce n’est pas une rapiette ! Nouvel arrêt jus de coco sur le bord de la route. L’étal est entouré de singes qui recherchent à manger. La nature est très présente au Sri Lanka. Pour le premier jour, on voit en totale liberté des singes, des varans, des  hérons garde boeufs par dizaines,  des chauves souris pendues au fils électriques... Dépaysement garanti!

 Nous visitons ensuite le site le plus important de Polonnaruwa, et c'est très agréable à faire à vélo car le site est coupé à la circulation.  La plupart des ruines sont en assez mauvais état, mais ce qui impressionne, c'est l'étendue des constructions. Cette ancienne capitale était vraiment très très grande! On croisera quelques grands singes gris (langur gris), typiques de ce coin de l'ile, à qui on jettera une banane (même si c'est interdit, j’avais envie de filer une banane à un singe !) Bon, par contre, on fait gaffe quand même, et on ne s’approche pas trop près d’eux, on ne connait pas leur réaction…

On verra ensuite le 4e plus grand stupa de l'ile, assez joli je dois dire. C'est un bâtiment en forme de cloche, qui ne possède pas d'entrée! Notre chauffeur nous dit qu'il contient des trésors déposés lors de sa construction, qui depuis sont enfermés dedans! Intriguant! Que peut-il bien y avoir comme trésors à l'intérieur??? Des écritures, de l'or? Apparemment personne ne sait, ni ne cherche à savoir...

On poursuit notre ballade à vélo, et on croise des singes qui mangent un truc sur le bord de la route. Ni une ni deux, Olya pose son vélo et va voir le choubidoubidou kro mignon petit singe qui tout d’un coup lui saute dessus les dents bien en évidence !!!  Chez nous on ne dérange pas un chien qui ronge son os, et bien au Sri Lanka on ne dérange pas un singe qui mange!  Vous noterez le professionnalisme de votre hôte qui a réussi à saisir la séquence avec son reflex (voir photo ci-dessous) ! Plus de peur que de mal, l’intrépide primate a juste voulu effrayer l’impétueuse homo sapiens !

En poursuivant la promenade en dehors de l’enceinte du site historique, on croisera plein d'écoliers qui rentrent de l’école, tous en uniformes, et avec une cravate pour les garçons svp! Mignon.  Nous rendons nos vélos pour reprendre la route.

Nous allons à Habarana pour faire un safari en jeep. Minneriya étant inondé (le plus célèbre parc), nous allons à l'écopark. La jeep est privative, on pourrait y tenir à 6 adultes à l'aise, on apprécie l’espace! Dès le début du safari, on aperçoit 3 éléphants dans la forêt.  La jeep quitte le chemin pour s'enfoncer dans la jungle! Notre chauffeur veut que nous en ayons pour notre argent! On s'approche au plus près, on monte même debout sur le toit de la jeep pour faire des photos. Cool, on se croirait en safari au Kenya ! Je mitraille les pachydermes au 70-200 F4 IS. On repart sillonner les environs un bon moment sans rien apercevoir, mais la patience paye et nous tombons cette fois ci sur une famille (papa, 2 mamans et bébé) en train de prendre un bain de boue. C'est mieux qu'au zoo ! Je tiens à préciser que ce parc n'a de parc que le nom. Il n'est pas clôturé. C'est une réserve protégée, mais sans frontière physique. Les éléphants sont en totale liberté. La route de Trincomalee coupe le parc en 2 et il faut bien faire attention quand on conduit aux éléphants qui peuvent traverser la route. Notre guide nous informe d'ailleurs que le train en tue beaucoup. Ca doit faire un sacré choc!

On finira par la visite d’un belvédère à partir duquel on a une vue à 360°. Le retour se fait par la route, cheveux au vent !

On quitte la jeep pour la berline de Sunny, et on fait un petit arrêt avant de rentrer à l'hôtel pour acheter des t-shirts. 250 roupies soit moins de 2 euros le t-shirt.

De retour à l'hôtel, Olya va se faire faire un massage, sans moi, car ma réservation a sauté... J'en profite donc pour mettre à jour ce journal, accompagné d'un Montecristo Petit Tubos et d'une bière Anchor, seul alcool disponible à l'hôtel, what the f*ck ??!! Ce Montecristo touche à la perfection. Pas trop fort, facile à tirer, un très très bon cigare. Le Petit Tubos est dans mon top 3.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 03/01/2012

Nous quittons notre hôtel en direction du Lion's Rock. Le rocher de Siguiriya (ne pas oublier de rouler le R), classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Pour faire court, un Prince taré nommé Kassapa tue son père et expulse son frère du pays, lequel promet de revenir venger son père. Craintif, Kassapa construit une forteresse en haut d’un sommet de 370m afin de se protéger du retour de son frère. Petit bémol, il avait pensé à tout sauf à la nourriture, et au bout de 18 ans de vie de pacha (il y aurait eu mille courtisanes !) le frère revient se venger et fait le siège du rocher. Sans rien à manger, Kassapa se rend au bout d’une semaine et est tué par son frère. Moralité, si vous tuez votre père, tuez aussi votre frère, ou prévoyez un potager…

 L'arrivée sur le site est impressionnante car le rocher est massif. Le relief est plat, et seul ce gros caillou dépasse. La température aussi est élevée, et avant d'avoir commencé l'ascension on transpire déjà à grosses gouttes. Nous ne sommes décidemment pas les seuls à avoir eu l'idée d'escalader Siguiriya ce matin, et c'est entouré de touristes du monde entier que nous commençons à grimper le rocher. Nous multiplions les pauses pour boire, et lors d'une d'entre elles, un singe sorti d'on ne sait où vient nous réclamer à manger, de façon quelque peu vigoureuse. Comme d'hab, c'est Olya qui en fait les frais. A croire qu'elle les attire... Elle a beau adorer les animaux, tous ne le lui rende pas comme elle le mérite. Donc on se tourne vers Krystof et on lui demande de gérer la situation! (suffit de ranger l'eau et fermer le sac pour que la bestiole comprenne qu'il n'y a plus rien à quémander ici…)

On continue la grimpette. On arrive par un petit escalier à une salle avec des nanas aux gros nichons peintes sur les murs. Les historiens ne savent pas s'il s'agit de putes ou de déesses... sûrement les deux à mon avis. On longe ensuite le "mur miroir" (mur poli) pour arriver sur une plateforme. Deux énormes pattes de Lion encadrent l'escalier final. A l'origine, le lion était entier. Cela devait être ENORME, vu que je ne mesure même pas la taille d'une griffe. Vous imaginez un peu le truc ? Pour rentrer chez vous, dans le meilleur des cas on passe un portail en fer forgé, et bien là, Kassapa avait une gueule de lion en guise de portail !!! Ca devait être quelque chose de phénoménal, on parle d’une construction du 5e siècle !

Un escalier nous conduit au sommet. C’est vraiment vaste, et la vue splendide. On voit l’horizon sur 360°, occupé par la jungle à perte de vue. On croise même des clébards en haut. Ils ont gravi tous les escaliers. De toute façon il y en a partout des clebs dans ce pays, la plupart sauvages, ou semi sauvages.  Il parait qu'à l'époque, le sommet de Siguiriya était entièrement construit. Hélas il n'en reste plus grand chose, à part de grands réservoirs d'eau. Prévoir quand même une petite heure en haut, le temps de faire le tour, admirer la vue, faire quelques photos, et se reposer. Nous redescendons tranquillement et prenons la route pour Kandy.

Nous faisons un arrêt dans un jardin d'épices. Les explications sont sympas, je ne connaissais pas le poivrier par exemple, mais bon, la visite n'a rien de transcendant non plus. A Matale,  nous faisons un stop pour visiter le temple Hindou. Olya foire lamentablement une photo du gardien qui avait bien voulu poser avec moi après d’âpres négociations (non pécuniaires) erf... shame on you!!! :p

Nous arrivons au Lake View Hotel de Kandy vers 14h. Sunny nous laisse pour aller s'occuper d'affaires familiales, et c'est donc avec Nibath, son fils, que nous allons finir le séjour.

Nibath nous dépose en ville. Nous sommes ravis de pouvoir enfin nous fondre dans ce pays, seuls. (Enfin, surtout moi, Olya n'a pas trop aimé Kandy (pollution, bruit...)) Le centre de Kandy n'est pas très grand et on en fait vite le tour, même si c’est une capitale économique importante. Nous achetons quelques fringues, Polo Ralph Lauren à 10€, T shirts sans marques à 3€... Les prix sont imbattables, et la qualité plus que correcte d'après Olya (spécialiste és textiles) Donc si vous avez envie de fringues, achetez les ici, l’occasion ne se représentera pas forcément. Nous dinons dans l'avenue du centre, au dessus du Devon, dans un resto nommé Captain quelquechose, qui doit appartenir au Devon je pense. La salle est grande, climatisée. Les serveurs ont le noeud pap' et les cuistots sont visibles derrière une grande baie vitrée. Je prends en entrée des rouleaux de printemps et en plat un poulet au citron. C'est une tuerie! Le poulet est pané, le gout fantastique! Nous payons moins de 20€ à 2!

Nous tentons notre chance pour aller boire un verre en face, au pub situé au dessus du resto Baker truc, mais c'est blindé. Nous décidons d'aller juste à côté, au roof top de l’hôtel Kasamara. Un groom dans l'ascenseur nous amène au dernier étage où se trouve le Steager Bar. Nous sommes en fait les seuls clients, et le barman nous installe sur une terrasse privative d'où nous dominons la ville, j'adore! Les alcools sont nombreux, les cocktails plus limités. La folie du Mojito n'est pas arrivée au Sri Lanka. Je prends un Daiquiri, mais c'est loin de valoir celui que j'ai pu boire au Floridita à La Havane. (My mojito a la bodeguita del medio y mi daiquiri al Floridita, Hemingway) J'allume un Hoyo de Monterey Epicure Especial. C'est un gros module, avec doubles bagues s'il vous plait! Le tirage est facile, mais qu'est ce qu'il arrache!!! J'ai fumé un paquet de cigares cubains dans ma vie, mais alors celui là, wow, du costaud de chez costaud. Il entre facilement dans le TOP 3 des cigares les plus forts que j'ai pu fumer. A déconseiller aux amateurs occasionnels.

Retour au Lake View Hotel en tuk tuk pour 200 roupies. Il n'y a pas de clim dans la chambre alors que c'était prévu et négocié avec Sunny. Pas de moustiquaire non plus, mais je bricole le ventilo pour y attacher celle que nous avons dans le sac ! En outre, on nous déconseille de laisser la fenêtre ouverte à cause des singes!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 04/01/2012

Nous prenons le petit déj sur la terrasse du Lake View Hotel qui offre une jolie vue sur une partie de Kandy. La ville se réveille, la brume se dissipe, et les singes sautent de toits en toits en contrebas. C’est un spectacle original, on démarre bien la journée, au calme, surplombant le lac. Le petit dej est composé d’une omelette, d’un café (eau chaude plutôt), de  confiture,  et de jus d'ananas (pas 100% naturel)

Ce matin, on file vers Peradeniya Botanic Garden. 1000Rs l'entrée. On part un peu au hasard en prenant un chemin vers la gauche pour faire le tour dans le sens des aiguilles d’une montre. Le parc est assez étendu. Peu à peu, un bruit indéfinissable se fait entendre. Plus on avance et plus s'est fort. Bientôt, ça en devient assourdissant. Et dur de savoir ce que c'est... Il faut en fait lever la tête. C'est une colonie de chauve souris! Partout! Ca vole, ça dort la tête en bas, et surtout ça crie! Bref, ça fout un peu les pétoches, d'autant plus qu'une famille de macaques probablement assoiffés s'acharne sur la porte des toilettes, fermée. (Tu te retiens hein chérie). On arrive bientôt à un pont suspendu qu'on ne peut emprunter qu'à moitié (car on est toujours dans l'enceinte du parc) On y aperçoit 2 petits varans (petits = 1,50m quand même) Un des défauts majeurs de ce parc est le nombre de bancs. Il doit y avoir 10 bancs, et 50 couples d'amoureux, du coup, tu peux toujours chercher une place pour t'assoir quelque part... J'avais lu de tels éloges de ce parc que j'avoue que je m'attendais à mieux. Il y a énormément d'arbres, de toutes essences, mais bon... c'est un parc quoi... Un peu comme le jardin de Pamplemousses à l’ile Maurice.

Retour au centre de Kandy, le Pub qui était full hier soir est maintenant désert. Je commande une Lion Lager et Olya un double fresh pineapple juice. On accompagne ça avec des noix de cajous grillées à l'instant, avec quelques feuilles de basilic, un pur délice. Petit shopping et retour à l'hôtel.

Après une bonne douche, on retrouve Nibath qui nous conduit au Tooth Temple. Le Temple de la dent, surnommé ainsi car il contient une dent de Bouddha. Il va prier et nous laisse visiter tranquilles.  On parcourt donc le temple, le musée, le petit temple dédié à l'éléphant... ça doit être plus sympa aux heures de cérémonies, j'avoue que je m'y suis un peu ennuyé.

En sortant, on se croirait dans un film d’Hitchcock. Le jour se couche, et les corbeaux aussi. Et des corbeaux, il y en a BEAUCOUP à Kandy. Les arbres entourant le lac servent de dortoirs à des milliers de piafs qui font un vacarme monstrueux. On fait le tour du pâté de maison pour chercher l'Old Empire Hotel. En fait il se situe.... juste à la sortie du Temple! Le plan du LP n'est pas hyper précis....Old Empire, ce sont des mots qui mettent l'eau à la bouche, on s'attend à voir un truc majestueux. Ben finalement, leur rice and curry n’est pas cher mais vraiment pas terrible. Sans compter la ginger beer que je n’aime pas du tout… Du coup, on décide de retourner au même resto qu'hier, au premier étage du Devon pour reprendre du jus d'ananas et du lemon chicken ! Le serveur nous reconnait et s'occupe très bien de nous.  En sortant du restau, on passe un bon bout de temps à chercher un distributeur d'euros, mais sans succès. Donc on laisse tomber. On décide finalement d'acheter une bière et de rentrer la boire sur la terrasse de l'hôtel. Le supermarché central vend de l'alcool mais... au sous sol. Il faut ressortir du bâtiment, le contourner vers l'endroit où ils reçoivent les livraisons, et on y trouve un comptoir ressemblant à un guichet de banque, avec tous les poivrots du coin qui viennent s'approvisionner.  On rentre en tuk tuk et on finit la soirée sur la terrasse à discuter de tout et de rien avec Nibath. Un divin Montecristo Petit Tubos accompagne ces instants.

La nuit sera difficile à cause d'un clébard qui n’arrêtera pas de japper.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 05/01/2012

Même petit déj, même jus de fruit malgré le fait qu'on ait demandé sans eau ajoutée. Ce matin, nous avons décidé de faire un peu de marche. On demande donc à Nibath de nous déposer au temple de Gadaladeniya, proche de Kandy. Il est perché sur un caillou, c'est original, en dehors des sentiers touristiques. Un chemin est censé rejoindre un autre temple d'après le LP. Le problème est qu'il n'y a pas de chemin… On cherche, on demande, on fait choux blanc. Ayant presque renoncé, on nous parle finalement d'une « jungle road ». Et le terme est plutôt bien choisi, car cette piste s'enfonce dans la jungle, sans signalisation aucune. On s’y aventure quand même, on est venu pour ça ! Le début est un peu déstabilisant car on est perdu au milieu de nulle part, livrés à nous même, on croise un bœuf qui nous regarde bizarrement, on se prend une averse (merci les ponchos Decath') et... on débouche sur une jolie rizière. Conseil : si vous ne connaissez pas les rizières, évitez de mettre votre pied ailleurs que sur les sentiers surélevés, sinon votre chaussure risque de rester engluée à jamais dans la boue.

Heureusement on croise beaucoup de monde et on peut demander notre route vers  Lankatilake Temple.  Il n'y a aucun panneau, donc faites confiance aux locaux (même si tous ne savent pas où c'est). On aura perdu le chemin à un moment donné, on ne sait pas où, mais on ne s'est jamais vraiment éloigné de la bonne direction. On a du faire quelques détours par rapport à l'itinéraire normal, ce qui nous a permis de voir des rizières, des temples, des villages, des écoles...

Après plusieurs fausses alertes (ah on arrive.... ah non, c'est pas ce temple!) on voit finalement un temple en haut d'un rocher (de la taille d’une colline, mais incomparable à Siguiriya quand même). Un couple de néerlandais (les seuls occidentaux croisés de la journée) nous diront y venir pour la 16e fois en 16 ans.  Le monsieur est pote avec le moine en chef. Ils nous mettent en garde contre les serpents. La femme du chief monk serait morte il y a peu d'une piqure de serpent dans son jardin! Gloups! On finira la rando en regardant où on pose les pieds. On gravit les marches qui montent au temple avec la satisfaction d'avoir atteint notre objectif. Il est 12h30 quand nous retrouvons Nibath qui nous attend patiemment.

Nous prenons la route sans attendre pour Dalhousie (se prononce Del House) au pied de l'Adam's Peak. C’est long, très long!  Les rizières cèdent la place aux plantations de thé au fur et à mesure que l’on s'élève. On sent que le coin est très pauvre. On s'arrête acheter de l'eau et des bananes sur le bord de la route dans une échoppe pour 3 fois rien. Enfin, on arrive au Punisi Rest qui surplombe la place du marché de Dalhousie. La chambre est étroite mais sympathique, je m'attendais à pire. J'avais notamment lu sur le blog d'un couple de touristes qu'ils avaient logé dans une guesthouse ou en pleine nuit ils avaient entendu un truc marcher sur le toit et se mettre à hurler comme un cochon qu'on égorge, bref… le Punisi Rest fera l’affaire ! :)

Nous faisons rapidement le tour du village et allons boire un verre et diner au Slightly Chilled qui offre une belle vue sur l'Adam's Peak.  Détail sympa, on y sert la bière dans une théière car la vente d'alcool est interdite. Le repas est un buffet, du curry de poulet, dans les 750 roupies, un peu cher pour ce que c'est. Pour la petite histoire, l'Adam's Peak, également appelé Sri Prada, est un lieu sacré pour les 4 religions majeures (Bouddhistes, Hindous, Musulmans et Chrétiens) qui culmine à 2243m. Le sommet conserve l’empreinte de Bouddha, Shiva ou Adam (au choix). Des milliers de pèlerins en font l'ascension chaque année (et pas mal de touristes aussi) La nuit tombe, et des lumières s'allument  peu à peu tout au long du sentier qui monte au sommet. C’est impressionnant de voir ce qui nous attend se révéler au fur et à mesure que le ciel s’obscurcit. 

De retour à l'hôtel, nous trouvons dans la chambre un premier gecko qui met Olya dans tous ses états et lui donne envie d'aller dormir dans la voiture. Un 2e gecko a élu domicile dans la salle de bain. On se couche vers 20h, bien protégés par la grande moustiquaire. 20h00 ??? Et oui, car le réveil sonnera vers 02H10! Cette nuit, nous faisons l'ascension de l'Adam's Peak! 5237 marches, oui Madame, cinq mille deux cent trente sept marches, rien que ça! Pour info, la Tour Eiffel en compte 1665 !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 06/01/2012

L'ascension de l'Adam's Peak porte son lot de légendes : sangsues, froid glacial, effort inhumain... Déjà, se lever à 2H10 est inhumain pour certains :)  Prenez Olya. Elle frise l'hystérie le soir en entrant dans la chambre quand elle voit un gecko, mais quand à 2h du mat' la poche (et pas le sac, je suis du sud ouest, on dit « poche » et pas « sac ») qui contient les bananes bouge toute seule, limite elle s'en fout! (bon elle ne va pas jusqu'à faire sortir le gecko quand même!)

Etant prévoyants de nature, on met 3 couches pour le haut du corps : t-shirt technique à manches longues, polaire et coupe vent. Pour le bas, un pantalon et 2 paires de chaussettes. Alors un bon conseil : ne faites pas cette connerie!!! Le froid n'arrive réellement qu'au sommet, vous pouvez tout à fait partir en t-shirt sans manche et en short! Et tout le chemin est bétonné, alors les sangsues... rien à craindre, vous ne marcherez pas dans l'herbe!

Le début est facile, on marche gentiment, il y a tout plein de boutiques pour acheter biscuits, eau, voir bonnets! (les locaux sont plutôt frileux) Pas la peine de se charger au départ avec 3 bouteilles d’eau et le plein de nourriture. Vous pourrez tout acheter en route à bon prix. Les lampes frontales ne sont pas non plus utiles. Le chemin est éclairé tout du long.  Concernant la difficulté, il faut quand même avouer que cette montagne n'est pas évidente. L'effort est très progressif, mais néanmoins continu. Plus on avance et plus c'est pentu. Plus on fatigue, plus c'est dur.  Il faut donc manger et boire régulièrement car les escaliers sont de plus en plus raides. La pente douce du début devient un véritable mur de pierre sur la fin. Chaque fois qu'on lève la tête pour essayer de voir la fin, on ne voit qu'une infinité de marches qui anéantissent tout optimisme.  Toutefois, il faut noter que vous verrez de tout monter là haut : des gamins en claquette, des couples avec bébé sur le dos, des grand-mères… En sachant adopter un bon rythme, tout le monde y arrive. Il n'y a que la durée de l'ascension qui varie. A ce sujet, il faut absolument partir à 2H45 au plus tard. Je conseille de partir à 02H15 par sécurité. Les premières lueurs du jour apparaissent peu après 5h00, donc  ça serait dommage de rater le lever du soleil en retardant trop votre départ (style je suis sportif, si le guide dit de partir à 2H30 je peux partir à 3h00) Le sommet supporte un temple, mais les locaux montent plutôt la journée, donc le lever du soleil se fait en compagnie de beaucoup de touristes (à vue de nez, 50%)

J'allais oublier. Le sommet, et uniquement le sommet, est très venteux et très froid. Il faut bien se couvrir car après avoir transpiré pendant 2h30 ou plus de montée, on peut facilement chopper la crève, prévoyez pour les deniers mètres et le sommet polaire et coupe vent.

On assiste donc au lever du soleil, frigorifiés et exténués, mais heureux de l’effort accompli. On découvre la mer de nuages, bref, le spectacle est grandiose. Les micros crachent des prières, on essaye de ne pas déranger ceux qui prient mais la foule est compacte et il est difficile de se déplacer.

Pour la descente, 2 techniques : marcher ou...courir ! On choisira la 2e option. Descendre en courant dans les escaliers fait moins souffrir et c'est beaucoup plus rapide! Attention quand même de ne pas aller trop vite, une gamelle est vite arrivée! (vécu en live devant nous) Il ne faut pas croire que la descente soit une partie de plaisir. La partie plane est interminable et on se traine lamentablement car les jambes font quand même souffrir. On achètera à une boutique un bracelet aux couleurs du bouddhisme pour symboliser notre victoire personnelle.

Alors finalement, est-ce que ça vaut le coup de se lever si tôt et d'en chier autant? Définitivement oui! Au delà du paysage (personnellement je préfère les couchers aux levers de soleil), c'est la satisfaction de s'être dépassé, le sentiment d'avoir vécu un truc "unique". Dans  10 ans, dans 20 ans, vous pourrez dire "j'ai fait le Sri Prada, j'ai fait l'Adam's Peak, j’ai gravi 5247 marches en pleine nuit au Sri Lanka". Pour Olya, c'est plus au niveau spirituel qu'elle l'a ressenti. Elle non plus ne regrette pas de l'avoir fait. C'est incontestablement un moment fort du voyage.

Retour à l'hôtel pour douche et petit dej vers 9h00! Les serviettes de toilette ressemblent plus à de vieux tapis crados qu'à des serviettes, et le petit dej est un peu minable : omelette extra fine, café qui ressemble à de l'eau grisâtre (pas touché)

Nous quittons Dalhousie vers 10H00 pour Nuwara Eliya (pronocer Nurélia). La route est chaotique, et longue, plus de 3h. On n’aurait pas dit sur google map que ça serait si long! Par contre, les paysages sont magnifiques. On traverse des champs de thé à perte de vue, on voit des cascades… En plus, en s'éloignant de l'Adam's Peak, on prend réellement conscience de sa taille monumentale.

A Nuwara Eliya, nous logeons au Glenn Fall. Hôtel sans charme et excentré. La chambre est spacieuse, mais la propreté n'est pas top, c'est pas super bien fichu. On en parle à Nibath qui appelle son père et nous dit que pour 25-30e la nuit, on ne peut avoir mieux. J'ai envie de le croire car à chaque fois qu'il le peut il nous rend service. Nous commencerons l'après midi par un massage ayurvédique suivi d'un bain de vapeur. 700Rs à 2 pour une heure. Tout le corps est massé. C'est sympa sans être transcendant, les masseurs parlaient un peu trop entre eux, et surtout pourquoi est-ce qu'ils vous mettent un doigt dans le nombril???!!!

Nous allons ensuite visiter le centre à pied. La ville à l'air petite et je n'y trouve pas le charme britannique dont on parle partout. Little England n'est pas à la hauteur de ses promesses et c'est à mon avis une étape inutile. En plus la météo est à chier. 19°C en plein après midi, puis de la pluie... ça, la météo, elle l'est, britannique...  Le seul intérêt que nous avons trouvé est le marché, mais on en fait le tour en 5 minutes, il n'y a qu'une allée centrale. Nous achetons quelques gousses de vanille, des épices, et nous rentrons nous doucher (on est plein d'huile suite au massage). Nous sortons ensuite prendre un verre au Grand Hotel. C'est cher, mais on apprécie le luxe des lieux (850Rs le cherry Daiquiri) Une fois de plus, je constate que les Sri Lankais sont fâchés avec les cocktails. Nous dinons en face au Grand India. On doit attendre un peu car il y a du monde. La nourriture indienne n’est pas mauvaise. Faut dire qu'habitant pas loin du meilleur indien de France (et de Navarre) je suis assez difficile côté bouffe indienne. Passez faire un tour au New Mathura à Levallois si vous ne me croyez pas :)

Retour donc à pied à l'hôtel. Il n'y a pas de lumière et c'est péniblement que nous retrouvons notre chemin.  Une fois dans la chambre on découvre des poils et des cheveux dans le lit, et il n'y a pas de draps. Celui qu'on nous ramène est taché, il y a même des merdes de piafs dessus. Olya s'enroule dans son sac à viande et ne laisse dépasser que le bout de son nez (rouge depuis Polonnaruwa) Les nuits ici sont très fraîches et je me réveillerai frigorifié.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 07/01/2012

Au petit dej, on nous amène des tartines, du beurre, de la confiture et une  omelette. Olya prend du thé, et je commande un pineapple juice, que je ne boirai pas car trop chimique. Je n'ai pas envie de tomber malade. 

Ce matin, nous partons visiter la Pedro Tea Estate située à quelques kilomètres de Nuwara Eliya. En quittant l'hôtel, nous tombons sur une bande de "free dogs" qui courent après un chaton! Nibath fonce sur les chiens et les mets en fuite. Je n'ai pas revu le bébé chat et ne sait pas s'il s'en est sorti, mais je suis bien content de ne pas avoir croisé ces clébards la veille en rentrant du resto, car il parait qu'ils peuvent s'attaquer à l'homme!

Le trajet jusqu’à la Tea Factory est assez court. Hélas, notre guide nous apprend que les photos sont interdites! Et c'est vraiment dommage, car même moi qui ne boit pas de thé, j'ai adoré la visite! On voit toutes les machines, probablement centenaires, en fonctionnement. De l'arrivée des feuilles jusqu’à leur emballage, on voit tout! C’est très instructif. La visite se finit par une dégustation. A savoir que les Sri Lankais boivent leur thé très très sucré.

Vu qu'aujourd'hui il fait beau, on en profite pour refaire un tour dans Nuwara Eliya. C'est plus agréable sous le soleil, indéniablement. Même si les courbatures de l'Adam's Peak font souffrir, on découvre la gare routière (j'adore les photos de bus en mouvement), on achète des sweats au marché pour 15€ et on trouve même un marché pour locaux où Olya déniche de la King Coconut Oil à un prix imbattable. On achètera aussi le thé vendu à la Tea factory au prix local. Dommage, on n’aura pas le temps de faire un 18 trous dans le golf qui est situé pratiquement au centre ville.

Nous retrouvons Nibath à la Poste, grand bâtiment de briques, et prenons la route de Nanu Oya, la gare de Nuwara Eliya. Nous achetons 2 tickets de seconde classe pour aller à Ella. En effet, prendre le train dans cette région est une expérience recommandée car les paysages sont époustouflants. La première impression est néanmoins négative car la gare est remplie de touristes... Quand un seul guide (le LP) est lu par des dizaines de milliers de personnes, on se retrouve tous forcément au même endroit…  Nous prenons place dans le wagon cantine côté droit car pendant les 3 heures de trajet il faut regarder à droite, en tout cas au début. Dès le départ, les paysages sont grandioses. Seuls quelques reflex numériques dépassent des fenêtres dans les courbes et gâchent la photo "authentique".

Au bout d'environ une heure, Olya disparait, et je l'aperçois à travers la vitre qui sépare les voyageurs de la cuisine. Je ne sais pas comment elle a fait, mais le chef de la sécurité lui a permis de renter en cuisine pour voir le paysage par la porte, grande ouverte. Oui, ici les trains roulent portes ouvertes! Et tout le monde en profite pour voyager cheveux au vent. Je la rejoins en compagnie d’un cuistot, de 2 agents de sécurité (le chef est un peu bourré) et d’un couple d'anglais, dont le mec a partagé le repas avec le chef de la sécu (un curry mangé avec les doigts svp!) Ca rigole dur et on ne voit pas le temps passer. Ils ont même fait un siège à Olya avec un casier à cannettes renversé et un carton par dessus. On partage le temps entre déconnade et photos de paysages, accrochés à la porte du train. On fait quelques arrêts dans de petites gares. Pendant l'un d'entre eux ou j'étais descendu sur les voies faire des photos, le train repart sans moi. Heureusement ce n'est pas le TGV et j'ai pu remonter à bord! J'aurai pas eu l'air c*n à rester  tout seul sur les voies! Soudainement lors d'un arrêt, un gars s'écrie "Ella, it's Ella" On se salue chaudement avant de sauter hors du train! Encore un souvenir qu’on n’oubliera pas de si tôt !

Nibath, qui a fait le même trajet par la route nous retrouve à la gare d'Ella et nous emmène au Golden Rock, une guesthouse pas tout à fait achevée et assez loin du village mais au pied du Little Adam's Peak. Nous prenons un verre et dinons au Dream Café. Le rice and curry est très bon. Après diner, nous montons et descendons l'unique rue d'Ella et force est de constater qu'il n'y a absolument rien à faire et rien à voir ici. D'après les infos que j'avais glanées, je pensais qu'Ella était un charmant petit village de montagne, mais ce n'est en fait qu'une rue bordée de restos. Nous rentrons en tuk tuk pour 100 Rs car j'ai peur des chiens errants. La guesthouse étant dans la jungle, on s'endort au chant des grenouilles et autres bestioles qui ne sont séparées de nous que par la grande baie vitrée. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 08/01/2012

Nous partons au lever du jour faire le Little Adam's Peak. Bien qu'étant encore très courbaturé suite à l'ascension du vrai Adam's Peak, nous décidons quand même d'aller voir à quoi ressemble le petit. Nous ratons le début qui n'est pas indiqué mais des gens nous renseignent. On grimpe un petit chemin au milieu des plantations de thé. Il n'y a personne, pas de bruit. La montée est facile, c'est très paisible. Les nuages jouent avec le soleil, et au fur et à mesure qu'on s'élève le paysage devient de plus en plus époustouflant. On monte facilement jusqu'au sommet et une fois en haut la vue est splendide. Le soleil levant projette l'ombre de la montagne, entourée d'un arc en ciel tout rond, et on peut voir notre propre ombre au milieu de l'arc en ciel projetée sur les nuages, c'est superbe, j'avais jamais vu ça auparavant! Seul bémol, le dimanche les cueilleuses de thé ne travaillent pas et on n’en verra aucune.

Retour à la guesthouse. Le petit dej servi est typiquement Sri Lankais. Il y a des nouilles de riz, du poisson mariné et un légume piquant. Je dois dire qu'à part le café, c'est bien bon.

Nous quittons Ella vers 9H00 pour rejoindre Tissamahamara, surnommée juste Tissa. La route est superbe. Dès la sortie d'Ella on s'arrête photographier une grande cascade. Ensuite, on fait un stop à Budurawagala voir des buddhas taillés dans la roche. La petite route, ou plutôt le chemin, qui y mène est très paisible. Il serpente à travers des lacs et des marécages. On y croise un gros iguane. Le climat change, on quitte l’air tempéré, voire frisquet de la région montagneuse pour la chaleur du sud. Arrivés à Tissa, on contourne le lac pour aller loger au Peacock Hotel. Très jolie chambre, propre, et belle SDB. On sirote un fresh pineapple juice en attendant notre jeep pour aller faire un safari au Yala Park, la température est caniculaire. La jeep arrive et nous embarque pour 6000 Rs par tête. Le trajet pour rejoindre l'entrée du parc est long et chaotique.

Pendant que notre chauffeur va acheter nos billets, un iguane passe nonchalamment au milieu des jeeps prêtes au départ pour donner un avant goût de ce que nous allons voir! L'entrée du parc est gardée par des hommes armés de kalachnikov, plus une barrière électrifiée de 18h00 à 9H00. Protection anti éléphant. Un éléphant, ça a l'air sympa de loin, mais mieux vaut ne pas s'en approcher car je pense que c'est loin d'être amical. Vous n’avez jamais remarqué leur regard perfide ?

Dès le début du safari, nous apercevons notre premier prédateur. Un énorme sac à main, pardon, un gros crocodile se dore la pilule au soleil, la gueule grande ouverte.  Le parc est une sorte de grande savane percée de multiples points d'eau. On y aperçoit des buffles, des cochons sauvages, des daims. Il y a aussi de nombreux paons (peacocks en anglais) dont un nous fera l'honneur d'une roue.  Le chauffeur a eu la bonne idée d’amener son fils avec lui, et le petit a l’œil affuté, il n’arrête pas de crier le nom de toutes les bestioles qu’il aperçoit souvent en premier.

Soudain, on croise une voiture qui nous fait des appels de phare. Les chauffeurs se parlent et ni une ni deux, on file à vive allure sur les chemins défoncés. On se dit que vu la précipitation, ça doit être un truc important! Effectivement, on tombe sur la star du parc, celui pour qui de nombreux touristes font le déplacement : le léopard! Il est confortablement installé sur une branche d'arbre. Le zoom de mon appareil photo, idéal pour un safari (canon 70-200 F4 IS) me permet de sortir une image potable. On a de la chance car tout le monde ne tombe pas sur un léopard.

Un peu plus loin, on tombe nez à nez avec une famille d'éléphants. On y voit un éléphanteau chasser un piaf d'un coup de trompe! Le Yala parc tient ses promesses et ceux qui aiment voir des animaux en pleine nature seront servis! Nous rentrons au Peacock Hotel à la tombée de la nuit. Nous décidons d'y rester diner et nous avons eu raison car la bouffe y est bien bonne. Leur devilled chicken est excellent. Et le service très sympa. C'est une bonne adresse. La nuit sera hélas abrégée par un moustique invisible...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 09/01/2012

Voila une semaine que nous sommes arrivés au Sri Lanka. Le 1er bilan est très positif. Ce pays est fantastique et je me sens chanceux de pouvoir en profiter avant qu'il ne soit ravagé par le tourisme. La vermine est déjà là, les russes qui se bourrent la gueule, les japonais avec leurs masques sur la tronche, les allemands qui parlent fort, les français qui tirent la gueule et critiquent tout.... tous sont là, il n'en manque aucun à l'appel. Dans 10 ans, les Sri Lankais continueront-ils à regarder les étrangers avec un air étonné? Continueront-ils de dire "Hello, good morning" à toutes les peaux blanches qui passent? Ou est ce que tous les gamins demanderont à tous les touristes "money for photo" et les parents ne verront plus que des dollars sur pattes comme c'est déjà le cas dans bien trop d'endroits sur la planète?

Petit dej ce matin, 2 œufs au plat, jus de papaye, tartines et confitures (et thé pour Olya) Nous allons voir le Dagoba de Tissa. Une rivière coule à côté et des gosses y font leur toilette. Nibath nous dépose au centre ville. J'en profite pour faire des pannning des véhicules qui passent (photos de mouvement). On fait un tour dans le petit marché quand Olya remarque une nana bizarre qui nous suit, elle commence à flipper! En fait, un marchand nous dit qu’elle voudrait juste être prise en photo! Soit, si on peut lui faire plaisir… On achète 2 tickets de loterie à un vendeur ambulant qui lui aussi demande à se faire tirer le portrait (non, on n’a pas gagné!) Plus tard, ce seront des ouvriers qui prendront la pause. Tissa, que je m'imaginais suite aux avis glanés sur le net comme une cité dortoir servant de base aux safaris du Yala parc est en fait une bonne surprise. C'est un gros village très sympathique. Nous partons en fin de matinée vers la côte. Il fait dans les 35°C et on est bien contents de mettre la clim. On croise quelques temples sur la route qui gardent des éléphants enchainés, triste spectacle et drôle de façon de vénérer ses pauvres bestioles que de les torturer de la sorte…

Nous arrivons à Mirissa en début d'après midi à l'hôtel Paradise Beach Club. On nous donne une chambre avec balcon qui donne juste sur l'océan, c'est magique! Pour 137€, nous avons prévu d'y passer 2 nuits en demi-pension. Nous déjeunons sur la terrasse du resto qui est juste sur la plage. Soleil, chaleur, légère brise.... le rythme va ralentir. Les photos aussi, j'en suis déjà à 1500 après une semaine!  Nous nous étalons comme des crêpes sur les transats équipés de serviettes et de gros coussins super confortables. Quelques nuages arrivent, et nous allons nous doucher pour le diner.  La terrasse n'est pas trop  grande (uniquement 2 tables en largeur) et on sent ainsi une certaine intimité.  Ce n'est pas l'usine à touristes. Un orage éclate pendant le diner. J'ai rarement connu une aussi forte averse. C'est ce qu'on appelle un orage tropical! Soudainement, un éclair nous aveugle, immédiatement suivi d'une déflagration tonitruante, de celles qui vous prennent aux tripes. Ca vient de péter à quelques mètres! Finalement, l'orage s'enfuit pour nous laisser passer une excellente nuit sous la moustiquaire, bercés par le bruit des vagues à une vingtaine de mètres de la chambre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 10/01/2012

Réveil matinal, comme d'hab. On hésite entre footing ou ballade photo sur la plage. La 2e option est la gagnante. Un chien décide de nous accompagner. Il a un beau poil et un collier donc il ne doit pas être malade mais on évitera quand même de le toucher, on ne sait jamais… On le laisse se promener avec nous. Nous allons tous les 3 aussi loin que possible vers l'Est jusqu'à ce qu'une barrière rocheuse nous empêche de continuer. Ca fait une bonne petite marche, on croise des pécheurs, des vacanciers, des locaux... Au retour, on s'installe sous les palmiers pour faire bronzette et lire un peu. Le soleil tape déjà fort. Vers 12h00 je me douche et rejoins Nibath pour aller tirer du cash à un ATM. J'en profite pour chercher à réserver une chambre dans un grand hôtel à Negombo pour notre dernière nuit au Sri Lanka. Le LP conseille un super hôtel à 80$ la nuit mais le numéro ne répond pas. Nibath trouve le nouveau numéro, mais les chambres sont passées à 385$!! ouch!! Le LP actuel est vraiment à la rue niveau prix. On l'a constaté un peu partout. Les prix cités sont à multiplier par 2 ou 3 bien souvent. Je laisse tomber le super hôtel à Negombo…

L'après midi sera consacrée à la baignade, la lecture, et la bronzette. Je n'ai pas retenu le nom du resto de midi qui sert pourtant un très bon Devilled prawns (au milieu de la plage donc vers l'est par rapport à l'hôtel, surélevé, comptoir à gauche, il n'y en a pas des dizaines)

Je prendrai l'apéro avec un Montecristo Petit Tubos, vous l'avez compris, c'est devenu mon cigare favori. Le mojito est tout pourri, mais la pression correcte. Pour le diner, ce sera encore devilled prowns, mais à l'hôtel, sous forme de buffet.

 

 

 

 

 

 

Mercredi 11/01/2012

Je me lève à sept heures pour aller photographier les surfeurs. Les deux bras cassés à l’eau n’arrive pas à chopper la moindre vague et je rentre bredouille. Douche et petit dej avant de passer au check out. Ils sont en panne de machine à CB et on doit patienter plus de 30 minutes avant qu'on s'occupe de nous. Tout ça pour nous présenter la facture d'une autre chambre... bref, un peu le bordel, d'autant plus que la chaleur est étouffante. On décolle enfin, on passe la plage de Welligama, magnifique, et on fait un premier stop pour photographier 2 stick fisher, les pêcheurs sur bâton. Petit billet réclamé, Nibath affirme qu'ils gagnent leur vie en péchant, mais ils doivent se faire bien plus en se faisant photographier. Un peu comme certains cubains à la Havane qui font semblant de fumer d'énormes cigares pour faire payer la photo au touriste. Bref, comment résister à faire la photo de couverture du Lonely Planet...?

2e arrêt à Galle (se prononce Gaulle) ville occidentale apparemment. On fait un rapide tour des remparts mais on n'aura pas le temps de réellement sentir la ville. On verra juste un chien embêter un varan (ou l'inverse). On arrive enfin à Hikkaduwa, où nous devons passer 2 jours.  Ayant demandé des hôtels de meilleure qualité à Nibath et son père, nous n'allons pas voir la GH initialement prévue mais allons directement dans un grand hôtel. Nibath nous a assuré que la plage "same same Mirissa" avec plein d'activités, des restos... Pendant qu'on attend la clé de la chambre, Olya va voir la plage. En la voyant revenir, je comprends que ça cloche, elle a la mine déconfite! Je vais voir à mon tour. Au bout du jardin de l'hôtel, il y a un muret assez haut et en dessous, des cailloux partout, avec juste 30 cm d'eau. Il y a un trou dans les cailloux de 2 ou 3 m de diamètre rempli d'allemands qui pataugent dedans!!! Argh!!! Quelle merde!!! Pour nous la plage c'est sable fin, transats, et possibilité de nager, et je rajouterai pour moi à l'ombre d'un palmier! Je vais donc dire à Nibath que c'est une shitty beach et qu'il est "impossible to swim". Il me désigne le trou infesté d'allemands... différence culturelle… Dire que j'avais prévu 4 jours à Mirissa et que c'est le père de Nibath qui nous a fait changer d'avis pour venir ici! On check out 5 minutes après le check in pour aller voir la GH qu'ils avaient prévu. Les murs sont décrépis, mais c'est la plage que nous voulons voir. Un bon point, il y a du sable. Mais à part ça... la baie est remplie de bateaux, et je me vois mal nager en zigzagant entre eux. Et il n'y a bien sur pas de transats. Et encore une mauvaise surprise, la GH n'est libre que pour une nuit. La 2e sera prévue à Bentota. Nous signalons à Nibath que nous souhaitons nous poser au même endroit pour les 2 jours. La GH propose une première nuit dans une chambre avec A/C et la 2e dans une autre sans A/C. Ca ne nous plait pas! Nous demandons à Nibath de rappeler l'hôtel de  Mirissa. Il est "fully booked for 4 days". Nous lui faisons appeler une dizaine d'hôtels, la plupart sont fulls, d'autres, annoncés à 100$ la chambre sur le LP sont à 400$... On trouve finalement de la place au Peacock entre Mirissa et Galle.

Sur la route, Olya émet l'idée que des réservations ont pu être annulées entre temps à Mirissa et je les rappelle au cas où... Et Bingo! Ils ont une chambre à 125$ la nuit! On va retrouver notre paradis! Comme le dit le LP, il faut être fou pour quitter Mirissa. Nous rentrons donc vers 14h au Paradise Beach Club de Mirissa et sommes aux anges. On est peut être passé pour des chieurs, mais on a ce qu'on veut!

On déjeune au même endroit qu'hier, un devilled crabs pour moi, excellent, et une fish soup pour Olya. Baignade et transats aux coussins si confortables pour l'après midi. On verra par hasard un écureuil apprendre à son petit à sauter d'un arbre sur une cabane, étrange spectacle! Le grand n'arrêtait pas de sauter pour montrer au petit comment faire, et celui ci n'osait pas! Finalement ils repartiront, le petit enroulé autour du coup du grand!

Soirée tranquille à l’hôtel.

A ce stade, je dois vous avouer qu'on s'est posé pas mal de questions sur le fait d'être "accompagnés". L'hôtel qui était occupé 4 jours est libre quand on appelle nous même à peine une heure après. Hikkaduwa qui nous a tant été vanté ne vaut pas mieux que les commentaires du LP... Qu'en est-il des backshischs reversés par les hôtels aux chauffeurs? Nous n'aurons jamais la réponse. Nibath a plusieurs fois prouvé qu'il faisait tout pour nous aider, pour qu'on soit satisfaits. Son père est très sensible aux commentaires qu'on laissera sur les forums du routard et du LP. Leurs choix sont-ils orientés? Nous avions prévus 2 jours à Ella et sur les conseils de Nibath nous n'y sommes restés qu'un jour. Au détour d'une conversation il avouera que la chambre des chauffeurs n'est pas terrible avec la douche dehors... Je conseillerai donc de savoir à l'avance ce qu'on veut et de ne pas suivre les conseils aveuglément.

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 12/01/2012

Notre nouvelle chambre, la 512 est au RDC. La précédente, la 407 était au premier. Au niveau des moustiques, ça change tout!! La nouvelle est carrément envahie. Heureusement que les chambres sont équipées de moustiquaires. Rien de particulier à signaler pour ce jeudi. Nous passons la journée entre le transat et l'océan. Nous allons vers la pointe Est de la plage d'où l'on peut assister à un joli coucher de soleil.

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 13/01/2012

Bonne nouvelle, on peut faire le check out à 12h00! On ne se prive donc pas, et à 7h00 on est sur la plage! On ne la quittera qu'à 11h00 après avoir siroté 2 fresh pineapple juice. On prend donc la route pour Negombo, notre dernière étape. On s'arrête faire quelques photos à Welligama. On fait également un autre stop pour voir un Bouddha de 16m de haut, apparemment le plus grand de l'ile... Puis Nibath nous ramène chez lui, à Kaludura pour boire le thé. On y retrouve Sunny, le père, mais aussi la mère et la soeur. Sunny, toujours prévenant, s'assure que nous avons été satisfaits et que nous allons laisser de bons commentaires sur les forums. Au moment de payer le solde, il nous propose de ne pas payer les 2 nuits à Hikkaduwa vu que nous n'y sommes pas restés mais il nous facture 30€ le fait que nous soyons retournés à Mirissa. A la question "is it OK for you?", la réponse a été claire : "No, not OK!" Et pour plusieurs raisons : 30€ pour moins de 150km aller retour à moins d'1€ le litre c'est du foutage de gueule. Et nous payons déjà 40€ par jour. Le premier et le dernier jour sont des demi journées payées quand même 40€ et les journées passées à Mirissa au bord de la plage ne leur ont rien couté! Nous avions de toute façon prévu une excursion à Galle si nous étions restés à Mirissa! Enfin, il rembourse les nuits à Hikaduwa sur la base de 25€ alors qu'elles ont été facturées 30€!

Je tiens à être transparent en donnant ces précisions. Le chauffeur idéal n'existe pas, et Sunny fait parti de ceux qui ont les meilleurs commentaires. Simplement, les choses d'argent doivent être claires. Je recommanderai Sunny ou Nibath pour un tour du Sri Lanka. Ils sont d'une grande aide. Mais il faut dire ce qu'on veut, et ce qu'on ne veut pas, et il est mieux de choisir son hébergement à l'avance sur les conseils d'occidentaux habitués au même confort que vous.

Cet aparté terminé, nous reprenons la route de Negombo. Le trajet est sans fin, la circulation très dense. Nous pensions arriver avant le coucher du soleil, mais la nuit est tombée depuis belle lurette quand nous arrivons à la White House.  Nous posons nos affaires en essayant de ne pas nous faire bouffer par leur clebs... La chambre est plutôt miteuse, heureusement qu'on n'y reste qu'une nuit. Nous ressortons chercher un resto. On nous conseille le Lords, mais finalement nous irons au Tuksar. Le patron, un belge installé depuis 23 ans, nous fait la causette. Il bosse dans une usine et a ouvert ce resto il y a 9 mois. Il ne comprend pas plus que nous l'envolée des prix des hôtels et avoue que le pays se tire une balle dans le pied. Il nous cite l'exemple d'un hôtel ou la chambre valait 65$ l'an dernier et est passé à 350$ cette année après un coup de peinture. Même personnel, même service très moyen, mais prix multiplié par six! Les GH suivent l'inflation des hôtels, et voila comment on se retrouve à 30€ la nuit dans un bouiboui. Nous rentrons par la route des hôtels, sans charme, où les touristes passent une nuit à leur arrivée ou juste avant leur départ.

En rentrant dans la chambre, j'écrase un cafard dans la salle de bain sans le dire à Olya sinon elle serait partie dormir ailleurs!

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 14/01/2012

Réveil vers 7h après une  nuit très difficile dans ce trou qu'est la White House. On se demande combien la chambre a pu être facturée à Sunny... Le petit dej restera sur la table, le pain doit dater de l'avant veille...On charge les bagages et on file au fish market. Celui ci bat son plein de 4h à 6h du mat, mais il est encore actif à notre arrivée vers 8h. La plage est une sorte de cour des miracles avec le poisson qui sèche au soleil, des gens de partout, des stands où ça vends, où ça découpe, des poissons à même le sol, des corbeaux noirs qui font ripaille.... Il n’y a aucun touriste en vue, et plein de bonnes photos à faire ! Nous y resterons environ 30 minutes avant d'aller à Negombo centre. On se promène dans le coin de la tour de l'horloge. Les commerces ouvrent à peine. La ville ne nous charme pas particulièrement. Nous dépenserons nos dernières roupies au duty free de l’aéroport. Une famille de russe dévalise le magasin (mugs, bibelots de pacotille au prix fort)… on n’a pas du faire le même voyage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bilan :

Ce fut un voyage extra dont nous nous souviendrons longtemps. Rien ne nous a déplu hormis la qualité parfois limite des hébergements. Nous avons le sentiment d'avoir fait énormément de choses : l'ascension de l'Adam's Peak à 2h30 du mat, le train en cuisine entre Nuwura Eliya et Ella, le rocher de Sigiriya, Yala Park, 4 jours à Mirissa resteront parmi nos meilleurs souvenirs. Deux semaines est le minimum pour cette boucle. Si je devais y revenir, je ne prendrai pas forcement un chauffeur, on peut tout faire en train et en tuk tuk, tout le monde comprend et parle l'anglais, il n'y a pas d'insécurité... juste il faut avoir le temps si on se débrouille par soi même. Un chauffeur facilite la vie, un peu trop parfois, au point qu'on se sent traverser le pays dans une bulle sans avoir autant de contacts avec les locaux qu'on le souhaiterai.

 

Vous pouvez visiter mon site consacré à la photo ici : http://www.christophefaugere.com

et mon Flickr ici http://www.flickr.com/photos/christophefaugere  (mise à jour quotidienne)